mercredi 1 septembre 2010

La Tour-du-Pin : Il s’attaque à la gendarmerie à coups de marteau

Stupeur hier du côté de la gendarmerie de La Tour-du-Pin : peu avant midi, les militaires en poste se sont rendu compte qu’un individu était en train défoncer le boîtier du portail d’entrée de la caserne à grands coups de marteau.

L’assaillant a rapidement pris la fuite à pied, poursuivi par plusieurs gendarmes. Il a été rattrapé une centaine de mètres plus loin. Placé en garde à vue, ce Turripinois âgé de 30 ans, souffrant de sérieux troubles psychiatriques, n’a pu que reconnaître les faits. Il a tenté de justifier son geste par un litige avec la justice vieux de quelques années. Examiné par un médecin, il a finalement été hospitalisé dans la journée au centre psychothérapique Nord-Dauphiné à Bourgoin-Jallieu. Quant au boîtier du portail de la gendarmerie, il n’a pas survécu à ce traitement de choc.

Dauphiné Libéré, 26 août 2010.

Gennevilliers - Guet-apens sur les flics après une arrestation, un keuf blessé

Un policier sérieusement blessé lors d'un guet-apens à Gennevilliers

PARIS (AP) — Trois policiers ont été caillassés par une quarantaine de personnes lors d'un violent guet-apens à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris de source policière et auprès du syndicat Unité SGP Police. Victime d'un traumatisme crânien et blessé au visage, un fonctionnaire a été admis à l'hôpital Baujon à Clichy.

Selon les premiers éléments, des policiers du commissariat de Colombes, appelés pour l'incendie d'un véhicule près du carrefour des Courtilles, ont été pris à partie par des inconnus qui ont jeté sur eux des pavés et de multiples projectiles. Ces derniers ont réussi à prendre la fuite.

Selon le syndicat Unité SGP Police, cette agression serait liée à l'interpellation durant l'après-midi d'un jeune homme du quartier des Courtilles. "Depuis plusieurs mois, Unité SGP Police alerte le ministère de l'Intérieur sur cette montée de la violence envers des policiers", indique un communiqué. "Des mesures concrètes doivent être prises." AP

mardi 31 août 2010

Solidarité avec les compagnons poursuivis par l'État chilien



Depuis 2006 l'offensive anti-autoritaire a inclus dans ses méthodes l'attaque à l'engin explosif contre des édifices et des symboles du pouvoir. L'État et la presse l'ont baptisé «Caso Bombas».

Ne trouvant pas de responsables ils ont initié une persécution médiatique et politique contre des compagnons et des espaces qui diffusent publiquement des idées de liberté. Ils veulent les isoler et les fustiger pour faire peur à tous les exploités, avec pour but l'anéantissement de toute idée contraire à l'autorité. La presse a grossièrement préparé le scénario répressif, et le nouveau procureur Alejandro Peña a inventé l'existence d'une organisation illégale avec des chefs et des soldats, chose inexistante entre ceux qui haïssent tout type d'autorité et de hiérarchie.

Au cours de l'opération Salamandre, le 14 août, 17 lieux ont été perquisitionnés, parmi lesquels 3 espaces occupés, et 14 personnes arrêtées, accusées d'association illégale et terroriste et pour certaines d'entre elles, pose d'engins explosifs, risquant des peines allant jusqu'à vingt années de prison.

L'autorité qui poursuit nos compagnons est la même qui impose des conditions de vie misérables, qui réprime et assassine dans les territoires mapuche et partout dans le monde; et qui aujourd'hui veut modifier la loi anti-terroriste créée sous Pinochet pour que toute forme de protestation sociale soit brutalement punie. Son agitation répressive ne nous affaiblit pas, mais nous ne pouvons pas non plus rester paralysés: LA SOLIDARITE PEUT SE MANIFESTER SOUS UNE MULTITUDE DE FORMES, critiquer et désobéir à tout ce qui provient de l'autorité, informer et faire de l'agitation sur la situation des inculpés, mais avant tout, multiplier les expressions de conflit avec l'ordre social des puissants et propager par le fait les idées de liberté contre toute forme d'autorité.


