1) Une grève de la faim a commencé il y a quelques jours au CIE de la Via Correli (Milan). Les détenus ont écrit une liste de revendication qu'ils ont aussi envoyée au CIE de Bologne et de Turin dont voici un extrait:
"Nous sommes fatigués de cette vie. Nous voulons être libre comme les mouettes et voler. Mais 6 mois c'est trop pour une identification qui est pire que la prison.
Les gens qui sortent de prison viennent ici passer 6 mois après avoir purgé leur peine, c'est pas juste.Les gens qui ont obtenu l'asile politique en Suisse ou d'autres pays en Europe ou dans le monde ne sont pas acceptés ici en Italie, c'est pas juste.
Les raisons de la grève est que les délais sont trop longs, que nous avons peur car deux des nôtres sont mort apres avoir été expulsés, d'autres sont fous et nous ne savons pas ce qu'ils font après l'expulsion, et que pour t'escorter ils te font une piqure qui te fait perdre la raison, certains meurent.
En entrant ici nous sommes sains et nous sortons fous. Nous resterons en grève jusqu'à ce qu'il fassent quelque chose pour les arrêtés de Turin qui ont fait tant de choses pour nous et qui sont maintenant en prison."
Les détenus du CIE de Turin sont aussi en grève de la faim.Cette initiative s'inscrit dans la suite des protestations des détenus des autres CIE italiens, en particulier à Rome et Milan, qui ont débuté dimanche soir.
Un rassemblement est prévu devant le CIE de la Via Corelli aujourd'hui.
2) Mardi 9 mars aura lieu une audience à huit clos pour la demande de révision des mesures restrictives concernant les 7 antiracistes turinoi-se-s prononcées le 23 février dernier. Andrea, Fabio et Luca (en prison), Maja, Paolo, Marco ( assigné-e-s à residence ) et Massimo (interdit de séjour dans la region de Turin ) devront tou-te-s être présent-e-s à l'audience. La réponse du collège judiciaire devrait arriver dans les 48 heures suivantes.
Comme le prévoyait les camarades italiens, des transferts ont commencé : Fabio se trouve désormais en taule à Verceli.Le but étant évidemment de les isoler davantage de l'extérieur et de toute solidarité.
Le procureur, Padalino, qui avait à nouveau demandé des restrictions ultérieures pour les trois assigné-e-s à résidence après la diffusion radiophonique de l'émision Macerie sur radio blackout depuis la maison de Maja,a reçu une réponse négative.
LIBERTE POUR TOUS ET TOUTES AVEC OU SANS-PAPIERS !
Adresses des camarades incarcérés:
Fabio Milan, Casa circondariale, strada vicinale del Rollone, 19,13100 Vercelli
Luca Ghezzi, Via Pianezza 300, 10151 Torino
Andrea Ventrella, Via Pianezza 300, 10151 Torino
Source Indy Nantes.
samedi 6 mars 2010
jeudi 4 mars 2010
Sortie de Hors Service n°2, journal anarchiste
Le numéro 2 de ce journal anarchiste qui nous vient de Belgique est sorti.
On peut le lire ICI.
Le numéro 1 est disponible LA.
On peut se le procurer en vrai ici:
Local Acrata, bibliothèque anarchiste
32, Rue de la Grande Ile - 1000 Bruxelles
Horaires: chaque jeudi de 17h à 21h et chaque samedi de 14h à 18h
D'ailleurs un apéro de soutien au journal a lieu samedi:
Apéro en soutien à Hors Service
samedi 6 mars 2010
à partir de 18h
A grignoter et à boire
au local Acrata.
Quelques contacts:
Email
hors.service((a))hotmail.com
Page web
http://journalhorsservice.blogspot.com
Par l'écrit, la réflexion, le coup bien placé, l'agitation, la révolte ouverte, l'attaque, l'émeute, l'entraide et la solidarité dans la lutte; par tout ce qui fait grandir la liberté:
Mort au pouvoir
Vive l'anarchie.
On peut le lire ICI.
Le numéro 1 est disponible LA.
On peut se le procurer en vrai ici:
Local Acrata, bibliothèque anarchiste
32, Rue de la Grande Ile - 1000 Bruxelles
Horaires: chaque jeudi de 17h à 21h et chaque samedi de 14h à 18h
D'ailleurs un apéro de soutien au journal a lieu samedi:
Apéro en soutien à Hors Service
samedi 6 mars 2010
à partir de 18h
A grignoter et à boire
au local Acrata.
Quelques contacts:
hors.service((a))hotmail.com
Page web
http://journalhorsservice.blogspot.com
Par l'écrit, la réflexion, le coup bien placé, l'agitation, la révolte ouverte, l'attaque, l'émeute, l'entraide et la solidarité dans la lutte; par tout ce qui fait grandir la liberté:
Mort au pouvoir
Vive l'anarchie.
Quelques attaques en Grèce contre les keufs, la banque Millenium et le PASOK...
Le 28 février à Athènes, un groupe d'une quinzaine d'anarchistes a attaqué une patrouille de police non loin du quartier Exarchia. Pierres, bouteilles et molotov furent lancées contre les keufs. Les compagnons ont réussi à quitter les lieux sans interpellation.
Dans le même temps, à Salonique, une bombe artisanale (faite de petites bouteilles de gaz) a explosé devant une filiale de la Banque Millenium, endommageant la façade de l'immeuble et ne faisant aucun blessé.
Le 26 février, à Athènes, un engin similaire a explosé devant le bureau du député Pemi Zouni, membre du PASOK,situé au cinquième étage d'un immeuble, sans faire de blessé et causant de légers dégâts.
Traduit de l'espagnol depuis Ai Ferri Corti.
Dans le même temps, à Salonique, une bombe artisanale (faite de petites bouteilles de gaz) a explosé devant une filiale de la Banque Millenium, endommageant la façade de l'immeuble et ne faisant aucun blessé.
Le 26 février, à Athènes, un engin similaire a explosé devant le bureau du député Pemi Zouni, membre du PASOK,situé au cinquième étage d'un immeuble, sans faire de blessé et causant de légers dégâts.
Traduit de l'espagnol depuis Ai Ferri Corti.
Angers: tags vengeurs suite au meurtre d'un jeune à l'EPM d'Orvault
La semaine dernière un mineur d'Angers détenu à l'EPM (établissement pénitentiaire pour mineur) d'Orvault (44) s'est suicidé.
En réaction la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) a été tagué "l'EPM tue". Derrière le tribunal un autre tag "la justice tue" a été vu, et près de la prison : "l'Etat enferme, l'Etat tue", "solidarité", et "ce monde est une prison, déchaînons nous !".
Courage et détermination aux personnes détenues et leurs proches.
Source Indy Nantes.
En réaction la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) a été tagué "l'EPM tue". Derrière le tribunal un autre tag "la justice tue" a été vu, et près de la prison : "l'Etat enferme, l'Etat tue", "solidarité", et "ce monde est une prison, déchaînons nous !".
Courage et détermination aux personnes détenues et leurs proches.
Source Indy Nantes.
Neuquén (Argentine): guet-apens sur les keufs
La nuit du premier mars, un groupe d'une dizaine de personnes a attaqué une patrouille de police dans le quartier Villa Ceferino, blessant plusieurs flics, dont un a eu l'avant-bras fracturé. Non contents de ça, les assaillants s'en sont ensuite pris aux voitures de police qui arrivaient en renfort, leur causant là encore des dommages.
Traduit de l'espagnol depuis Ai Ferri Corti.
Traduit de l'espagnol depuis Ai Ferri Corti.
Sulawesi (Indonésie): des anarchistes et des habitants attaquent la police
Mardi 23 février, des centaines de personnes parmis lesquelles de nombreux anarchistes, ont attaqué les policiers anti-émeute durant l'évacuation d'un quartier à Padang Raya, dans la province de Makassar, au Sulawesi du Sud. Une personne a été blessée dans les affrontements.
