dimanche 27 décembre 2009

Lettre de Diego Rios depuis la clandestinité

A toutes les compagnes et compagnons que le désir de récupérer leur vie pousse à se mettre en guerre

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Le 22 mai passé, l’anarchiste Mauricio Morales est mort alors que l’engin explosif qu’il s’apprêtait à déposer devant une école de gendarmerie lui a accidentellement explosé sur le dos. Le jour suivant, différents lieux proches de ce compagnon sont immédiatement perquisitionnés en grandes pompes : hélicoptères, groupe d’assaut, franc-tireurs,... A La Idea, une fois le squat saccagé, tout le monde sera embarqué puis relâché.

Plus tard dans l’après-midi, les flics commencent à boucler le quartier du Centre Social Occupé et Bibliothèque Sacco et Vanzetti. Les occupants décident de na pas lâcher le lieu et les compagnon.ne.s à l’extérieur sont là pour démontrer leur solidarité en actes. Des affrontements de rues auront lieu toute la nuit et finalement la police n’entrera pas dans le lieu. très vite, la solidarité s’éprouve aussi de manière internationale. Dans plusieurs pays, des actions sont revendiquées en mémoire à Mauricio et en solidarité avec l’ensemble des compagnons là-bas.

Le 9 juin, Cristian Cancino est arrêté et incarcéré pour « transport et détention illégale de matériel pour la fabrication d’explosifs »”parce que de la poudre noire aurait été retrouvée dans sa chambre lors de la perquisition à La Idea. Si le montage ne veut pas être utilisé comme défense politique, les compagnons tiennent quand même à préciser que la poudre noire « trouvée » a été déposée par les flics afin de pouvoir montrer des « résultats ». Cristian reste en détention préventive et sera probablement le premier cas jugé sous instance « anti-terroriste » au Chili.

Le 24 Juin, sur dénonciation de sa mère, le domicile de Diego rios Gonzalez est perquisitionné par différents services de carabiniers. Ne l’y trouvant pas, ils se dirigent alors vers le Centre Social Autonome et bibliothèque libertaire Jhonny Cariqueo pour y mener une perquisition. Depuis, Diego est dans la nature.

Nous reprenons une lettre envoyée en cavale, non pas tant par goût d’un certain romantisme révolutionnaire, mais parce que comme l’ont dit les compagnons du Sacco et Vanzetti : « La pouvoir ne s’intéresse pas aux particularités de chacune des vies qui subissent aujourd’hui concrètement la répression. (…) On cherche à anéantir une idée. Leur but c’est qu’après notre incarcéation, notre mort ou notre fuite, il n’y ait plus personne pour lever un principe de guerre contre l’existant, d’attaque contre le pouvoir sous toutes ses formes ».
Autant de raison de continuer..

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Comme beaucoup le savent déjà, il y a quelques semaines la police a perquisitionné dans le centre de Santiago une maison inoccupée appartenant à ma mère, dans laquelle se trouvaient deux sacs contenant divers matériels pour fabriquer des explosifs.

Depuis lors, je suis recherché et poursuivi par l’Etat et ses appareils répressifs. Je m’en suis rendu compte par la surveillance grossière d’appels téléphoniques. Quelques heures plus tard, j’ai appris la perquisition du Centre Social et Bibliothèque Libertaire Jhonny Cariqueo. C’est l’endroit où je vis, et la police est entrée soi-disant pour demander où j’étais. Ne m’y trouvant pas (et ne recevant aucune collaboration), ils ont pris tous les textes, publications et matériels de propagande qu’ils ont pu trouver (ils ont déjà dû entendre ce refrain connu selon lequel “... la propagande est une arme ...”). Alors, j’ai décidé de m’enfuir, même si je ne suis coupable de rien, pas plus qu’innocent d’ailleurs... je suis simplement leur ennemi. Je ne me rappelle ni le jour ni le lieu, mais il y a longtemps déjà que je me suis rendu compte que je ne peux (ni veux) vivre tranquille ou en paix et que j’ai décidé de compliquer ma vie au point de rendre impossible tout retour en arrière... Depuis lors, je suis l’ennemi déclaré de l’ordre existant, ennemi de la société, de toute forme d’autorité et d’exploitation, bourgeoise ou prolétaire. J’ai compris que la lutte pour la liberté c’est la guerre que mène chaque individu pour reprendre sa vie en main. C’est refuser de faire partie des masses, que d’autres pensent pour toi et te disent comment agir ; c’est rejeter les idéologies et les nombres tout comme les rôles chargés de conformisme et de passivité qui assurent au quotidien la continuité du système (quelque soit la rhétorique révolutionnaire dont ils se parent). J’ai découvert que celles et ceux qui m’ont accompagné dans les étapes significatives de ma vie et dans les attaques concrètes (matérielles et idéologiques) contre le capitalisme ne voyaient pas l’horizontalité comme un simple choix, mais comme le partage de la confiance et du désir de détruire tout ce qui nous opprime. La relation avec mes frères et soeurs m’a fait comprendre que l’arme la plus efficace, c’est ce bouleversement qualitatif qui consiste à tenter au quotidien de transformer nos vies entières en propagande par le fait, en attaquant le capital. Nous avons découvert au jour le jour que dans chaque élan destructeur nous créons quelque chose, quelque chose qui nous renforce et voilà ce qui agite mon esprit et conforte mes convictions aujourd’hui, c’est cette fierté de se sentir digne et conséquent.