Aiguisons la solidarité et la complicité comme arme
Contre la répression des puissants
Tant que la misère existe il y aura de la révolte

lundi 30 août 2010

Thessalonique (Grèce) - Cinq voitures diplomatiques cramées en solidarité avec les compagnons chiliens

fromthegreekstreets, Sunday, August 29, 2010

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, des attaques ont eu lieu contre 5 véhicules diplomatiques à Thessalonique. L'action a été revendiquée par un groupe appelé "Corps Diplomatique des Incendiaires (pour l'intensification de la solidarité internationale)", et dédiée aux compagnons au Chili, dont 8 sont incarcérés et 6 autres inculpés.

Gradisca (Italie) - Nouvelle révolte au CIE, trois militaires blessés

(ANSA) - TRIESTE, 29 AGO - Une nouvelle tentative d'évasion, sans résultat, hier soir au centre d'identification et d'expulsion de Gradisca d'Isonzo. Trois militaires blessés.
Vers 21h3O une trentaine de détenus du centre sont sortis sur le toit de la structure en essayant de sauter par dessus les grilles, mais l'intervention des militaires de surveillance à fait échouer la tentative. Un bref affrontement à toutefois éclaté, au cours duquel trois militaires sont restés légèrement blessés par des objets contondants utilisés par les détenus.

Bourg-Blanc - Une école élémentaire vandalisée

29.08.2010, Le Parisien

A moins d'une semaine de la rentrée, une école élémentaire privée de Bourg-Blanc, près de Brest, a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche. La salle des enseignants et la réserve ont été souillées par des jets de peinture et d'encre. Quatre classes ont également été endommagées par la fumée ou la suie.
Des meubles ont été saccagés, avec notamment de la peinture projetée sur des murs ou du mobilier.

C'est un voisin ayant vu de la fumée s'échapper de l'école Saint-Yves qui a donné l'alerte samedi. Dans une des classes de CM1, des livres ont été incendiés. L'intervention des pompiers a permis d'éviter la propagation des flammes à l'ensemble du bâtiment.

Selon les responsables de l'établissement, la rentrée devrait avoir lieu jeudi, mais dans d'autres locaux car la plupart des salles sont inutilisables. Le bâtiment venait d'être rénové durant l'été. Une enquête a été ouverte dimanche par la gendarmerie pour retrouver le ou les auteurs de ces actes de vandalisme.

samedi 28 août 2010

[Brochure] Retour sur la récente flambée sécuritaire, réactionnaire et raciste à Belleville

Témoignages, textes et analyses collectés, recueillis et diffusés par des anarchistes du quartier pour que ce genre de choses n’arrivent plus et pour que d’autres émergent

Le 20 juin 2010, avait lieu dans le quartier de Belleville (Nord-Est de Paris) une manifestation pour la « sécurité », organisée par diverses associations censées représenter la « communauté asiatique » pour demander aux autorités le renforcement d’un arsenal répressif qui nous pourrit déjà la vie (plus de flics, de caméras, de sanctions etc.). Durant cette manifestation, des échauffourées ont éclaté dans le quartier entre des centaines de manifestants contre la police, accusée de mal faire son travail, puis après le départ programmé de celle-ci, contre quelques gamins isolés et identifiés par la vindicte populaire comme des « voleurs » à punir par des critères tels que la tenue vestimentaire et la couleur de peau.

Les quelques textes recueillis ici sont des analyses de la situation dans le quartier, sur fond de tensions communautaires, ainsi que des tracts et affiches diffusés et collées aux alentours par quelques anarchistes antagonistes. En réaction à ces évènements d’abord, mais aussi dans l’espoir d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la guerre sociale ici comme ailleurs, pour que la haine se retourne contre ceux qui nous dominent au quotidien, qu’il s’agisse des flics et des patrons ou de tout autre représentant officiel ou informel de l’autorité capitaliste, étatique, communautaire, religieuse et patriarcale ; qu’elle ne serve plus à nourrir les intérêts des ennemis de la liberté pour tous par le biais de la guerre entre exploités.

Textes et brochure lisibles ICI et LA

Rillieux-la-Pape (Rhône) - Flics et gendarmes reçus à coups de pierres et de bâtons

Flambée de violence à Rillieux-la-Pape où policiers et gendarmes ont essuyé jets de pierre et divers projectiles.

Au départ, un appel de riverains mécontents qui se plaignent de tapage nocturne vers 23 heures. Deux policiers municipaux se rendent dans le quartier du Montblanc situé dans la ville nouvelle. Ces derniers sont pris à parti, évitent des jets de pierre et doivent répliquer avec des flashball. Des individus encagoulés renversent une voiture. Le calme semble revenir mais lorsque les gendarmes viennent faire un tour, ils tombent dans un véritable traquenard. Ils sont accueillis par un groupe de jeunes armés de bâtons et lançant de multiples projectiles. L’ambiance est électrique. Des renforts seront nécessaires pour rétablir le calme et disperser les individus. Aucune interpellation n’a pu être réalisée. Une enquête est ouverte pour comprendre cette flambée de violence.