Des cocktails molotov et des pierres ont été jetés sur les quelques 400 policiers équipés de protections anti-émeute, qui ont répliqué en vain par des tirs de gaz lacrymogène, et qui ont du finalement abandonner le terrain aux émeutiers.
Traduit de l'espagnol depuis Ai Ferri Corti, et de l'anglais depuis Angry News From Around The World.
Vidéo.
Des cocktails molotov et des pierres ont été jetés sur les quelques 400 policiers équipés de protections anti-émeute, qui ont répliqué en vain par des tirs de gaz lacrymogène, et qui ont du finalement abandonner le terrain aux émeutiers.
Traduit de l'espagnol depuis Ai Ferri Corti, et de l'anglais depuis Angry News From Around The World.
Vidéo.
Zallaq (Bahreïn): des ouvriers chinois séquestrent leurs cadres sur un chantier
Samedi 27 février, à Zallaq (Bahreïn), 150 ouvriers chinois de l’entreprise d’État China State Construction Engineering Corporation, en grève sauvage depuis la veille, ont séquestré neuf de leurs cadres et contremaîtres pendant plusieurs heures. Après six heures de négociations avec un diplomate chinois et le ministre de l’Intérieur de Bahreïn, la police finit par lancer l’assaut (deux ouvriers, un cadre et un flic ont été blessés, 26 ouvriers chinois arrêtés, notamment ceux considérés comme les « meneurs »). Les grévistes, protestaient contre les conditions de travail et de salaire, et demandaient le rapatriement en Chine des cadres séquestrés.
Info reprise d'ici.
Info reprise d'ici.
Vaucluse/Isère : sabotages de câbles SNCF
Des retards sur les lignes TGV dimanche entre Lyon et le sud de la France
Lyonmag, 01-03-2010
Ce n’est pas la tempête qui semble être à l’origine de ces perturbations qui ont entraîné des retards jusqu’à deux heures.
Un acte de vandalisme a été commis dans le Vaucluse et un autre au nœud de Grenay-Saint-Quentin-Fallavier en Isère où des câbles alimentant la signalisation ont été sectionnés.
Lyonmag, 01-03-2010
Ce n’est pas la tempête qui semble être à l’origine de ces perturbations qui ont entraîné des retards jusqu’à deux heures.
Un acte de vandalisme a été commis dans le Vaucluse et un autre au nœud de Grenay-Saint-Quentin-Fallavier en Isère où des câbles alimentant la signalisation ont été sectionnés.
Bruxelles - L’École régionale et intercommunale de police endommagée par un molotov
Le centre policier bruxellois de formation et de recrutement cible d’un incendie criminel
BRUXELLES On apprend ce week-end que, dans le courant de la semaine passée, un cocktail Molotov a été lancé contre les bâtiments de l’École régionale et intercommunale de police de Bruxelles, l’Érip, le plus grand centre policier de recrutement et de formation du pays et, à ce titre, un objectif symbolique et sensible : des mesures sont d’ailleurs déjà prises pour mieux sécuriser l’arsenal et les stocks d’armes et munitions conservées dans le bâtiment.
C’est bien l’Érip qui était visée : le site est isolé et, pour s’y introduire, les auteurs, qui connaissaient les lieux, ont dû pratiquer un passage et cisailler des grillages. Les bâtiments de l’Érip sont situés 190, avenue des Anciens Combattants, à Evere.
Sans être irréparables du tout, des dégâts matériels sont néanmoins assez importants (du béton a été fragilisé) pour avoir justifié le déplacement d’AIB Vinçotte et vérifier la stabilité du bâtiment. L’information est confirmée ce week-end par le parquet de Bruxelles et par les syndicats de police, dont le SNPS, qui s’inquiètent encore une fois de servir de cibles.
Les faits, s’étant produits en pleine nuit, n’ont pas fait de victime. À ce stade, l’enquête n’exclut aucune piste, externe ou interne. Pour l’enquête, les auteurs connaissaient les lieux et leur peu de sécurité (absence de concierge, etc.)
Par la suite, on a craint la fuite de gaz et l’Érip dû être évacuée en journée. Le cocktail Molotov a dégagé une forte chaleur ; plusieurs vitres ont explosé et les flammes qui ont noirci un morceau de façade ont attaqué plusieurs locaux. L’engin incendiaire avait été déposé sciemment au pied d’une borne de Sibelga.
La compagnie bruxelloise a dû couper le gaz.
Un appareil ionisateur a fonctionné toute une nuit pour faire disparaître des odeurs qui rendaient impossible la poursuite des cours. Au moins deux alarmes - incendie et anti-intrusion - ont fonctionné.
Selon nos infos, toujours, la direction de l’école bruxelloise de police envisage de renforcer sa sécurité par des caméras. Rien n’a été volé. L’enquête se poursuit activement.
1.03.2010 http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/302219/molotov-a-la-police-academy.html
BRUXELLES On apprend ce week-end que, dans le courant de la semaine passée, un cocktail Molotov a été lancé contre les bâtiments de l’École régionale et intercommunale de police de Bruxelles, l’Érip, le plus grand centre policier de recrutement et de formation du pays et, à ce titre, un objectif symbolique et sensible : des mesures sont d’ailleurs déjà prises pour mieux sécuriser l’arsenal et les stocks d’armes et munitions conservées dans le bâtiment.
C’est bien l’Érip qui était visée : le site est isolé et, pour s’y introduire, les auteurs, qui connaissaient les lieux, ont dû pratiquer un passage et cisailler des grillages. Les bâtiments de l’Érip sont situés 190, avenue des Anciens Combattants, à Evere.
Sans être irréparables du tout, des dégâts matériels sont néanmoins assez importants (du béton a été fragilisé) pour avoir justifié le déplacement d’AIB Vinçotte et vérifier la stabilité du bâtiment. L’information est confirmée ce week-end par le parquet de Bruxelles et par les syndicats de police, dont le SNPS, qui s’inquiètent encore une fois de servir de cibles.
Les faits, s’étant produits en pleine nuit, n’ont pas fait de victime. À ce stade, l’enquête n’exclut aucune piste, externe ou interne. Pour l’enquête, les auteurs connaissaient les lieux et leur peu de sécurité (absence de concierge, etc.)
Par la suite, on a craint la fuite de gaz et l’Érip dû être évacuée en journée. Le cocktail Molotov a dégagé une forte chaleur ; plusieurs vitres ont explosé et les flammes qui ont noirci un morceau de façade ont attaqué plusieurs locaux. L’engin incendiaire avait été déposé sciemment au pied d’une borne de Sibelga.
La compagnie bruxelloise a dû couper le gaz.
Un appareil ionisateur a fonctionné toute une nuit pour faire disparaître des odeurs qui rendaient impossible la poursuite des cours. Au moins deux alarmes - incendie et anti-intrusion - ont fonctionné.
Selon nos infos, toujours, la direction de l’école bruxelloise de police envisage de renforcer sa sécurité par des caméras. Rien n’a été volé. L’enquête se poursuit activement.
1.03.2010 http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/302219/molotov-a-la-police-academy.html
mercredi 3 mars 2010
Nantes : Plaintes après des tags anarchistes sur des églises
AFP, 02/03/2010 | Mise à jour : 18:01
La ville de Nantes a décidé de porter plainte à la suite d’actes de vandalisme perpétrés à quelques jours d’intervalle contre deux églises catholiques de la ville.
Le député maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault "condamne fermement les actes de vandalisme perpétrés contre la basilique Saint-Donatien et l’église Saint-Clément de Nantes et assure la communauté chrétiennne et l’ensemble des communautés religieuses de son soutien et de sa fermeté face à des actes de violence et de provocation envers les lieux de culte".