Ces derniers jours, je n’ai pu m’empêcher de me souvenir des mots qu’a dit un prisonnier : “nous les anarchistes, nous avons génétiquement la prison dans le sang”, c’est peut être vrai d’une certaine manière. Nous savons toutes et tous que la prison est une conséquence possible pour celles et ceux qui assument le fait de défier l’Etat et le Capital comme position d’action et non comme un simple simulacre révolutionnaire leur permettant de poursuivre une vie confortable et sure. Mais j’ai aussi la certitude que la guerre consiste en partie à multiplier et aiguiser les attaques en veillant au maximum, sur la base de nos recherches et de nos plans, à ne pas tomber dans les griffes de l’ennemi. Je vais éloigner le plus possible la prison de ma vie, sans pour autant sombrer dans la paralysie (que ce soit par peur ou par autosatisfaction). C’est pourquoi, j’assume mes erreurs et je fais mon autocritique : pour nourrir et aiguiser ma pratique insurrectionnelle. Aujourd’hui, je considère comme une nécessité concrète que les groupes d’affinité qui sont passés à l’action s’occupent de mettre sur pied une infrastructure autonome (dans tous les sens) qui leur permette de développer leurs projets avec plus de sécurité et de confiance. Je suis tombé sur cette erreur, mais je crois que nous les antiautoritaires devrions être comme les saumons : nous devons apprendre de chaque chute et continuer fermement à contre-courant.

Que tous mes frères et sœurs de qui je m’éloigne aujourd’hui sachent que je les aime et que je sens ce qu’ils sont les seuls à pouvoir comprendre... Et que mes ennemis qui analysent ce texte, que ce soit pour me localiser ou écrire une réponse académique/idéologique éprouvent d’ici mon plus profond mépris pour la vie qu’ils ont choisie et qu’ils défendent. Axel Osorio, Cristian Cancino et tant d’autres... je vous envoie par ces lignes mes salutations les plus affectueuses et soyez certains que beaucoup dehors s’intéressent à votre vie et luttent au quotidien pour détruire ce qui aujourd’hui retient vos corps. Mais je crois que même la prison ne peut arrêter la lutte contre le pouvoir.

Pour la destruction de toutes les prisons et de toutes les cages.

Faisons la guerre à la société.

Diego Rios.
Un extrait du journal Tout Doit Partir N°6.

samedi 26 décembre 2009

Séville: molotovs contre le consulat du Chili

Jeudi 24 décembre au matin, nous avons lancé deux cocktails molotov contre le consulat du Chili à Séville.

Il y a quelques jours, les compagnons Freddy Fuentevilla et Marcelo Villaroel ont été extradés vers le Chili depuis la prison argentine de Neuquen, où ils été enfermés après une condamnation pour port d'arme de guerre; au Chili, ils font face à la répression de l'Etat et à l'emprisonnement pour leurs actions révolutionnaires et des expropriations.

Cette attaque s'inscrit dans le cadre de la semaine de lutte internationaliste appelée par Gabriel Pombo Da Silva depuis la prison d'Aachen (Allemagne), qui a commencé le 18 décembre à travers une grève de la faim suivie par quelques compagnons prisonniers dans différents Etats, à qui nous dédions l'action, pour leur libération.

Pendant que les citoyens, étrangers à cette réalité, se félicitent pour une nouvelle année de consommation débridée et de misère capitaliste, nous qui n'avons rien à célébrer mais beaucoup à détruire, saisissons l'occasion pour jeter deux cocktails molotov, l'un à l'intérieur de l'édifice et en faisant éclater l'autre contre la porte principale en bois, nous ignorons les dommages causés. Un message clair fut inscrit sur les murs à l'intention de l'Etat Chilien: LIBERTE POUR FREDDY ET MARCELO.

Avec cette action nous ne prétendons à rien d'autre qu'à la confrontation directe avec l'ennemi, en utilisant les moyens que nous avons à notre portée, et en continuant le chemin que beaucoup d'autres ont déjà emprunté. Comme Marcelo Villaroel l'a crié tandis que les bourreaux de l'état le conduisaient à l'extradition :

Tant qu'il y aura de la misère il y aura de la révolte.
La subversion peut dormir, mais ne disparaîtra jamais.

Pour Freddy, Marcelo, Pombo, Amadeu, Tamara et tous les autres qui continuent la lutte.

Traduit de l'espagnol depuis: http://aiferricorti.entodaspartes.net/2009/12/26/sevilla-ataque-incendiario-al-consulado-de-hile/

Noël : plusieurs voitures incendiées à Besançon

Noël : plusieurs voitures incendiées à Planoise

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, soir du réveillon de Noël, plusieurs voitures ont été incendiées à Besançon dans le quartier de Planoise.

Deux véhicules ont été incendiés dans le secteur d’Ile-de-France et un autre sur la place Jean-Moulin, aux Époisses.

En qui concerne cette dernière, le feu a été maitrisé très rapidement par les sapeurs-pompiers et les habitants du secteur, habitués à une telle situation, ont rapidement évacué leurs véhicules qui étaient garés à proximité évitant ainsi que le feu ne se propage à d’autres voitures.

La nuit dans le quartier de Planoise a été très mouvementée, une dizaine d’interventions de la police et des pompiers ont été nécessaires.

Repris de http://juralibertaire.over-blog.com/article-noel-plusieurs-voitures-incendiees-a-besan-on-41860843.html

Alcala (Espagne): attaque contre la maison du peuple du PSOE (Parti socialiste au pouvoir)

Le siège des socialistes d'Alcalá de Henares s'est réveillée avec de la peinture et des détériorations dans les fermetures de sécurité.

La Maison du Peuple du parti socialiste espagnol d'Alcala de Henares, située dans la rue Río Miño, a été attaquée ce matin à l'aube, sa façade recouverte de messages peints contre le Parti Socialiste au côté de symboles anarchistes et de phrases comme "parti socialiste espagnol coupable" et "Liberté pour Amadeu". En plus des tags, les fermetures de sécurité ont été sabotées.