Lyon Webzine, 27 août 2010

vendredi 27 août 2010

Crema (Italie) - Attaque contre la Lega Nord, sabotage d'un DAB



Crema - La nuit dernière, le siège de la Lega Nord , rue Tensini, a été l'objet d'un énième acte de vandalisme, sous la forme de jet de peinture sur la porte et d'écrits injurieux.

**

Dans la nuit de lundi à mardi des inconnus ont saboté un DAB en utilisant de l'huile de vidange; selon les enquêteurs l'attaque contre le siège de la Lega Nord, le sabotage du distributeur bancaire et les inscriptions trouvées dans les rues de la ville contre Cossiga (homme d'Etat italien, mort il y a 15 jours), mènent à une piste unique, étant donné le A cerclé laissé comme signature des actions. Le siège de la Lega ne connaît pas la paix, comme le montre la récente tentative d'incendie. Police et carabiniers enquêtent.

Informa-azione (de la presse locale), Gio' 26/08/2010

Cette compagnie aérienne qui collabore aux dernières expulsions de Roms

Source: Brèves du Désordre - Cette Semaine

19 août 2010 : 86 Roms (61 de Lyon-St Exupéry et 25 de Paris-Roissy) sont expulsés en deux vols sur la compagnie low-cost roumaine Blue Air vers Bucarest (Roumanie). Comme les autres vols prévus pour expulser officiellement 850 Roms avant septembre, ils ont été affrétés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
Il s’agit du 25e charter d’expulsés Roms depuis le début 2010 (8313 personnes dont 1.291 l’ont été officiellement "de manière contrainte"), tandis qu’en 2009 selon le ministère, 10.000 Roms ont été reconduits en Roumanie ou en Bulgarie à bord de 44 vols, dont environ 30% de retours forcés.

20 août : 124 Roms sont expulsés de Paris-Roissy vers Timisoara (Roumanie) sur un nouveau vol charter de Blue Air.

26 août : deux nouveaux vols sont prévus ce jour de Paris (158 personnes) et Lyon (125 personnes)... Le ministère précise que 681 ressortissants roumains et bulgares ont été expulsés entre le 28 juillet et le 25 août. Il y a eu 132 départs forcés et 549 "volontaires".

Deux nouveaux vols sont programmés les 14 et 30 septembre.

Note : Blue Air est une compagnie aérienne roumaine charter créée en décembre 2004 et présente dans beaucoup de pays (ici à Paris-Beauvais et Nice). On remarquera que pour faciliter le travail des flics, ses charters d’expulsés de Roms sont partis de l’aéroport de Roissy alors que sa base pour tout un chacun est à Beauvais... Son président est Gheorghe Răcaru.
Agence : 1, Boulevard Pershing, 75017 Paris. 01 45 74 69 83 ; 961 49 65 03

Rappelons aussi que le plus grand expulseur reste Air France, et que c’est l’entreprise Carlson Wagonlit Travel (CWT) qui réserve depuis des années pour le compte du ministère les places d’avion pour les expulsés et leur escorte (et l’hôtel à l’arrivée pour l’escorte). On trouve ses agences dans tous les départements.

Lettre de Rodolfo el Garza Retamales depuis la prison de haute securité

Source Non Fides

Voici une lettre de Rodolfo Retamales, détenu en prison de haute sécurité (Carcel de Alta Seguridad) et incarcéré préventivement pour 180 jours, accusé d’association illégale et terroriste et arrêté, ainsi que 13 autres compagnons du Chili le 14 aout par les diverses polices anti-terroristes (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) dans le cadre de l’affaire dite des « caso bombas » menée par le procureur Alejandro Peña qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes. « caso bombas » (literallement « l’affaire des bombes ») est l’appellation mediatico-policière pour une série d’attaques à la bombe contre des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d’un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu’il transportait à vélo. Retamales a été présenté dans les médias chiliens comme le « leader » de l’« organisation ».

**

Le 14 août, à 6h40, ma maison a été perquisitionnée par les flics du Dipolcar et du Gope, à la recherche de preuves et m’accusant d’être le leader d’une association terroriste illicite, le mandat fut signé par le procureur dans le cadre de l’enquête dite « caso bombas » .