Le slogan "Brûle ton église" avait été peint dans la nuit de vendredi à samedi sur une des portes de la basilique Saint-Donatien. La porte principale, elle, avait été recouverte d’un A majuscule entouré d’un cercle, symbole de l’anarchie. D’autres inscriptions, telles que "ni Dieu ni maître" ou "les curés au bûcher, les sorcières en liberté", étaient également apparues la même nuit, à quelques mètres de là, sur le portail et le mur d’enceinte du lycée catholique Saint-Donatien.
Deux jours plus tôt, d’autres dégradations avaient été commises dans l’église Saint-Clément. Entre dix et quinze chaises avaient été cassées, la main d’une statue avait été brisée et une des quatorze stations du chemin de croix a été volée.
**********
La mairie porte plainte
Presse Océan, 3 mars 2010
Cette plainte s’ajoute à celles déjà déposées par le curé de la paroisse et la direction du lycée Saint-Donatien.
Le communiqué a été posté hier après-midi sur le site Twitter. Jean-Marc Ayrault y annonce l’intention de la Ville de porter plainte pour vandalisme après les dégradations commises jeudi dernier dans l’église Saint-Clément, puis dans la nuit de vendredi à samedi contre la basilique Saint-Donatien et le lycée catholique voisin (lire nos éditions d’hier). Cette plainte s’ajoute à celles déjà déposées au commissariat par le curé de la paroisse Saint-Donatien et la direction de l’établissement scolaire.
Le député-maire de Nantes « condamne fermement ces actes de vandalisme [...] et assure la communauté chrétienne et l’ensemble des communautés religieuses de son soutien et de sa fermeté face à ces actes de violences et de provocation envers des lieux de culte ».
Jeudi, en pleine journée, une douzaine de chaises avaient été cassées dans l’église Saint-Clément. La main d’une statue de Saint-Pierre avait été brisée. Et une des quatorze stations du chemin de croix a été dérobée. Les portes de la basilique et les murs du lycée Saint-Donatien, eux, ont été largement tagués d’un A majuscule entouré d’un cercle, symbole de l’anarchie, et de slogans anticatholiques : « Brûle ton église », « Ni Dieu, ni maître », « Les curés au bûcher, les sorcières en liberté ». Quatre jeunes ont été interpellés samedi, un peu avant 3 h du matin, rue du Coudray. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs de ces dégradations. « Ces actes odieux sont inqualifiables et ne peuvent pas être tolérés dans un État de droit », poursuit Jean-Marc Ayrault.
« Combat contre l’ignorance »
Les services de la Ville et de Nantes Métropole sont intervenus lundi matin pour nettoyer ces inscriptions haineuses. « La République française est une République laïque. [...] Elle assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte dans le respect de toutes les croyances. Ces principes sont intangibles et nous appellent sans cesse au combat contre l’ignorance et les extrémismes de tous bords qui remettent en cause l’esprit de concorde et la volonté de vivre ensemble auxquels les Nantais sont particulièrement attachés », insiste le député-maire.
La ville de Nantes a décidé de porter plainte à la suite d’actes de vandalisme perpétrés à quelques jours d’intervalle contre deux églises catholiques de la ville.
Le député maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault "condamne fermement les actes de vandalisme perpétrés contre la basilique Saint-Donatien et l’église Saint-Clément de Nantes et assure la communauté chrétiennne et l’ensemble des communautés religieuses de son soutien et de sa fermeté face à des actes de violence et de provocation envers les lieux de culte".
Le slogan "Brûle ton église" avait été peint dans la nuit de vendredi à samedi sur une des portes de la basilique Saint-Donatien. La porte principale, elle, avait été recouverte d’un A majuscule entouré d’un cercle, symbole de l’anarchie. D’autres inscriptions, telles que "ni Dieu ni maître" ou "les curés au bûcher, les sorcières en liberté", étaient également apparues la même nuit, à quelques mètres de là, sur le portail et le mur d’enceinte du lycée catholique Saint-Donatien.
Deux jours plus tôt, d’autres dégradations avaient été commises dans l’église Saint-Clément. Entre dix et quinze chaises avaient été cassées, la main d’une statue avait été brisée et une des quatorze stations du chemin de croix a été volée.
**********
La mairie porte plainte
Presse Océan, 3 mars 2010
Cette plainte s’ajoute à celles déjà déposées par le curé de la paroisse et la direction du lycée Saint-Donatien.
Le communiqué a été posté hier après-midi sur le site Twitter. Jean-Marc Ayrault y annonce l’intention de la Ville de porter plainte pour vandalisme après les dégradations commises jeudi dernier dans l’église Saint-Clément, puis dans la nuit de vendredi à samedi contre la basilique Saint-Donatien et le lycée catholique voisin (lire nos éditions d’hier). Cette plainte s’ajoute à celles déjà déposées au commissariat par le curé de la paroisse Saint-Donatien et la direction de l’établissement scolaire.
Le député-maire de Nantes « condamne fermement ces actes de vandalisme [...] et assure la communauté chrétienne et l’ensemble des communautés religieuses de son soutien et de sa fermeté face à ces actes de violences et de provocation envers des lieux de culte ».
Jeudi, en pleine journée, une douzaine de chaises avaient été cassées dans l’église Saint-Clément. La main d’une statue de Saint-Pierre avait été brisée. Et une des quatorze stations du chemin de croix a été dérobée. Les portes de la basilique et les murs du lycée Saint-Donatien, eux, ont été largement tagués d’un A majuscule entouré d’un cercle, symbole de l’anarchie, et de slogans anticatholiques : « Brûle ton église », « Ni Dieu, ni maître », « Les curés au bûcher, les sorcières en liberté ». Quatre jeunes ont été interpellés samedi, un peu avant 3 h du matin, rue du Coudray. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs de ces dégradations. « Ces actes odieux sont inqualifiables et ne peuvent pas être tolérés dans un État de droit », poursuit Jean-Marc Ayrault.
« Combat contre l’ignorance »
Les services de la Ville et de Nantes Métropole sont intervenus lundi matin pour nettoyer ces inscriptions haineuses. « La République française est une République laïque. [...] Elle assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte dans le respect de toutes les croyances. Ces principes sont intangibles et nous appellent sans cesse au combat contre l’ignorance et les extrémismes de tous bords qui remettent en cause l’esprit de concorde et la volonté de vivre ensemble auxquels les Nantais sont particulièrement attachés », insiste le député-maire.
[tract] Dans l'Etat le plus libre du monde
Depuis 1945, ils veulent nous faire croire que règne sur nos vies la plus sereine des libertés, maintenant que les ménagères ont accès à tout ce qui se fait de mieux en électroménager, que presque tout le monde à le droit de voter, que la « liberté » d’expression est garantie par les institutions démocratiques, qu’une série de faux choix s’offre à nous entre exploiter ou se faire exploiter pour que dalle sans chercher à comprendre pourquoi, sous peine de se faire mater. Notre anxiété et notre soif de liberté ne s’amenuisent pas, pourtant, c’est de tout cela qu’ils parlent lorsqu’ils nous martèlent les oreilles de leurs idées de la liberté et du progrès démocratique ou industriel.
Mais ici et là, la paix sociale est parfois ébranlée, sa nécessité remise en question, ses capacités à se rendre tendance évacuées au profit de la rage qu’elle provoque chez ceux sur qui elle ne réussit pas à faire oublier la misère d’une existence de gibier permanent. Les flics sont attaqués et détestés dans les quartiers que la paix sociale qualifie de « sensibles », les grands frères sociaux ne réussissent plus à contenir la rage d’exploités en quête de sens, des chômeurs n’acceptent plus que leur (sur)vie soit un enfer, des lycéens forment des barricades contre les forces de l’ordre pendant que des ouvriers menacent de faire péter leurs putain d’usines, des sans-papiers se révoltent aux quatre coins du pays en foutant le feu à leur prison ou en se soustrayant aux rafles, d’autres tentent de rendre la vie impossible à ceux qui profitent des expulsions et du système carcéral, de plus en plus de mutins essayent de faire payer l’addition à ceux qui voudraient que la domination de l’humain par l’humain lèche encore plus de sa langue râpeuse les parois de nos corps et de nos esprits meurtris.