C'est la première attaque qui subit la Maison du Peuple du parti socialiste espagnol d'Alcala, inaugurée en mai de cette année et l'affaire est examinée par la Police Nationale.

Le Secrétaire général du parti socialiste espagnol d'Alcala, Eusebio González, s'est présenté aux premières heures du matin au siège socialiste avec des membres de la direction du parti socialiste espagnol d'Alcala, ainsi que de nombreux voisins et des sympathisants socialistes qui se sont dirigés jusqu'à la Maison du Peuple après avoir appris la nouvelle pour manifester leur soutien à la direction socialiste. Là, González a vérifié les détériorations occasionnées en compagnie des membres de la Police Locale et Nationale, pour ensuite dénoncer cette attaque.

Eusebio González a condamné une attaque qui "vient se joindre à celles que nous avons déjà subis ces les trois dernières années, où j'ai été objet de jets de cocktails molotov, d'insultes et de tags menaçants, chaque fois acompagnés de symboles des milieux radicaux". Le Secrétaire général des socialistes d'Alca a souligné le fait que le jour de Noël "de nombreux militants et sympathisants sont venus jusqu'au siège du parti, pour nous montrer leur soutien, ce qui nous incite encore plus à continuer notre travail, nous allons continuer avec toutes nos forces, en défendant nos principes et les valeurs démocratiques".

Source: http://www.klinamen.org/article7214.html

Argentine: révolte et répression à Ingeniero White (Bahia Blanca)


La patience se fout des promesses quand ce qui est réclamé est du domaine des nécessités, les apparences d'équité se brisent quand les demandes de consommation festive n'arrivent pas plus à s'illusionner, frustrées d'avance par l'impossibilité de la survie quotidienne.

Le capital n'a pas de limites. La contamination des eaux dans le port d'Ingeniero White affectent autant la santé de poissons que celle des humains, altérés chimiquement par le zinc et les métaux lourd dans les corps. La pêche artisanale se change en menace mortelle, lorsqu'elle s'offre comme aliment des familes et des voisins, et ainsi disparaît le plus vieux et le plus répandu des métiers parmis la population de White.
La survie devenant de plus en plus insupportable, et lorsque la mort devient l'unique alternative économique, les pêcheurs, après des mois de blocages des accès maritimes au port, ont dressé des barricades, brûlé des bureaux et des propriétés patronales et ont fait face aux centaines de policiers qui à coup de balles de gomme et de plomb, de gaz lacrymogènes, de patrouilleurs, de chasse à l'homme et de coups aux détenus, ont appliqué les ordres donné par les autorités politiques.
Dans la résistance d'aujourd'hui 64 personnes ont été arrêtées, parmis lesquels des pêcheurs et des voisins solidaires. Ce qui éclaircira sans doute dans la conscience les rôles sociaux, avec la propre clarté des intérêts matériels et du comportement dans les moments décisifs des conflits, a été de voir que la majorité des personnes arrêtées ont été attachées et frappées à l'intérieur de l'Église du village, après que le fidèle, lamentable et mortel Prêtre - tout de suite repenti avec de faux pleurs devant les insultes et les coups des familles des détenus - a ouvert la porte pour que les policiers commencent à chasser les ouvriers.
Les nuits de paix sont terminées dans les maisons affamées, dans les cellules solitaires, dans les environnements contaminés, dans les coeurs des opprimés qui crient à la haine contre les exploiteurs et leurs dispositifs.
Tant qu'il y aura de la misère, il y aura de la révolte.
Guerre sociale contre l'Etat et le capital.
Des anarchistes.

Dordogne : un détenu s'enfuit de prison

Un détenu de 62 ans s'est enfui à pied du centre de détention de Mauzac (Dordogne) vendredi et n'avait pas été retrouvé samedi matin, a-t-on appris auprès du parquet de Bergerac.

L'homme, condamné pour des violences «dans un cadre familial», avait encore cinq ans de prison à purger, a précisé le parquet.

Il se serait évadé en franchissant l'enceinte de barbelé du centre de détention, à l'arrière des bâtiments, avant de prendre la fuite à pied.

Les gendarmes ont mobilisé un maître-chien et un hélicoptère pour tenter de repérer le détenu en , sans succès vendredi.

Le centre de détention de Mauzac accueille une majorité de délinquants sexuels ainsi que des détenus en fin de peine. Nombre d'entre-eux bénéficient d'un régime de semi-liberté ou d'activités extra-muros.

Source: leparisien.fr

vendredi 25 décembre 2009

Niort : La vengeance du balayeur s’abat sur les triporteurs

Niort : La vengeance du balayeur s’abat sur les triporteurs

la Nouvelle République - ‎22 déc. 2009‎

Ils sont hors service. Les policiers ont arrêté un des balayeurs. Il a avoué.

Un incroyable concours de circonstances a permis, hier, aux policiers niortais, d’élucider en deux heures chrono le saccage des triporteurs du service municipal de propreté. Ces petits véhicules à moteur, dotés d’une benne à l’avant, font pratiquement partie du paysage en centre-ville. Les balayeurs les utilisent pour se déplacer avec leurs outils d’une rue à l’autre. Mais hier, aucun n’a circulé.

Au petit matin, les agents ont en effet découvert leurs outils de travail en piteux état, dans le local de la rue de Fontenay. Les trente-six pneus des douze triporteurs avaient été crevés. Les compteurs de deux d’entre eux brisés. Et les câbles d’alimentation des véhicules à moteur électrique, rechargés chaque nuit, avaient été sectionnés et volés.