Avec le passage des heures et après avoir été tabassé par la police du Dipolcar et par l’officier Segis Sostomo du RP 3239 du 30ème commissariat de police, j’ai appris que même la maison de mes parents avait été soumise à des perquisitions, aussi bien que trois centres sociaux et 12 maisons de compagnons dans différentes municipalités entre Santiago et Valparaiso, 14 arrestations, tous accusés de faire partie d’une cellule anarchiste avec deux leaders, deux personnes chargées du financement et dix membres opérationnels, tout cela dans l’imagination sinistre du procureur Peña. Avant même la formalisation des charges, nous les hommes avons été transférés à la prison de haute sécurité (C.A.S.) et les femmes au Centro de Orientation Femenina, tous placé à l’isolement.

Mardi 17 août, une audition a eu lieu pour formaliser la situation, c’est là que nous avons pu entendre les preuves contre nous : les écoutes téléphoniques, des photos, des vidéos, des vêtements examinés et une surprise.
Il apparu qu’il s’agissait du personnage connu sous le nom d’El Grillo, qui a collaboré et s’est offert à l’accusation comme témoin, pointant le doigt dans ses confessions sur quelques personnes - qui ont été arrêtées - et qui selon lui, sont responsables d’un certain nombre d’actes de sabotage.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce personnage a été arrêté le 31 décembre 2008 pour avoir essayé d’assassiner sa femme, Candelaria, aujourd’hui accusée d’association terroriste illicite. Au moment de l’arrestation, Fuentes, alias El Grillo [le cricket], a dit au procureur Armendariz, qu’il avait, avec Candelaria et trois autres personnes, fabriqué et placé des bombes et qu’il savait qui étaient les responsables des actes de sabotage, dans une tentative évidente de nettoyer son image et de se faire passer pour un acteur important de la lutte sociale.

Lors de l’audition, les heures ont passé, quinze au total, et nous avons appris une quantité énorme des faux arguments de l’accusation, qui se contredisent eux-mêmes, provoquant un sourire des geôliers eux-mêmes tout au long du spectacle médiatique. Malgré la somme substantielle d’arguments présentés par les avocats de la défense, qui ont discrédité les preuves de l’accusation en démontrant les incohérences, la pression du Gouvernement par le Ministère de l’Intérieur pouvait être ressentie.

Au final, huit des quatorze restent en prison. Le pouvoir a joué toutes ses cartes et son sinistre avocat-star ne pouvait être vu sous une mauvaise lumière devant le public.

Maintenant, de nouveau, je me retrouve allant le long de ces couloirs pleins des jeunes qui remplissent les murs des prisons chiliennes, parce que c’est pour eux qu’elles ont été construites, pour accommoder et dissimuler l’injustice sociale, la pauvreté et l’inégalité de ce système où les riches deviennent plus riches et où les pauvres doivent se contenter des miettes que les patrons leur accordent.

En écoutant la radio à laquelle je participe, je remercie et apprécie le soutien qu’ils m’ont apporté depuis le premier jour de mon arrestation. Vous serez sous le feu, d’ici, toute ma solidarité et ma force. Un baiser à chacun d’entre vous... à tous les programmes que nous entendons, aux gens glorieux de La Victoria et leurs voisins, un baiser à mon fils et à ceux qui ont montré de la solidarité avec affection.

Rodolfo el Garza Retamales.

Limeil-Brévannes : il percute volontairement une voiture de police

Le Parisien 27.08.2010

Un jeune homme de 19 ans a été interpellé et placé en garde à vue après avoir volontairement percuté une voiture de police pour échapper à un contrôle, dans la nuit de jeudi à vendredi à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne).

Deux mineurs, qui se trouvaient à bord de la voiture, ont également été interpellés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi vers 1h30, des policiers de Limeil-Brévannes ont remarqué un véhicule commettant plusieurs infractions au code de la route. Selon la préfecture, cette première équipe tente de le contrôler mais le conducteur refuse une première fois.

Un second véhicule de police, qui se trouvait à proximité, arrive alors sur les lieux et tente de lui barrer la route.

Le jeune conducteur refuse de s'arrêter et percute alors «volontairement» la voiture, blessant légèrement 3 policiers qui se trouvaient à l'intérieur. Ils se sont vus prescrire une ITT de 5 jours, selon la préfecture.