En 2005, les banlieues explosent de rage et mettent l’ordre à mal. Il y a plus d’un an, c’est le centre de rétention de Vincennes, la plus grande prison pour étranger de France qui partait en fumée, allumée par la rage d’une vie sans vie. Depuis plusieurs années, les pratiques de sabotage et les attaques se multiplient sur les différents collabos de l’enfermement (Bouygues, Eiffage, IBIS, Air France, ADECCO, la Croix-Rouge et autres vautours qui participent à la machine à expulser). Plus récemment, ce sont des dizaines et des dizaines de distributeurs de billets de banques (qui se sont rendues responsables d’arrestations de sans papiers en organisant avec les keufs des guet-apens à leurs clients indésirables : La Poste, BNP, LCL, CIC, Société Générale) qui ont été incendiés, défoncés, sabotés.
Dix personnes sont accusées de l’incendie de Vincennes et sont jugées en ce moment dans un procès perdu d’avance où ils risquent plusieurs années de prison ferme. Le 15 juillet, quatre personnes, de ceux que ces sales flics appellent les « anarcho-autonomes », sont arrêtées et accusées par la section anti-terroriste de la brigade criminelle d’avoir participé à cette vague de solidarité autour des centres de rétention et de leur meilleur des mondes de merde. C’est toujours l’Etat qui montre sa sale gueule en espérant nous voir soumis à la pacification meurtrière qu’il nous impose à coup de flics, de prison, de torture, de meurtres, de juges, de frontières, de matons et de jolis sourires bien propres.
En fait, à travers la répression, l’Etat espère freiner la diffusion des attaques permanentes qui le secoue avec fracas, il espère aussi attribuer à des groupes sociaux inventés de toute pièce (comme l’ « ultra-gauche », les « jeunes de banlieues », les « bandes », les « saboteurs » et ainsi de suite) des pratiques pourtant répandues partout dans la société afin de les confiner, bien conscient que leur généralisation lui serait fatale.
Mais il n’y a pas de quoi pleurer, parce que dans cette guerre sociale sans trêve, nous ne ferons pas de cadeaux non plus.
Que le tumulte de la révolte s’abatte contre ce foutu monde de merde !
[Tract trouvé dans les rues de Paris, Mars 2010]
Source.
Mais ici et là, la paix sociale est parfois ébranlée, sa nécessité remise en question, ses capacités à se rendre tendance évacuées au profit de la rage qu’elle provoque chez ceux sur qui elle ne réussit pas à faire oublier la misère d’une existence de gibier permanent. Les flics sont attaqués et détestés dans les quartiers que la paix sociale qualifie de « sensibles », les grands frères sociaux ne réussissent plus à contenir la rage d’exploités en quête de sens, des chômeurs n’acceptent plus que leur (sur)vie soit un enfer, des lycéens forment des barricades contre les forces de l’ordre pendant que des ouvriers menacent de faire péter leurs putain d’usines, des sans-papiers se révoltent aux quatre coins du pays en foutant le feu à leur prison ou en se soustrayant aux rafles, d’autres tentent de rendre la vie impossible à ceux qui profitent des expulsions et du système carcéral, de plus en plus de mutins essayent de faire payer l’addition à ceux qui voudraient que la domination de l’humain par l’humain lèche encore plus de sa langue râpeuse les parois de nos corps et de nos esprits meurtris.
En 2005, les banlieues explosent de rage et mettent l’ordre à mal. Il y a plus d’un an, c’est le centre de rétention de Vincennes, la plus grande prison pour étranger de France qui partait en fumée, allumée par la rage d’une vie sans vie. Depuis plusieurs années, les pratiques de sabotage et les attaques se multiplient sur les différents collabos de l’enfermement (Bouygues, Eiffage, IBIS, Air France, ADECCO, la Croix-Rouge et autres vautours qui participent à la machine à expulser). Plus récemment, ce sont des dizaines et des dizaines de distributeurs de billets de banques (qui se sont rendues responsables d’arrestations de sans papiers en organisant avec les keufs des guet-apens à leurs clients indésirables : La Poste, BNP, LCL, CIC, Société Générale) qui ont été incendiés, défoncés, sabotés.
Dix personnes sont accusées de l’incendie de Vincennes et sont jugées en ce moment dans un procès perdu d’avance où ils risquent plusieurs années de prison ferme. Le 15 juillet, quatre personnes, de ceux que ces sales flics appellent les « anarcho-autonomes », sont arrêtées et accusées par la section anti-terroriste de la brigade criminelle d’avoir participé à cette vague de solidarité autour des centres de rétention et de leur meilleur des mondes de merde. C’est toujours l’Etat qui montre sa sale gueule en espérant nous voir soumis à la pacification meurtrière qu’il nous impose à coup de flics, de prison, de torture, de meurtres, de juges, de frontières, de matons et de jolis sourires bien propres.
En fait, à travers la répression, l’Etat espère freiner la diffusion des attaques permanentes qui le secoue avec fracas, il espère aussi attribuer à des groupes sociaux inventés de toute pièce (comme l’ « ultra-gauche », les « jeunes de banlieues », les « bandes », les « saboteurs » et ainsi de suite) des pratiques pourtant répandues partout dans la société afin de les confiner, bien conscient que leur généralisation lui serait fatale.
Mais il n’y a pas de quoi pleurer, parce que dans cette guerre sociale sans trêve, nous ne ferons pas de cadeaux non plus.
Que le tumulte de la révolte s’abatte contre ce foutu monde de merde !
[Tract trouvé dans les rues de Paris, Mars 2010]
Source.
Sortie de Même pas Peur n°1, journal anarchiste
Sortie du journal anarchiste Même pas Peur n°1
Même pas les jetons !
Vu l'ambiance ces temps ci, sur fond d'arrestations, de fichiers ADN obèses, de contrôles judiciaires, de guerre aux pauvres de plus en plus ouverte et déclarée ; on peut facilement se sentir dépassés et sérieusement flippés, d'autant lorsque l'on se sent isolés, avec des rêves au coeur se satisfaisant moyennement de la sociale démocratie ambiante, qu'elle se veuille radicale ou non.
Face à cela, on peut se dire que l'on n'a pas envie de se résigner et de rentrer dans le moule qu'on nous a conçus, on peut refuser de suivre aveuglément ceux qui gèrent nos résistances à nos places, on peut même vouloir penser ce qui nous semble juste et non ce qui fait bien dans « certains milieux ».
On peut même penser que l'agitation écrite – et pas que dans le virtuel – est nécessaire, d'autant plus quand on ne la délègue pas en se contentant d'être d'accord avec un certains nombres de textes et de parutions. Les imbéciles qui pensent qu'écrire et diffuser des textes signifie ne rien faire à coté sont les complices maussades de l'aliénation régnante ; et puis, eux, ça ne les dérange pas de faire n'importe quoi de toute façon, alors ?
Ce journal n'a pas d'ambition, juste des désirs à porter. Les textes qui s'y trouvent n'ont à se réclamer que d'eux mêmes. Le « nous » et le « je » ne signifient rien du nombre d'auteurs de tel ou tel texte. Que l'on cesse un peu de se demander qui est derrière tel ou tel texte, on respirera mieux. Le théâtre militant, on s'en fout, des débats acharnés partout.
Pareil pour les illustrations : est utilisé ce qui est utilisé. Rien à foutre du droit d'auteur. Par la même, évidemment, ces textes sont librement réutilisables, transformables, diffusables .