En inspectant les lieux, les employés de la ville ont aussi découvert que plusieurs trousseaux de clés avaient disparu. Notamment les clés qui permettent d’ouvrir les poubelles publiques, afin de les vider. Un cyclomoteur Peugeot 103 (aux couleurs de Niort) manquait aussi à l’appel.

Autant d’éléments qui ont orienté d’emblée les policiers sur une piste interne. L’intention de nuire primait sur l’appât du gain, les biens volés n’ayant pratiquement aucune valeur marchande.

L’enquête débutée vers 8 h 15 a connu un rebondissement inattendu dès... 10 h 30. Les pompiers ont en effet signalé au commissariat qu’ils se rendaient en urgence dans le quartier du Clou-Bouchet, où un important dégagement de fumée était signalé par des témoins.

Une vengeance dirigée contre l’encadrement

Sur place, les pompiers ont rapidement constaté qu’il n’y avait aucun péril : l’incident était causé par le locataire d’un immeuble, en train de brûler des déchets dans une lessiveuse, sur son balcon. Le brûlot a été éteint promptement.

Les policiers se sont donc intéressés à ce qui brûlait. Des « papiers », a affirmé l’occupant de l’appartement envahi par l’odeur de... plastique. En réalité, la lessiveuse était pleine de câbles électriques. Et les policiers ont fait le lien avec l’affaire de la nuit, sur laquelle enquêtaient leurs collègues. Le locataire s’est retrouvé en garde à vue dans la foulée. Profession : balayeur à la ville. Au cours de ses auditions, il a reconnu être à l’origine du saccage des triporteurs.

Selon une source proche de l’enquête, il aurait expliqué son acte par un désir de vengeance, vis-à-vis de « son encadrement ». Les clés n’ont pas été retrouvées. L’homme a été remis en liberté hier soir. Sur le volet judiciaire, cette affaire lui vaudra une comparution en audience de plaider coupable, pour vols et dégradations. Sur le plan professionnel, elle risque de lui coûter plus cher.

La Ville a indiqué hier soir qu’elle porte plainte, et que le service va s’organiser pour assurer le nettoyage des rues pendant les fêtes, malgré l’indisponibilité des triporteurs.

Source: http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=2810

Liège - Supermarché en flammes après une rafle

Le magasin d’alimentation générale Taaj, situé au pied des tours de Droixhe, est actuellement fermé et pour une durée indéterminée...
En effet, suite à l’incendie qui s’est déclaré jeudi dernier, le magasin a subi d’importants dégâts occasionnés par les flammes et les épaisses fumées. De gros travaux de réfection sont actuellement en cours car le plancher du magasin n’offrait plus toutes les garanties de stabilité.
Un expert incendie s’est rendu sur les lieux pour tenter de déterminer les circonstances de l’incendie.
Cet incendie était survenu quelques jours après une descente de police qui visait à interpeller des travailleurs illégaux dans les ateliers. Le rapport de l’expert permettra de savoir si l’incendie est volontaire ou s’il s’agit d’un accident.
15.12.2009

Source: http://suieetcendres.blogspot.com/2009/12/liege-supermarche-en-flammes-apres-une.html.

Belgique: Slogans dans les villages autour d'une entreprise qui construit le nouveau centre fermé

Heist-op-den-Berg – Des inconnus ont peint des slogans, en rouge et en noir, sur les façades de trois églises, de panneaux publicitaires et d’écoles. Les slogans dénonçaient une entreprise qui collabore avec la construction du nouveau centre fermé à Steenokkerzeel dans le genre du : « Michiels collabore », « Michiels se fait du fric en enfermant des sans-papiers », « Arrêtons les déportations » et « Michiels bâtards ». Les inconnus ont frappé dans trois différentes communes autour de Heist-op-den-Berg.

L’entreprise ciblée s’appelle Michiels Grondwerken, établi dans la commune de Booischot (Heist-op-den-Berg). Le directeur de l’entreprise est déconcerté : « Nous effectuons sur le chantier du nouveau centre fermé des travaux de terrassement. Nous sommes heureux de pouvoir le faire, car nous aussi devons gagner notre pain. » Et encore : « Sur internet, j’ai trouvé mon nom qui figure dans une liste noire des entreprises qui construisent le nouveau centre fermé. C’est terrifiant. Ils sont déjà peints des insultes sur les panneaux à l’entrée de l’entreprise. »

Source: http://suieetcendres.blogspot.com/2009/12/slogans-dans-les-villages-autour-dune.html

Traduit depuis: http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=GS12JQ8G4

Gand - Bureaux du parti fasciste attaqués

Gand – Les bureaux du parti fasciste Vlaams Belang ont, pour la seizième fois en trois ans, été ciblés par des vandales. Des inconnus masqués ont cassé tous les volets et les vitres à l’aide de barres de fer. Le parti déclare que la politique de tolérance de la ville envers l’extrême-gauche en est la cause. Ceux-ci utiliseraient, selon la porte-parole du parti, toujours plus de violence, pas seulement contre eux mais contre tout le système.

Source: http://suieetcendres.blogspot.com/2009/12/gand-bureaux-du-parti-fasciste-attaques.html
Traduit de: www.deredactie.be

Bruxelles: solidarité avec les compagnons grecs

Vendredi passé, les juges et autres corbeaux de douze justice de paix bruxelloises se sont retrouvés en incapacité de travail momentanée grâce à quelques serrures adroitement gluées.