Le conducteur a été placé en garde à vue, et les deux mineurs qui l'accompagnaient ont été amenés au commissariat de Limeil-Brévannes «dans l'attente de leur famille»

mercredi 25 août 2010

Fontenay-sous-Bois - Attaque contre un constructeur de taules en solidarité

Vive la solidarité avec Tonino!

Indy Nantes, mercredi 25 août 2010

En passant devant le siège de la SCORE SVBM à Fontenay sous bois (94) (http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-v...-font), nous n’avons pas pu nous empêcher de repeindre la façade avec quelques mots et de briser quelques carreaux. La SCORE SVBM est une société présidé par Bertrand Dellea et dirigé par Michel Portal, qui a eu l’honneur de se voir confier la reconstruction du centre de rétention de Vincennes, qui fut détruit par les flammes d’une révolte en Juin 2008.(www.non-fides.fr/?Incendie-de-Vincennes-le-verdict)

« La Score construit des camps pour immigrés »

Cet acte se veut un geste de solidarité avec les révoltes dans les centres de rétentions, dans les prisons, ainsi que pour Tonino emprisonné à Poggioreale (Naples) depuis la fin du mois de Juillet. (toninolibero.org)

« La solidarité est une arme. Nos armes n’ont pas de frontières ! Liberté pour toutEs ! Liberté pour Tonino ! »

Tonino a été arrêté le 26/07/2010 Par la Digos de Naples. Il est accusé de complicité de crime suite à des affrontements avec des fascistes durant la manifestation du 1er Mai. Les groupes de fascistes sont encore une fois, les instruments au service du pouvoir.

« Contre tous les fascismes. Brisons les prisons ! »

L’antifascisme qui s’oppose aux fascistes au nom de la démocratie n’est qu’un leurre. Il est vide de sens s’il n’est pas une attaque contre toutes formes d’oppressions, d’autorités et s’il n’est pas une critique radicale de la démocratie. Régime qui, sous le masque de la liberté d’expression, cultive l’exploitation, l’enfermement, l’uniformisation et prive les individus de la possibilité d’être libres et autonomes.
Aujourd’hui en France, on veut faire construire une trentaine de nouvelles prisons. Les lieux d’enfermement cristallisent l’essence fasciste des régimes démocratiques.

Nous avons voulu exprimer notre solidarité à un compagnon enfermé en nous attaquant à un constructeur de prisons. Et ainsi, agir en solidarité avec les révoltes dans les taules.

Liberté pour Tonino !

Liberté pour toutEs !

Toulouse - Coups de feu et caillassages contre des policiers

25.08.2010, Le Parisien

Des policiers ont essuyé des coups de feu puis des jets de pierre qui ont blessé l'un d'eux dans la nuit de mardi à mercredi dans le quartier sensible de Bagatelle à Toulouse.

Les policiers de la brigade anti-criminalité du Mirail avaient été appelés avant minuit à intervenir dans cette cité où des coups de feu avaient été tirés.

C'est en portant secours à une victime de ces coups de feu que les fonctionnaires ont essuyé de nombreux tirs au fusil de chasse de la part d'individus encagoulés, a rapporté le syndicat Alliance. Selon une autre organisation professionnelle, Unité police SGP-FO, premier syndicat de gardiens de la paix, c'est un individu en particulier, à bord d'un véhicule, qui a ouvert le feu sur la voiture de la BAC.

La course poursuite qui a suivi a tourné au guet-apens quand les policiers se sont retrouvés face à une cinquantaine de personnes qui se sont livrées à un caillassage en règle, a indiqué Unité police SGP-FO. Un policier a été blessé par ces jets de pierres.

Enquête pour tentative d'homicide sur agents de la force publique

Sans entrer dans les détails, le procureur de Toulouse, Michel Valet, a confirmé les coups de feu, la course-poursuite, les jets de pierre et les blessures d'un fonctionnaire.

L'enquête pour tentative d'homicides sur agents de la force publique a été confiée à la police judiciaire de Toulouse.

Le procureur a insisté sur la nécessité de la «discrétion la plus totale» dans l'intérêt des investigations.

Cependant, a-t-il ajouté, «quand des policiers sont pris à partie, cela mérite de tout faire pour identifier les auteurs, et quand ces auteurs sont identifiés, cela mérite une réponse particulièrement ferme».