Pour l'Anarchie.
Pour commander des exemplaires papiers (gratos mais idéalement par lots de plusieurs, fais tourner !) : memepaspeur AT riseup.net
Pour consulter en PDF et surtout imprimer pleins d'exemplaires soi même : La Fanzinothèque (merci pour l'hébergement)
Sommaire
Page 4 : Salutations de Grèce
Page 5 : Formes de Vie ?
Page 6 : Des nombres dans la Révolution
Page 8 : Et les vaches seront ourlées au mètre
Page 9 : Arrestations à Paris
Page 10 : Les monstres seront tous anéantis
Page 12 : Histoire des sciences
Page 13 : Nous ne sommes pas des esclaves, nous
sommes de la dynamite !
Page 14 : De l'identité
Page 16 : Travail Prison Travail : Pour une lutte
contre tous les enfermements
Page 17 : « Mesdames et messieurs, je vous
rappelle que cette rame est en direction de
l'abrutissement des corps et des cerveaux »
Page 19 : De ci, de là
Page 20 : Notes
Page 22 : Beau comme une prison qui s'embrase
Page 23 : Chronologie parcellaire de la solidarité
avec les inculpés de Vincennes
Page 25 : Sabotons la machine à expulser
Page 26 : Il y a ceux (et celles)
Page 27 : Au sujet d'un concert
Source Indy Nantes.
Même pas les jetons !
Vu l'ambiance ces temps ci, sur fond d'arrestations, de fichiers ADN obèses, de contrôles judiciaires, de guerre aux pauvres de plus en plus ouverte et déclarée ; on peut facilement se sentir dépassés et sérieusement flippés, d'autant lorsque l'on se sent isolés, avec des rêves au coeur se satisfaisant moyennement de la sociale démocratie ambiante, qu'elle se veuille radicale ou non.
Face à cela, on peut se dire que l'on n'a pas envie de se résigner et de rentrer dans le moule qu'on nous a conçus, on peut refuser de suivre aveuglément ceux qui gèrent nos résistances à nos places, on peut même vouloir penser ce qui nous semble juste et non ce qui fait bien dans « certains milieux ».
On peut même penser que l'agitation écrite – et pas que dans le virtuel – est nécessaire, d'autant plus quand on ne la délègue pas en se contentant d'être d'accord avec un certains nombres de textes et de parutions. Les imbéciles qui pensent qu'écrire et diffuser des textes signifie ne rien faire à coté sont les complices maussades de l'aliénation régnante ; et puis, eux, ça ne les dérange pas de faire n'importe quoi de toute façon, alors ?
Ce journal n'a pas d'ambition, juste des désirs à porter. Les textes qui s'y trouvent n'ont à se réclamer que d'eux mêmes. Le « nous » et le « je » ne signifient rien du nombre d'auteurs de tel ou tel texte. Que l'on cesse un peu de se demander qui est derrière tel ou tel texte, on respirera mieux. Le théâtre militant, on s'en fout, des débats acharnés partout.
Pareil pour les illustrations : est utilisé ce qui est utilisé. Rien à foutre du droit d'auteur. Par la même, évidemment, ces textes sont librement réutilisables, transformables, diffusables .
Pour l'Anarchie.
Pour commander des exemplaires papiers (gratos mais idéalement par lots de plusieurs, fais tourner !) : memepaspeur AT riseup.net
Pour consulter en PDF et surtout imprimer pleins d'exemplaires soi même : La Fanzinothèque (merci pour l'hébergement)
Sommaire
Page 4 : Salutations de Grèce
Page 5 : Formes de Vie ?
Page 6 : Des nombres dans la Révolution
Page 8 : Et les vaches seront ourlées au mètre
Page 9 : Arrestations à Paris
Page 10 : Les monstres seront tous anéantis
Page 12 : Histoire des sciences
Page 13 : Nous ne sommes pas des esclaves, nous
sommes de la dynamite !
Page 14 : De l'identité
Page 16 : Travail Prison Travail : Pour une lutte
contre tous les enfermements
Page 17 : « Mesdames et messieurs, je vous
rappelle que cette rame est en direction de
l'abrutissement des corps et des cerveaux »
Page 19 : De ci, de là
Page 20 : Notes
Page 22 : Beau comme une prison qui s'embrase
Page 23 : Chronologie parcellaire de la solidarité
avec les inculpés de Vincennes
Page 25 : Sabotons la machine à expulser
Page 26 : Il y a ceux (et celles)
Page 27 : Au sujet d'un concert
Source Indy Nantes.
Marseille : Solidarité avec les inculpés de Vincennes / Enrayons la machine à expulser
Rassemblement mardi 16 mars 17h - Place Cadenat (Belle de Mai-13003) pour se rendre au Centre de Rétention du Canet.
En 2008, la prison pour sans papiers de Vincennes, crame entièrement. Les retenus y mettent le feu lors d’une révolte collective après plusieurs mois de lutte à l’intérieur. La plupart d’entre eux obtiennent ainsi leur libération. Un centre de rétention en moins, c’est concrètement moins de rafles et d’expulsions dans les mois qui suivent. Mais 9 personnes sont inculpées pour cet incendie, elles ont déjà fait entre 6 mois et un an de prison, et seront jugées le 17 mars. Elles risquent jusqu’à 3 ans de prison ferme. Une dixième personne s’est tellement fait tabasser en prison qu’elle est handicapée à vie et l’État a abandonné les poursuites contre elle.
Les centres de rétention sont un élément indispensable du dispositif de gestion des flux migratoires. L’Union Européenne prétend abolir les frontières mais les renforce à l’extérieur et les multiplie à l’intérieur. Elles deviennent mobiles et donc omniprésentes. Ainsi, la rue, les transports, les administrations, les banques, les agences d’intérim, font office de frontières. Cela s’inscrit dans des politiques plus globales de contrôle de la main d’œuvre, des populations, nous sommes tous au quotidien contrôlés, fichés, fliqués.
Voilà pourquoi nous nous réjouissons quand une prison brûle, voilà pourquoi nous nous réjouissons que partout dans les centres de rétention en Europe éclatent des révoltes... départs de feu, évasions, grèves de la faim, mutineries, destructions. Les révoltés de Vincennes ont brûlé leur prison de l’intérieur, poursuivons la lutte à l’extérieur. Relaxe des inculpés de Vincennes ! Fermeture des centres de rétention ! Ni papiers, ni frontières !
Collectif relaxe pour les inculpés de Vincennes.
« Il faut penser la lutte autrement. Les gens et les flics se foutent de la grève de la faim. Ils se foutent des sans-papiers. Ils s’en foutent si on crève. Les gens bouffent des lames de rasoir tous les jours et on entend pas parler d’eux. Les petits trucs qu’on fait ne valent pas le coup. Il faut vraiment foutre le bordel pour leur mettre une vraie pression. Il faut que ça pète pour qu’ils s’intéressent à nous. »
Un retenu du centre de rétention de Vincennes, 2 mois avant l’incendie.
Rassemblement mardi 16 mars 17h - Place Cadenat (Belle de Mai-13003) pour se rendre au Centre de Rétention du Canet.
Source Indy Nantes.
En 2008, la prison pour sans papiers de Vincennes, crame entièrement. Les retenus y mettent le feu lors d’une révolte collective après plusieurs mois de lutte à l’intérieur. La plupart d’entre eux obtiennent ainsi leur libération. Un centre de rétention en moins, c’est concrètement moins de rafles et d’expulsions dans les mois qui suivent. Mais 9 personnes sont inculpées pour cet incendie, elles ont déjà fait entre 6 mois et un an de prison, et seront jugées le 17 mars. Elles risquent jusqu’à 3 ans de prison ferme. Une dixième personne s’est tellement fait tabasser en prison qu’elle est handicapée à vie et l’État a abandonné les poursuites contre elle.