Un message était laissé dans les alentours disant en substance : Alors que l’Etat grec arrête préventivement plus de 150 personnes, nous présumions que la justice allait encore sévir aujourd’hui et ici. Prison, amendes peines alternatives diverses ; voilà les punitions qu’elle inflige au quotidien.
C’est pourquoi nous avons décidé de la bloquer préventivement.

Solidarité avec les compagnons grecs ainsi qu’avec les différents compagnons qui vont bientôt passer en procès pour s’être battu contre l’Etat et le Capital.

Source http://www.cemab.be/news/2009/12/8219.php

Nouvelles d'en face: changements à la tête du renseignement



Changements à la tête du renseignement
Patrick Calvar, l'actuel numéro deux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), va être nommé directeur du renseignement à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il sera remplacé par l'inspecteur général Frédéric Veaux, le patron de la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière à Nanterre dans les Hauts-de-Seine. C'est un proche de Christian Lothion, le patron de la police judiciaire (PJ).
Frédéric Veaux est considéré par ses pairs comme étant un homme de terrain et un pur produit de la PJ. Il a été successivement à la tête de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Nice, de la PJ d'Ajaccio, et de la sous-direction anti-terroriste (SDAT). Pour succéder à Veaux, le nom de Mireille Ballestrazzi qui est en charge de la sous-direction des ressources humaines, du budget et de la communication au ministère de l'Intérieur est cité.
En nommant des personnes issues de la PJ et du renseignement - une première dans l'histoire de la police -, le ministre de l'Intérieur compte-t-il mettre fin à la guerre des polices RG-PJ ? Ce changement au sein du renseignement complète en tout cas le nouveau dispositif de la lutte contre le terrorisme voulu par Brice Hortefeux et Bernard Squarcini, l'actuel parton de la DCRI.

Source: lepoint.fr

Santiago du Chili: arrestations et flics blessés après une manif anarchiste

24 décembre 2009

Un groupe d'environ 70 anarchistes a provoqué des incidents dans le centre de Santiago, à l'issu desquels des personnes ont été arrêtées et quelques policiers blessés.

Les jeunes gens qui ont provoqué les incidents manifestaient dans le cadre d'un mouvement de prisonniers en grève de la faim dans des pays comme l'Allemagne, l'Espagne et le Chili.

Les manifestants ont pris les rues au nord de la Alameda , dans la direction du quartier Poniente, obligeant les Forces Spéciales de Carabiniers à intervenir.

Les affrontements se sont prolongés pendant quelques minutes et ont inclu des attaques contre une agence financière et un fast food.

Deux carabiniers ont apparemment été blessés, selon les déclarations du chef du 3ème Commissariat central de Santiago, Claudio Rojas.

Sept personnes ont été arrêtées après cette manifestation de solidarité de ces jeunes anarchistes avec leurs compagnons en prison.

Ici au Chili, spécialement par rapport aux cas de Matías Castro, 20 ans, et Pablo Carvajal, 18 ans, en prison préventive pour l'attaque incendiaire contre les quartiers de la Brigade d'Homicides de la PDI, en septembre dernier.

Traduit de l'espagnol depuis: http://aiferricorti.entodaspartes.net/2009/12/24/santiago-de-hile-manifestacion-anarquista-termina-con-detenidos-y-policias-heridos/

jeudi 24 décembre 2009

Allocs en retard : visite avec fusil et couteau au Pôle Emploi de Morteau

Prise d’otage au Pôle Emploi de Morteau

Une prise d’otage a eu lieu au Pôle Emploi de Morteau cet après midi. Un homme d’une trentaine d’années, armé, a retenu deux membres du personnel pendant près d’une heure. Le désespéré s’est présenté avec un fusil de chasse.

Immédiatement avertie, la gendarmerie a encerclé l’immeuble. Un négociateur spécialisé dans les prises d’otage a également été appelé en renfort.

Finalement, l’homme est revenu à la raison et s’est rendu. Il voulait attirer l’attention sur le retard de paiement de ses allocations. Le haut doubien est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de Morteau.

Source: Plein Air, 23 décembre 2009.


Doubs : brève prise d’otage dans un Pôle Emploi

Un homme de 25 ans a pris deux personnes en otage mercredi après-midi au Pôle Emploi de Morteau (Doubs) avant d’être interpellé sans faire de blessés, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la gendarmerie.

Vers 15 heures, l’homme est entré au Pôle Emploi armé d’un couteau et d’un fusil de chasse, chargé de deux cartouches. Six personnes, dont cinq salariés étaient à l’intérieur, ont indiqués les même sources.

L’homme a pris en otage deux salariés, laissant sortir les autres à l’arrivée des gendarmes qui avaient été alertés.

Il pensait ainsi attirer l’attention des médias sur ses difficultés personnelles et obtenir le paiement de prestations qu’il estimait en retard.

Lorsque les gendarmes ont décidé d’intervenir, l’homme est sorti de l’établissement avec son fusil de chasse «cassé», c’est-à-dire inutilisable. Il a alors été interpellé sans violence, ni résistance de sa part. Le négociateur de crise n’a pas eu à intervenir durant la prise d’otage qui a duré près d’une heure.

Le parquet de Besançon a indiqué en soirée que l’agresseur a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «violences avec armes» et «séquestration».

Source AFP, 23 décembre.

Versailles : Un ado arrache le doigt d'un policier

Un adolescent de 16 ans doit être déféré ce jeudi devant le parquet pour mineurs de Versailles. Il a mordu et arraché le doigt d'un policier, mardi soir, dans la Cité des Rois. Aux environs de 18 heures, une patrouille de la Compagnie départementale d'intervention des Yvelines procède à un banal contrôle d'identité dans le quartier de Jussieu.