Nantes : nuit de violences dans les quartiers nord

25.08.2010 Le Parisien

Une trentaine de jeunes ont participé dans le nuit de mardi à mercredi à des violences urbaines dans un quartier nord de Nantes après l'interpellation de l'un des leurs. Les quartiers concernés, le Chêne des Anglais et la Boissière, «n'avaient pas connu depuis longtemps des événements d'une telle intensité», selon la préfecture.

Ces violences se sont produites vers 23 heures. Peu de temps auparavant, vers 19 heures, des interpellations sous tension avaient eu lieu à proximité. Deux policiers avaient été légèrement blessés et les forces de l'ordre avaient dû faire usage de gaz lacrymogènes. A l'arrivée des renforts de police , dont une demi-compagnie de CRS, appuyée par le GSP (groupe de sécurité de proximité), la CDI (compagnie départementale d'intervention) et la BAC (brigade anti-criminalité), les casseurs s'étaient enfuis. Sur les trois personnes interpellées, une a également réussi à prendre la fuite.

Vitres et abribus brisés, véhicules incendiés

«Un groupe de personnes, certaines encagoulées et munies de barres de fer, se sont attaquées à du mobilier urbain, brisant les vitres d'un magasin, d'une école et de deux véhicules» après des interpellations pour vol avec violence, a indiqué Patrick Lapouze, directeur de cabinet du préfet. «Il n'y a pas eu d'affrontements directs avec la police», qui a été renforcée par une brigade de CRS, a-t-il ajouté.

Les dégradations restaient visibles mercredi matin dans le quartier de La Boissière : vitres brisées, plusieurs abribus dégradés, une voiture et une camionnette incendiées.

Patrick Lapouze a précisé que les serives de police disposaient d'«un certain nombre d'éléments susceptibles de nous permettre d'identifier les auteurs». L'enquête a été confiée au commissariat de Nantes.

lundi 23 août 2010

Portables, géolocalisation, espionnage

La géolocalisation transforme votre mobile en espion

Le Figaro 23/08/2010

La Cnil et de nombreux experts s'inquiètent du manque de contrôle des données collectées.

Les téléphones savants grignoteraient-ils insidieusement la vie privée? Chaque jour, de nouveaux services alléchants, comme le plan des parkings des environs avec des places libres, une carte en relief où émergent les monuments de Paris les plus proches ou encore l'affichage instantané des séances dans les cinémas des alentours, chaque jour, donc, des applications du téléphone mobile facilitent la vie des utilisateurs. Mais pour bénéficier de cette vie simplifiée, il faut confier à Internet ses allées et venues, en clair, se laisser «géolocaliser». La possibilité de situer à chaque instant les téléphones savants est ainsi à la fois riche de promesses technologiques et lourde de menaces, à en croire la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), qui a mis en garde les utilisateurs à deux reprises depuis le début de l'été. «Les risques sur la protection de la vie privée peuvent être absolument immenses», a expliqué dimanche Alain Pannetrat, expert en technologies de la Cnil. «Dans un an, on pourra dire que vous étiez dans tel endroit à proximité de telle personne.»

Les candides et les honnêtes n'y verront peut-être pas un danger, mais la Cnil redoute l'usage mal contrôlé de ces données. Car les géants d'Internet ne rendent guère de compte sur les millions de déplacements qu'ils enregistrent. Pour combler ce vide juridique, la Cnil vient de lancer un groupe de travail. Elle avait déjà encadré par le passé la possibilité de géolocaliser les véhicules de service dans les entreprises ou encore les téléphones professionnels. Car la micropuce GPS désormais insérée dans les mobiles permet de suivre à la trace le propriétaire.

«Exploitation abusive»

Sur le Net, de nombreux sites proposent d'ailleurs de jouer les espions, de traquer les maris volages, les adolescents rebelles en suivant leurs téléphones. La plupart du temps, ces «détectives numériques» sont des canulars. Mais des logiciels existent pour réellement pister un mobile, sans se faire repérer. Cet espionnage sauvage est cependant interdit par la loi.

Les géants du Web, soucieux de ne pas apparaître en inquisiteurs, proposent la géolocalisation comme un service ludique, pour retrouver des amis, avec l'accord explicite de l'utilisateur. Parfois, l'accord est un pis-aller. Car refuser d'être géolocalisé peut ouvrir une ère de soupçon parental ou conjugal. «J'ai dû accepter de m'inscrire sur Latitudes, le programme de Google pour calmer ma femme», raconte Geoffrey, 30 ans. La semaine dernière, Facebook a lancé Places aux États-Unis pour signaler à vos amis votre arrivée dans un bar, un magasin ou une rue. L'utilisateur peut décider de rendre publics ou non ses déplacements. Mais s'il s'en remet à Facebook, sans définir les critères de publication, il semble que l'information sera diffusée et que ses «amis» pourront également indiquer où il se trouve… condamnant l'anonymat pour mieux recréer le village et ses cancans.