Les centres de rétention sont un élément indispensable du dispositif de gestion des flux migratoires. L’Union Européenne prétend abolir les frontières mais les renforce à l’extérieur et les multiplie à l’intérieur. Elles deviennent mobiles et donc omniprésentes. Ainsi, la rue, les transports, les administrations, les banques, les agences d’intérim, font office de frontières. Cela s’inscrit dans des politiques plus globales de contrôle de la main d’œuvre, des populations, nous sommes tous au quotidien contrôlés, fichés, fliqués.
Voilà pourquoi nous nous réjouissons quand une prison brûle, voilà pourquoi nous nous réjouissons que partout dans les centres de rétention en Europe éclatent des révoltes... départs de feu, évasions, grèves de la faim, mutineries, destructions. Les révoltés de Vincennes ont brûlé leur prison de l’intérieur, poursuivons la lutte à l’extérieur. Relaxe des inculpés de Vincennes ! Fermeture des centres de rétention ! Ni papiers, ni frontières !
Collectif relaxe pour les inculpés de Vincennes.
« Il faut penser la lutte autrement. Les gens et les flics se foutent de la grève de la faim. Ils se foutent des sans-papiers. Ils s’en foutent si on crève. Les gens bouffent des lames de rasoir tous les jours et on entend pas parler d’eux. Les petits trucs qu’on fait ne valent pas le coup. Il faut vraiment foutre le bordel pour leur mettre une vraie pression. Il faut que ça pète pour qu’ils s’intéressent à nous. »
Un retenu du centre de rétention de Vincennes, 2 mois avant l’incendie.
Rassemblement mardi 16 mars 17h - Place Cadenat (Belle de Mai-13003) pour se rendre au Centre de Rétention du Canet.
Source Indy Nantes.
mardi 2 mars 2010
Extension du couvre-feu au Chili, 7000 militaires pour éviter les pillages
Chili: trois nouvelles villes placées sous couvre-feu pour éviter les pillages suite au séisme de samedi
Trois villes supplémentaires du centre du Chili sont passées sous couvre-feu pour prévenir les pillages et troubles à l'ordre public. Il s'agit des villes de Talca, Cauquenes et Constitucion, situées dans la région côtière du Maule, très affectée par le séisme. Par ailleurs, dans la ville dévastée de Concepcion, sous couvre-feu depuis lundi, les pillages se multiplient. Des renforts de troupes étaient en cours de déploiement mardi dans les régions du Maule et de Concepcion. Ils doivent porter à 7000 le nombre de militaires mobilisés dans la zone, a annoncé la présidente Michelle Bachelet. (SWISS TXT)
_________________________________________________
Chili: 160 personnes interpellées à Concepcion lors de la première nuit de couvre-feu
Au moins 160 personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi à Concepcion, la ville du Chili la plus touchée par le séisme de samedi, et où un couvre-feu a été instauré, après des scènes de pillage dimanche, a annoncé le vice-ministre de l'Intérieur.
Des militaires, aux côtés de la police, ont patrouillé dans la nuit les rues de Concecpion, la deuxième ville du pays, toujours privée d'électricité et plongée dans l'obscurité totale, deux jours après le séisme qui a fait au moins 708 morts, et de nombreux disparus.
Le couvre-feu décrété par les autorités militaires locales a été mis place de dimanche à 21H00 locales (00H00 GMT) jusqu'à 6H00 locales (09H00 GMT).
Symboliquement, il s'agit du premier couvre-feu décrété au Chili depuis la dictature militaire d'Augusto Pinochet, de 1973 à 1990.
Dans des cours, des patios, dans la rue, des groupes de voisins ont campé ou passé la nuit autour d'un feu, souvent près de leurs habitations endommagées, pour surveiller leurs biens ou propriétés.
D'autres ont campé sur les hauteurs de la ville.
Le vice-ministre Patricio Rosende n'a pas donné de précision sur les conditions des 160 interpellations.
Le couvre-feu, annoncé par haut-parleurs mardi avait prévenu que toute personne se trouvant dans les rues sans autorisation entre ces heures serait interpellée, remise à la police et placée en garde-à-vue.
Concepcion, dont l'agglomération à plus de 400 km de Santiago compte 500.000 habitants, a été été dimanche le théâtre de scènes de pillage de supermarchés, sur fond de pénuries de produits de première nécessité.
Source Leparisien.
Trois villes supplémentaires du centre du Chili sont passées sous couvre-feu pour prévenir les pillages et troubles à l'ordre public. Il s'agit des villes de Talca, Cauquenes et Constitucion, situées dans la région côtière du Maule, très affectée par le séisme. Par ailleurs, dans la ville dévastée de Concepcion, sous couvre-feu depuis lundi, les pillages se multiplient. Des renforts de troupes étaient en cours de déploiement mardi dans les régions du Maule et de Concepcion. Ils doivent porter à 7000 le nombre de militaires mobilisés dans la zone, a annoncé la présidente Michelle Bachelet. (SWISS TXT)
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Chili: 160 personnes interpellées à Concepcion lors de la première nuit de couvre-feu
Au moins 160 personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi à Concepcion, la ville du Chili la plus touchée par le séisme de samedi, et où un couvre-feu a été instauré, après des scènes de pillage dimanche, a annoncé le vice-ministre de l'Intérieur.
Des militaires, aux côtés de la police, ont patrouillé dans la nuit les rues de Concecpion, la deuxième ville du pays, toujours privée d'électricité et plongée dans l'obscurité totale, deux jours après le séisme qui a fait au moins 708 morts, et de nombreux disparus.
Le couvre-feu décrété par les autorités militaires locales a été mis place de dimanche à 21H00 locales (00H00 GMT) jusqu'à 6H00 locales (09H00 GMT).
Symboliquement, il s'agit du premier couvre-feu décrété au Chili depuis la dictature militaire d'Augusto Pinochet, de 1973 à 1990.
Dans des cours, des patios, dans la rue, des groupes de voisins ont campé ou passé la nuit autour d'un feu, souvent près de leurs habitations endommagées, pour surveiller leurs biens ou propriétés.
D'autres ont campé sur les hauteurs de la ville.
Le vice-ministre Patricio Rosende n'a pas donné de précision sur les conditions des 160 interpellations.
Le couvre-feu, annoncé par haut-parleurs mardi avait prévenu que toute personne se trouvant dans les rues sans autorisation entre ces heures serait interpellée, remise à la police et placée en garde-à-vue.
Concepcion, dont l'agglomération à plus de 400 km de Santiago compte 500.000 habitants, a été été dimanche le théâtre de scènes de pillage de supermarchés, sur fond de pénuries de produits de première nécessité.
Source Leparisien.
lundi 1 mars 2010
Suicide à l'EPM d'Orvault : État assassin, mairie complice
Dans la nuit de dimanche à lundi, des tags sont venus orner les murs de l’hôtel de ville d’Orvault et les abords de l’EPM : de splendides «Suicide à l’EPM, État assassin, mairie complice», pour ne pas laisser passer, et rappeler la volonté de détruire les taules par tous les moyens («Feu à l’EPM», «Crève la taule»).
Un suicide en taule, c’est pas un suicide, c’est l’État qui enferme et qui tue. C’est aussi la mairie qui a laissé s’implanter crapuleusement cet établissement de mort en échange de la construction d’un mur anti-bruit… C’est sûr, les citoyens d’Orvault peuvent dormir tranquilles, on tue en silence à l’abri des miradors et des murs de six mètres.
Qu’on ne compte pas sur nous pour arrêter de crier notre haine de ce monde de merde, des flics, des matons et de tout ce qui nous enferme. Force, courage et détermination à ceux qui sont dedans.