Les jeunes regroupés devant le stade de foot de la cité se laissent faire à l'exception de l'un d'eux. Il se débat et finit par mordre le doigt d'un gradé, lui arrachant une phalange.

L'adolescent a été placé en garde à vue pour «mutilation sur personne dépositaire de l'autorité publique». Quant au policier, âgé de 40 ans, il a été opéré pendant plus d'une heure mardi soir dans une clinique spécialisée à Aubergenville. Les médecins sont réservés sur la réussite de la greffe du doigt. Le policier s'est vu délivrer une interruption d'incapacité temporaire totale de travail (ITT) de 45 jours.

Source leparisien.fr, repris de http://mmpapeur.blogspot.com/2009/12/un-ado-arrache-le-doigt-dun-policier.html

mercredi 23 décembre 2009

Paris- Ballade à Barbès/Goutte d'Or contre la machine à expulser et toutes les prisons

Nous saluons l'initiative de la mairie du 18 ème qui à l'occasion des fêtes de Noël a délaissé les décorations criardes pour des inscriptions au contenu chaleureux sur les banques (BNP boulevard Barbès et la Poste de la goutte d'or) et autres bâtiments comme "feu à toutes les prisons" "la Poste balance les sans-papiers"; "la BNP balance les sans papiers aux keufs" "les flics sont des porcs", "guerre immobilière= guerre aux pauvres" sur les murs d'un marchand de biens; "flics, porcs, assassins" sur l'école en face du commissariat de la goutte d'or et une vingtaine d'autres.

A l'occasion de cette ballade nous avons collé les affiches "pour des cendres de rétention", "solidarité avec les inculpés de Vincennes", "beau comme un centre de rétention qui flambe" etc...Nous avons crié les slogans "liberté pour tous avec ou sans papier"; "feu feu feu aux centres de rétention", "pierre par pierre nous détruirons toutes les prisons", "flics porcs assassins" slogans repris à de nombreuses reprises par les passants. Des tracts comme "brûlons les frontières", "pourquoi nous sommes contre toutes les prisons" et "la grande loterie des camps" ont été distribués par milliers.

Après Belleville et Barbés parions que l'initiative sera reprise dans d'autres quartiers et d'autres villes!

Source https://nantes.indymedia.org/article/19144

mardi 22 décembre 2009

Piazza Fontana : révisionnismes d’Etat et révisionnistes du mouvement

Quarante ans se sont écoulés depuis le massacre de Piazza Fontana. Et cette année encore se sont tenus rituels hypocrites et autres commémorations : défilés de citoyens parsemés d’étendards municipaux et étouffés par des pléthores de représentants des institutions. Le massacre d’État commémoré, avec les larmes aux yeux, par l’État lui-même et par ses fidèles laquais.

Mais cette année, nous n’avons pas seulement eu droit aux commémorations, (ravivées par ailleurs par la lutte à Milan), mais également au révisionnisme. Début décembre les agences de presse répandent la nouvelle selon laquelle le Parquet de Milan se préparerait à ouvrir une nouvelle enquête sur l’explosion à la Banque de l’Agriculture en décembre 1969. En prenant appuis sur un livre écrit par un journaliste de l’Ansa, en l’occurrence Paolo Cucchiarelli, on serait en train de suivre une piste vraiment singulière : ce jour-là, deux bombes auraient en fait explosé, une posée par les fascistes (mortelle), et l’autre par des anarchistes (qui n’aurait blessé personne). Une histoire fantastique, capable au final de mettre sur un même plan les « extrémistes opposés » sur lesquels tant d’encre a été versé. Est-ce que vous imaginez Delfo Zorzi et Pietro Valpreda, l’immonde fasciste et l´anarchiste naïf, arriver chacun de son côté, avec son engin explosif ? Pourtant il y a des gens pour croire à ces conneries, ou du moins, pour leur prêter une certaine crédibilité.

Des ordures d’État, se dira-t-on, sur lesquels cracher sans perdre trop de temps. C’est vrai. Mais malheureusement l’État n’est pas l’unique producteur de ce genre de pourriture. Radiocane a également pensé rappeler ce lointain 12 décembre en accueillant à son micro Oreste Scalzone, qui s’est laissé aller à un long verbiage présenté par lui-même comme « une réflexion, dirons-nous… "difficile" et exposée avec la conscience qui, au-delà du scandale, peut engendrer perplexité et souffrance "parmi" nous. » Laissons pourtant de côté cette sulfureuse annonce auto-promotionnelle. Étant donné le personnage, nous ne trouvons pas ses mots vraiment scandaleux, ils ne nous laissent ni perplexes ni ne nous font souffrir outre mesure. Ils nous dégoûtent simplement par la mauvaise foi si vulgaire qui les anime.

Il suffit de l’écouter pour comprendre que l´objet de ses « réflexions » sont, plus que les anarchistes, les militants de Lotta Continua. L´ex-leader de Potere Operaio a peut-être quelques vieux comptes à régler avec ses anciens rivaux, et il en profite pour attaquer à tout va leur "vulgate" sur cette période. Il va de soi que les règlements de comptes posthumes entre tabasseurs-en-chef de factions politiques concurrentes (référence à leurs services d’ordre qui défonçaient les "incontrôlés" dans les manifs, Ndt) nous laissent proprement indifférents. Pour nous ce serait un plaisir de laisser les morts enterrer leurs morts. Mais ce faisant le zombie Scalzone a eu l’idée malsaine d’y mêler les anarchistes, à l’histoire du mouvement anarchiste et au sens même de l´anarchisme (alors qu’il démontre qu’il n’en possède pas une connaissance dépassant les vers de quelques chansonnettes). Et sur cela, qu’il nous soit permis de dire notre façon de penser.