Les internautes contribuent ainsi à la «globalisation de la surveillance», selon le sociologue Armand Mattelart. Car ces «données privées, parfois laissées par la personne concernée en toute bonne foi, se prêtent à collecte, traitement et exploitation abusive», signale le consultant François-Bernard Huyghe. Et, plus prosaïquement, à la publicité ultraciblée qui utilise l'ensemble de ce que Google ou Facebook savent de nous pour transformer une ballade innocente en shopping effréné.

Barcelone - Visite nocturne à l'exposition de l'architecture pénitenciaire au collège des architectes

Cette nuit, vendredi 20 aout, nous nous sommes rendus au collège des architectes, en plein centre de Barcelone, et à cinquante mètres du commissariat situé rue Laietana, en nous jouant du contrôle, prêts à saboter un lieu qui avec la propagande carcérale ("comme elles sont belles"), cherche à normaliser la souffrance et la condition d'enfermé à laquelle veut nous soumettre le capitalisme.
Nous espérons les avoir fait chier un peu, avec la condamnation des portes, les inscriptions et les bombes de peinture, salissant ainsi la façade progressiste.
Nous dédions ce geste de sabotage à tous les prisonniers et en particulier aux compagnons-nes combattifs du Chili, qui vivent aujourd'hui les conséquences de la dernière vague répressive.

Vivent ceux qui luttent!
A bas la société carcérale et ses architectes!
LIBERACIÓN TOTAL !

Quelques-uns

Argentine - Agitation solidaire avec les compagnons chiliens

Jeudi 19 août, plusieurs compagnons anarchistes et anti-autoritaires se sont réunis près du consulat du Chili à Buenos Aires en solidarité avec les compagnons arrêtés samedi 14, en exigeant leur libération immédiate. La rue a été bloquée pendant près d'une demie heure, les manifestants ont tagué des inscriptions et collé des affiches, des communiqués ont été lus au mégaphone (concernant aussi la grève de la faim des prisonniers mapuches), un grand nombre de tracts a été diffusé. Finalement nous sommes partis sans aucun problème.
Ce n'est qu'un petit geste (mais certainement pas le seul) pour les frères et soeurs frappés aujourd'hui par l'ennemi dans la région dominée par l'Etat chilien.

Liberté pour les compagnons détenus par l'Etat chilien !
Pour la destruction totale de l'autorité!
Pour l'anarchie !


**

Cordoba – Action en solidarité avec les anarchistes/anti-autoritaires du Chili

Vendredi 20 août, vers midi dans la ville de Cordoba, une douzaine d'anarchistes a décidé de se solidariser avec les compagnons et compagnes arrêté(e)s ces derniers jours à Santiago et Valparaiso (accusés d'Association illégale terroriste et pose d'engins explosifs) et avec les prisonniers Mapuche en grève de la faim depuis plus de quarante jours. Notre action s'est donc déroulée devant le consulat du Chili, rue Buenos Aires, à quelques mètres du palais gouvernemental, laissant des inscriptions, lançant des bombes de peintures, jetant des tracts et posant quatre bombes assourdissantes.

Pour cette action 5 compagnon-nes ont été arrêté-es et transférés au 4ème commissariat, accusés de dégradations et blessures.

Les réactions solidaires ne se sont pas fait attendre. Cent autres personnes et plusieurs organisations sont venues apporter leur soutien, jusqu'à la libération des compagnons, après 15 heures de blocage de rue et d'agitation permanente.

Ni les constructions de la justice, ni les perquisitions, ni la détention ne pourront arrêter la révolte !

Solidarité active partout !

La lutte contre la domination n'a pas de frontières !

Source Culmine

Chili : neufs compagnons toujours détenus, six autres sous contrôle judiciaire, des bombes retrouvées selon les flics

August 20th, 2010 , Act For Freedom Now.