Indymedia Nantes, 1er mars 2010
Un suicide en taule, c’est pas un suicide, c’est l’État qui enferme et qui tue. C’est aussi la mairie qui a laissé s’implanter crapuleusement cet établissement de mort en échange de la construction d’un mur anti-bruit… C’est sûr, les citoyens d’Orvault peuvent dormir tranquilles, on tue en silence à l’abri des miradors et des murs de six mètres.
Qu’on ne compte pas sur nous pour arrêter de crier notre haine de ce monde de merde, des flics, des matons et de tout ce qui nous enferme. Force, courage et détermination à ceux qui sont dedans.
Indymedia Nantes, 1er mars 2010
22 ans de prison pour deux compagnons anarchistes grecs
Condamnations lourdes dans le procès à propos de la séquestration de Mylonas (Grèce) et en bas, encore quelques lettres des compagnons incarcérés
Le 10 juin 2008, l’industriel conservatif Mylonas est séquestré en Grèce. Quelques jours plus tard, après que sa famille avait payé une rançon de 10 millions d’euro, il est relâché.
Le 20 août 2008, les Unités Spéciaux attaquent une maison dans la périphérie de Thessalonique. Là, ils arrêtent le braquer fugitif et très connu Vasilis Paleokostas et l’anarchiste Polikarpos Georgiadis. Dans le centre de la ville, un autre compagnon anarchiste, Vagelis Hrisohoidis, est arrêté.
La police avait trouvé cette trace à l’aide d’une balance. A. Lazaridis, arrêté sur l’île de Crète avec de l’argent provenant de la rançon (au moins une partie de l’argent a été marqué) a immédiatement commencé à collaborer avec les flics. D’autres familiers ont aussi été arrêtés, accusés de complicité.
Entre temps, Vasilis Paleokostas s’est de nouveau fait la belle. Il a su s’évader à l’aide d’un hélicoptère de la prison de Korydallos à Athènes (et ça c’est déjà la deuxième fois avec cet outil). La moitié de l’argent a été retrouvé enterré dans le jardin de la maison à Thessalonique. Un mois après la séquestration, l’argent marqué était apparu à plus de 150 endroits en Grèce…
Le 2 février, leur procès a commencé. Il y avait beaucoup de témoins, à charge et à décharge, qui ont passé la revue. Le procureur et l’avocat de Mylonas ont dû admettre que Mylons a été traité humainement lors de la séquestration, que les séquestreurs ont pris soin de lui et qu’il n’a pas été frappé. Lazaridis a de nouveau fait des déclarations contre Paleokostas, les deux compagnons anarchistes et un autre prisonnier, Giorgos Haralabidis, en prison pour un braquage et qui se trouvait également en prison au moment de la séquestration.
Polikarpos comme Vagelis ont réfuté toutes les accusations. Polikarpos a déclaré qu’il a rencontré Paleokostas quand il se trouvait pour la première fois en prison (après une attaque incendiaire contre un véhicule d’une firme de sécurité à Thessalonique) en qu’ils sont alors devenus amis. Il a déclaré d’avoir aidé Paleokostas seulement en tant qu’ami et en tant qu’anarchiste. Après son évasion Paleokostas a notamment envoyé une lettre où il disait que les deux anarchistes « l’ont aidé au moment d’urgence » et que leur « seule crime est d’avoir montré de la solidarité avec un homme pourchassé et fugitif. »
A l’accusation de séquestration, les deux anarchistes se sont vus ajoutés encore l’accusation d’un braquage de banque et une tentative de braquage d’un transport de fonds, lors de laquelle ils auraient tiré. Il manquait manifestement des preuves, mais ça a permis aux flics de classer encore deux affaires.
Haralabidis a également fait une déclaration, exprimant notamment son soutien aux et sa solidarité avec les deux anarchistes et Paleokostas en cavale.
Le 17 février, le tribunal a prononcé les peines. Les deux anarchistes Polikarpos et Vagelis ont été condamnés à 22 ans et 3 mois (séquestration, braquage de banque, braquage d’un transport de fonds et tirer, c’est-à-dire, tentative d’homicide). La balance Lazaridis a pris 13 ans et 2 mois (séquestration). Le prisonnier Haralabidis a pris également 13 ans et 2 mois (complicité, pas participation, vu qu’il se trouvait en taule au moment des faits). Deux familiers de Haralabidis ont pris 13 mois en conditionnelle pour complicité. Paleokostas, toujours en cavale, a été condamné à 8 ans et 9 mois pour une série de délits mineurs. En son absence, le tribunal ne pouvait pas procéder à des condamnations plus lourdes pour des accusations plus lourdes, vu que sa présence est légalement requit.
* * *
Un industriel, une prise d’otage et des anarchistes
En juin 2008, l’industriel Giorgos Mylonas a été kidnappé. Mylonas est le président de l’union des industriels du nord de la Grèce. Il est bien connu pour avoir déclaré que les ouvriers devraient apprendre à accepter des conditions de travail plus dures et à travailler plus longtemps au lieu de bêler. Mylonas est le propriétaire de quelques usines en Grèce, mais aussi en Albanie et en ex-Yougoslavie. Après que sa famille ait payé une somme de 10 millions d’euros, il a été relâché.
Le 20 août, quatre personnes sont arrêtées et accusées de ce kidnapping : les deux compagnons anarchistes Polikarpos Georgiadis et Vagelis Hrisohoides et un braqueur connu Vasilis Palaiokostas. Les trois ont immédiatement pris distance du quatrième arrêté. Celui-ci avait été arrêté en Crète parce qu’il avait attiré l’attention en dépensant beaucoup d’argent liquide. Quand la police l’a interrogé, il a immédiatement offert sa collaboration et a donné les noms des trois autres. Pendant les perquisitions, une grande quantité d’armes, d’explosifs, des gilets pare-balles etc. ont été retrouvées. La police prétend avoir récupéré une partie de l’argent, environ 3 millions d’euros en coupures marquées. En outre, elle a déclaré que ce même argent marqué est réapparu à plus de 150 endroits différents en Grèce. La police a également découvert la maison où Mylonas pense avoir été séquestré, à Souriti près de Thessalonique. Palaiokostas et Georgiadis ont été arrêtés dans cette maison.
Georgiadis et Hrisohoides sont deux compagnons anarchistes. Le 16 avril 2004, Georgiadis avait déjà passé un an en prison, en préventive sous accusation d’avoir incendié un véhicule d’une entreprise de sécurité privée. Il a été condamné à 1 an qu’il avait déjà fait en préventive. Pendant ce séjour en prison, il a rencontré Vasilis Palaiokostas. Georgiadis publie d’ailleurs une revue qui s’intitule
« Menace Asymétrique ».
Vasilis Palaiokostas et son frère Nikos sont des braqueurs de banques très connus en Grèce. Depuis plus de 30 ans, ils vivent dans la clandestinité et braquent des banques. C’est connu qu’ils ont été soutenus et protégés par des habitants des villages dans les montagnes, où il y a toujours existé une tradition de ‘banditisme social’. C’est peut-être la seule explication au fait que les deux frères ont tant de fois réussi à échapper à la police. Ils se sont évadés de prison à plusieurs reprises.
Pendant la semaine qui a suivit l’arrestation ils sont passés devant le juge d’instruction. Déjà à ce moment, il y a eu deux rassemblements de solidarité au tribunal qui a confirmé la détention préventive. Quelques jours plus tard, plusieurs autres membres de la famille du quatrième arrêté ont été accusées de collaboration à la séquestration. Ceux-ci ont également fait des déclarations à la police, mais seulement concernant l’aide qu’eux-mêmes avaient fourni aux ravisseurs.