Avec son air habituel d’hérétique qui voudrait « poser des questions polémiques », Scalzone se lance dans une exégèse de la Chanson de Pinelli en soutenant qu’« elle contient un malentendu. » Un de ses vers dit : « l’anarchie ne signifie pas poser des bombes, mais la justice dans la liberté ». Qu’est-ce que ça signifie, se demande Scalzone ? S’il est vrai qu’on peut « dire certaines choses sous le coup de l’émotivité et pour provoquer », ou utiliser une sorte de « licence poétique », reste le fait qu’il s’agit d’« une demie-vérité, mais une demie-vérité est toujours fausse » puisque « dans le mouvement anarchiste on a aussi utilisé les bombes. » Merde alors, quelle révélation scandaleuse ! « Voulons-nous dire que nous nous dissocions de cela ? Eh bien oui, disons-le. », s’enflamme Oreste, sinon « même un flic pourra dire que nous mentons » et ça ne serait pas bien. Oui les anarchistes posent des bombes, pas tous bien sûr, mais quelques-uns oui. Et ceci est un fait qu’on ne peut pas nier, sous peine de contracter « la maladie » de la novlangue, et de tomber dans « la contrefaçon du passé » dénoncée par Orwell.

Une fois cette introduction terminée, Scalzone met en doute l’idée même qu’il puisse s’agir d’un massacre d’État, en dénonçant aussi la tendance à la « théorie du complot » présente au sein du mouvement. Pourquoi alors, comme il est dit dans la chanson, est-ce qu’un « compagnon ne pourrait jamais avoir fait ça ? »

Scalzone s’indigne : est-ce qu’« un compagnon ne pourrait jamais avoir mis une bombe dans une banque ? », ou est-ce qu’« un compagnon désigne quelqu’un qui ne pourrait jamais poser une bombe ? » Mais alors ils ne sont pas non plus nos compagnons ceux du « FLN algérien », « de l´ETA », « de l´IRA », des « organisations palestiniennes » et tous les révolutionnaires qui posent une « bombe qui frappe des civils » ! En somme, selon Scalzone, cela aussi est une phrase catégorique qui « n’est pas exacte », car « on peut la hurler à la figure d’un flic qui vous interroge, mais elle ne peut pas devenir un dogme, parce que c’est un mensonge, et les mensonges ne sont pas justes. » Le risque qu’il perçoit dans de tels raisonnements est celui de l’enlisement dans une respectabilité mendiante : on commence par dire qu’un compagnon n’a pas posé la bombe de piazza Fontana, et on finit par condamner toute forme d’illégalité.

Tout ceci Scalzone le dit en pensant à Sofri & Compagnie [1] et en chantant, mais en faisant aussi allusion aux anarchistes, dont la « voix », le « porte-parole » était à ses dires Lotta Continua, qui parlait aussi en leur nom. Pour lui, il ne fait pas de doutes que « dans la nébuleuse anarchiste ce type de valeurs a été grosso modo intégré et accepté ».

En d’autres termes, la vieille cariatide se presse d’avaliser la thèse à peine sortie du Parquet de Milan : les anarchistes auraient tout aussi bien pu poser la bombe de Piazza Fontana, puisque : a) Il y a toujours eu dans l’histoire des anarchistes pour poser des bombes, et b) un compagnon peut très bien poser une bombe à l’intérieur d’une banque, puisqu’il s’agit là de l’institution capitaliste par excellence. Il n’y a guère que les lâches ou les naïfs pour nier ce fait.

En nous efforçant de retenir la nausée en écoutant l´ex-laquais de Toni Negri parler du haut de sa montagne pour donner des leçons aux libertaires, en se vantant de son propre « insurrectionnalisme ouvrier » (mais lequel ? celui qui s’affirme à coup de demandes de clémence à l’État ou dans le soutien à la farce électorale en invitant ouvertement à voter pour les « bulletins rouges » ?), nous nous permettons de faire quelques observations. La Chanson de Pinelli, qui ne peut de toute façon refléter la pensée de tous les anarchistes, s’inscrit dans le moment historique durant lequel elle a été écrite. C’est-à-dire, juste après un massacre de civils. Délirer sur deux vers tirés de leur contexte est pour le coup une opération de mystification du passé. Les anarchistes qui ont recours à la violence, bombes incluses, ont toujours refusé le terrorisme, c’est-à-dire l´utilisation aveugle de la violence. Quand dans leurs actions des civils ont été impliqués, on a parlé d’erreurs ou de « dommages collatéraux », ce qui a provoqué d’âpres débats à l’intérieur du mouvement anarchiste. Il y a eu des anarchistes qui pour ne pas courir le risque de blesser de simples passants ont préféré enlever la bombe à peine posée (comme l’a fait au moins deux fois Paolo Schicchi [2]), et il y a eu aussi des anarchistes qui ont choisi de continuer l’action, quels que puissent être les résultats finals (comme les auteurs de la bombe au théâtre Diana ou Severino Di Giovanni). Mais tous, sans exception, ne visaient et ne visent que leurs ennemis, les puissants, les exploiteurs et leurs sous-fifres. Rien ne sert d’évoquer les Émile Henry ou les Mario Buda [3], puisque les habitués d’un restaurant de la bourgeoisie de la fin du 18ème siècle ou de la Bourse de Wall Street en 1920 ne peuvent certainement pas être comparés aux clients d’une banque milanaise en 1969.