SANTIAGO – Aucun blessé jeudi lorsqu'une bombe artisanale a été enlevée d'un garage souterrain situé sous un supermarché de la capitale chilienne, selon la police. Trois autres bombes ont été trouvées et désamorcées, selon un rapport établi par les Carabineros, la police nationale militarisée du Chili.
Sur place, des tracts ont été laissés, faisant référence aux accusations du procureur spécial Alejandro Peña contre 15 anarchistes accusés d'avoir réalisé un nombre élevé d'explosions durant les dernières années.
Un tribunal de Santiago a ordonné mardi dernier que huit des quinze suspects restent détenus en attente d'un procès.
Six autres accusés sont remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire, de se rencontrer mutuellement, de visiter les détenus, obligation de signer une fois par semaine, et interdiction de se rendre dans les centres sociaux occupés perquisitionnés durant les arrestations.
Le 15ème suspect, Gustavo Fuentes Aliaga, est déjà en prison, également soupçonné d'autres délits.
Le tribunal a donné 180 jours (six mois) au procureur pour compléter l'enquête portant sur les 23 attaques explosives contenues dans l'acte d'accusation.
Les attaques visaient des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d'un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu'il transportait à vélo.

**

La situation des compagnons:

Rodolfo Retamales: Détenu C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Pablo Morales: Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Felipe Guerra: Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours.

Carlos Riveros: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Vinicio Aguilera: Détenu en C.A.S. Prison préventive pour 180 jours.

Mónica Caballeros: Détenue en C.O.F. Prison préventive pour 180 jours .

Andrea Urzúa: Détenue en C.O.F. (lieu de détention pour femmes). Prison préventive pour 180 jours.

Camilo Pérez: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Cristián Cancino: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Diego Morales: En “liberté”, sous contrôle judiciaire.

Francisco Solar: Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours.

Omar Hermosilla: Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Candelaria Cortez: En “liberté” mais sous contrôle judiciaire.

Iván Goldenberg: En “liberté” mais sous contrôle judiciaire.

C.O.F.: Centro de Orientación Femenina
C.A.S.: Carcel de Alta Seguridad (prison de haute sécurité).

samedi 21 août 2010

Marseille : une école maternelle vandalisée par des enfants de 6 à 14 ans

20.08.2010 Le Parisien

Il n'y a pas d'âge pour commettre des actes de vandalisme. L'école maternelle Ambrosini, sur le boulevard de la Maison-Blanche, dans le quartier marseillais du Canet (14e), a été la cible d'une bande d'enfants dans la nuit de mardi à mercredi. Des salles de classes ont été inondées, des robinets ouverts, des vitres brisées, du matériel scolaire détérioré, des ordinateurs dégradés et de la peinture dispersée partout sur le sol et les murs.
En voyant l'école dans un tel état, les policiers de la Division Nord de la sécurité publique, ont eu du mal à croire que les auteurs des faits étaient âgés... de 6 à 14 ans.

« Du saccage pour le plaisir de saccager»

«Je suis allée sur place, c'est une grande tristesse de voir ça: de la peinture par terre, des dessins d'enfants jetés, du savon liquide renversé... Cela m'énerve d'autant plus que la police n'a constaté aucun vol : c'est du saccage pour le plaisir de saccager», a déclaré Danièle Casanova, adjointe à la mairie en charge de l'éducation.

«Il faut tout de même relativiser: l'été a été plutôt calme puisque sur les 451 écoles que compte Marseille, seule celle-ci a été vandalisée», a ajouté l'élue. Celle-ci a «mis en alerte les services municipaux pour que l'école soit remise en état d'ici la rentrée, même s'il s'agit essentiellement de nettoyage».

Selon le journal La Provence, le préjudice pourrait toutefois s'élever à plusieurs milliers d'euros.

Huit jeunes interpellés

Selon une source proche de l'enquête, huit jeunes du quartier ont été interpellés. La Provence précise qu'ils ont été longuement entendus hier par les policiers. Les plus âgés, qui ont dix et onze ans, seront convoqués en septembre par un officier de police judiciaire. Les parents, s'ils sont solvables, pourraient être obligés de rembourser les dégâts.

La directrice de l'établissement, venue constater les dégâts, se serait même blessée en glissant sur les litres de savon liquide dispersé sur le sol (BIEN FAAAAIIIIIITTT, nananèreuuh), rapporte encore La Provence.

«A Marseille, le phénomène est récurrent à chaque rentrée, quand les enseignants ou le personnel de surveillance visitent les classes, constate le représentant d'un syndicat de police. Des enfants livrés à eux-même dans des zones sensibles viennent saccager le lieu qu'ils connaissent le mieux, leur école».