Poser une bombe dans un endroit public et la faire exploser pendant la journée, en causant des victimes parmi les passants de manière aveugle, c’est un acte de terrorisme, pratique typiquement politique pour laquelle la vie d’inconnus est sacrifiée (en guise d’avertissement, de chantage, de pression) dans une guerre pour la conquête ou la détention du pouvoir. Aussi en se présentant actuellement comme libertaire, Oreste Scalzone reste l´autoritaire qu’il a toujours été et il ignore que l’anarchisme se base sur une conception éthique de la vie, et non sur la politique. Pour les anarchistes, la fin ne justifie pas les moyens. C’est bien pour cette raison que dans la chanson mille fois disséquée, l´anarchiste Pinelli puisse protester contre l´idée que son compagnon ait pu accomplir un massacre comme celui perpétré le 12 décembre 1969, où de simples clients et de mornes employés furent les seuls frappés, ce qui était le but recherché. Est-ce à propos de ce terrorisme parfois employé par les organisations politiques autoritaires chères à Scalzone, que ce dernier parle de légitimité ? Nous le lui laissons tout entier, car le terrorisme provoque chez nous le dégoût, et nous ne considérerons jamais comme nos compagnons ceux qui le pratiquent (mais nous comprenons que pour le leader de l’organisation politique dont les membres ont commis le bûcher de Primavalle [4] nos mots puissent relever d’un pur infantilisme, de celui qu’on balaye d’un haussement d’épaules).

Quant à la nébuleuse anarchiste, qui d’après lui a su opter sagement pour l’innocentisme et le légalisme, elle est bien plus vaste que les quelques organisations bureaucratiques qui voudraient la représenter - les seules à émettre de misérables communiqués de condamnation vis-à-vis de chaque attaque explosive. Mais n’est ce pas ce « chansonnier aux jambes courtes » qui disait qu’une demie-vérité est un mensonge ?

Pensez que, déjà en 1977, au Palais des sports, au cours des ces journées magnifiques de Bologne, sa logorrhée de renoncement avait été écourtée par des quolibets et des sifflets (et même par quelques panini !) lancées par quelques compagnons... Quel autre événement faut-il donc revivre et commémorer ?

Notes

[1] Adriano Sofri est un journaliste et intellectuel italien, ancien dirigeant du groupe italien d’extrème-gauche Lotta Continua dans les années 1960 et 1970, condamné pour l’assassinat du commissaire de police Luigi Calabresi en 1972.

[2] Paolo Schicchi (1865 - 1950), anarchiste italien partisan du courant anti-organisationnel.

[3] Mario Buda, alias Mike Boda ( né en 1884, mort à une date inconnue) était un anarchiste illégaliste italien ayant lutté aux Etats-Unis, est l’auteur de la charrette piégée qui a explosée contre la Bourse de New York en 1920.

[4] Le 16 avril 1973, des militants de Potere Operaio incendient l’appartement de Mario Mattei, secretaire de section du Mouvement Social Italien (MSI, formation néo-fasciste) dans le quartier Primavalle à Rome, tuant deux de ses fils de 8 et 22 ans.

Repris de la base de données anarchistes http://www.non-fides.fr/?Piazza-Fontana-revisionnismes-d, traduit de l’italien depuis http://guerrasociale.blogspot.com/2009/12/piazza-fontana-revisionismi-di-stato-e.html (notes des traducteurs), 18 décembre 2009.

Buenos Aires: un fourgon de luxe incendié

Mardi à l'aube un fourgon de luxe a été brûlé dans le quartier embourgeoisé de Villa del Parque à Buenos Aires. L'action a été réalisée grâce aux célèbres molotov, qui en un instant ont éclairé les sombres nuits de cette ville à l'air vicié et gouvernée par le flux abominable des autos et de ses conducteurs.
Le feu a non seulement incendié le véhicule, mais il a aussi avivé la pratique de la rébellion que tant de compagnons sont en train d'exercer dans toutes les parties du monde. Ceci est un appel à l'action qui a reçu sa réponse et nous espérons que les autres compagnons qui luttent jour après jour pour la libération et l'anarchie répondrons.

Pour la destruction de la civilisation et de tous ses amis.
Feu à tout ce qui nous rend esclaves.

Des anarchistes.

Traduit de l'espagnol depuis http://aiferricorti.entodaspartes.net/2009/12/22/bs-as-quemada-camioneta-de-lujo/

Barcelone : banque incendiée et agence immobilière défoncée en solidarité avec les révoltés grecs

(Le 21 décembre 2009)

Barcelone : action de solidarité avec les rebelles grecs

"La domination est partout, les insurgés aussi. On se revoit dans la rue.

La nuit du 15 au 16 décembre 2009, nous avons attaqué une agence immobilière au croisement des rues Toledo et Constituciò, dans le quartier de Sants (Barcelone), en solidarité avec les rebelles grecs."

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Barcelone : une banque incendiée en solidarité avec la révolte grecque

"En solidarité avec les compagnons grecs et leur révolte, une banque a été incendiée la nuit de samedi dans le quartier Poble Nou à Barcelone. Ainsi montrons-nous notre meilleure arme solidaire, l’action directe, avec les nombreux détenus, incarcérés et ceux qui passent en procès, en Grèce et partout.

Contre ce monde et ses chaînes."

Textes traduits de l’espagnol de Klinamen.org, repris des Brèves du désordre http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=2790.

Grenoble: action contre Bouygues, promoteur du système carcéral

Ces derniers jours à une semaine d’intervalle la boutique Bouygues située Grand Rue a eu :
- sa devanture taguée "Bouygues construit des taules"
- sa vitrine brisée

Rappelons que Bouygues (et d’autres http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-vautours-qui-se-font), par le biais de ses différentes filiales, participe à la construction de nombreuses prisons et centres de rétention.

Courage à ceux et celles qui croupissent en taules

Source: https://nantes.indymedia.org/article/19136