Lettre de Polikarpos Georgiadis
«Dans ce développement complexe et terrible qui a emporté l’époque des luttes de classes vers de nouvelles conditions, le prolétariat des pays industriels a complètement perdu l’affirmation de sa perspective autonome et, en dernière analyse, ses illusions, mais non son être. Il n’est pas supprimé. Il demeure irréductiblement existant dans l’aliénation intensifiée du capitalisme moderne : il est l’immense majorité des travailleurs qui ont perdu tout pouvoir sur l’emploi de leur vie, et qui, dès qu’ils le savent, se redéfinissent comme le prolétariat, le négatif à l’oeuvre dans cette société.»
- Guy Debord
Depuis les années 90, différentes personnes se sont exprimées autour de la typologie post-moderne, en portant à chaque fois différents types de masques : celui du néolibéral, celui du « milieu politique modéré », parfois encore celui du social-démocrate ou encore celui des idéologues de la tiédeur et un néo-gauchisme confus multiculturel qui mélange tout, et enfin, parfois aussi le masque de l’« anti-autoritaire », nouveau-hippie lifestyle. Tous ruminent/dissertent sur l’idéologie de la fin de l’histoire : il n’y aurait plus de prolétariat ni de guerre de classe, nous pouvons finalement marcher, sans peur, vers le Paradis du Marché, où le miel et le lait coulent en abondance. Et les hamburgers et le ketchup aussi…
Malheureusement pour les apologistes de la légalité, les faits sont tenaces: une poignée de capitalistes a organisé une bande criminelle et pris en otage des prolétaires, demandant comme rançon leur main d’œuvre, la commercialisation de l’activité humaine, leur temps (qui se transforme en argent) et l’entièreté même de leur existence. L’esclavage salarial est un crime permanent contre la dignité humaine. Pas seulement pour les ‘victimes’ habituelles des « accidents » de travail de la guerre de classe. Pas seulement pour les personnes mortes, blessées, amputées des « accidents » de travail, mais aussi pour les maladies liées à l’environnement et l’espace de travail. Pas seulement pour les champs de fraises qui nous montrent que nous ne sommes pas encore sortis de l’époque de l’esclavage. Pas seulement pour les travailleurs sacrifiés (locaux ou immigrés, main d’œuvre « chère et bon marché ») sur l’autel de chaque « rêve américain » ou « miracle grec ».
C’est l’existence même du travail salarié qui constitue le crime permanent ! Et les criminels, les kidnappeurs et les racketteurs sont tous les Mylonas. Même si les rats des médias présentent le chef des voleurs Mylonas (le patron de la bande des voleurs communs de la Fédération des Industries du Nord de la Grèce) comme une victime « innocente », comme un enfant néolibéral, un chrétien mal compris, comme un travailleur dur à la tâche, qui se donne jour et nuit pour le bien commun.
En ce qui concerne les malices illusionnistes qu’inventent différents rapaces comme Mylonas pour présenter leur « visage humain » (par exemple le capitalisme vert, l’industrie socialisée, etc), nous avons une chose à dire :
LE SATIRE A SES LIMITES...
Mylonas n’est rien d’autre que le cerveau d’une bande d’exploiteurs. Comme tous les capitalistes, lui aussi est un parasite : un poids sur terre et un obstacle pour les vents.
Donc le couple Mylonas devrait cesser de jouer les vierges effarouchées.
« Ô gentilhommes, la vie est brève…Et si nous vivons, que ce soit pour marcher sur la tête des rois. »
- W. Shakespeare
«La première tâche du prolétariat est la conscience de soi, de sa position et de son rôle. La conscience d’être une prostituée dans les mains des capitalistes, de produire la prospérité pour les patrons et la misère pour soi-même.
La conscience de l’autre côté, qui produit l’entièreté de la vie matérielle de la société.
Qu’il n’est rien mais PEUT ÊTRE TOUT.
La deuxième tâche du prolétariat est la négation de son rôle imposé, la négation du travail, la négation de l’aliénation.
La troisième tâche du prolétariat qui émerge naturellement des deux premières, est l’action révolutionnaire en vue de sa propre négation.
Seuls les sujets peuvent allumer les conditions objectives et causer l’explosion révolutionnaire de la destruction de la société de classe/autoritaire.»
- Extrait de ‘L’art de la guerre’, numéro 6
de « Menace asymétrique » (sous publication…)
Malheureusement, dans le Far West du capitalisme, les prolétaires ne font que blablater de leur bouffe de merde et ce qu’ils vont consommer. La vie a évolué vers une survie nécrophile entre cages de ciment, voitures, publicité, caméras de surveillance et flics. La route de la survie est toute tracée : d’un camp de concentration à l’autre, de l’école à l’université, de l’armée à l’esclavage salarial. Et là, le prolétaire croise les mêmes rues d’aliénation que le promeneur nocturne : travail, maison, centre commercial, travail. De la production à la consommation…
Derrière le rideau de fer de la prospérité virtuelle et la misère spectaculaire se cache la vérité non admise : le miracle de l’occident marche sur des cadavres. Pas seulement sur ceux du tiers-monde (bien que cette exploitation permanente soit le crime le plus gigantesque de l’histoire humaine), mais aussi sur ceux du tiers-monde présents en l’occident.
Derrière l’apparente ivresse de consommation se cache la pourriture d’une civilisation moribonde. Mais au sein de cette pourriture jaillit une possibilité. Une possibilité que même les think tanks du système existant, même les certitudes bureaucratiques du bolchevisme, même le déterminisme paléolithique des idéologies ne peuvent réprimer : l’entropie sociale, la révolution, la lutte permanente pour la destruction de l’Etat, de la propriété privée et du travail salarié.
Compagnons ! La vie est brève. Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur les têtes des patrons et de leurs esclaves.
Pour l’anarchie et le communisme !
PS 1. Dans le passé pas plus que maintenant, je ne parlerai dans mon discours public des questions liées au code pénal. En outre, l’ « innocence » et la « culpabilité » ne sont que de fausses distinctions qui ne concernent que l’armure légale de l’Etat.
La seule chose que je veux dire sur l’affaire, c’est que j’étais et je suis solidaire, comme anarchiste et ami, avec un homme illégal et traqué, Vasilis Paleokostas. A partir de là, mon discours sera en continuité avec celui d’avant mon arrestation, et non pas une lamentation en faveur d’une quelconque « innocence ».
PS 2. Le soutien économique et légal est important. Tout comme les appels en faveur de la liberté, mais la plus forte forme de solidarité est la continuité de l’action révolutionnaire.
Liberté pour les compagnons G. Dimitrakis, G. Voutsis-Vougiatsis et V. Botzatzis.
Liberté pour les révolutionnaires de l’organisation 17 novembre.
Solidarité pour les 6 compagnons en cavale. (1)
-La révolution avant tout et toujours-
Polikarpos Georgiadis
Prison de Ioannina
1 septembre 2008
(1) Pour l’instant, il reste encore 3 compagnons en cavale, recherchés dans le cadre du braquage pour lequel l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été condamné à 35 ans de prison.
* * *
PAS BESOIN DE BEAUCOUP DE MOTS pour décrire les conditions dans les prisons grecques. Un mot suffit : Dachau. Emprisonnements écrasants, peines tout aussi exterminatrices (les seules personnes à payer le scandale qu’arme le juge étant les prisonniers), captivité prolongée à coups d’accusations disciplinaires démesurées, assistance médicale minimale ou inexistante (à part l’administration massive de comprimés avec lesquels ils cherchent à créer de véritables chiens de Pavlov), prisons pleines à craquer (dans celle où je me trouve, il y a 200 personnes, et elle est pensée pour qu’y vivent 80 détenus. Les prisonniers sont serrés comme des sardines, même dans les couloirs !). On pourrait mettre fin à cet entassement d’une manière toute simple :
1-Reduction des emprisonnements préventifs.
2-Fin de la captivité pour les accusations disciplinaires vindicatives.
3-Abolition de la normative actuelle selon laquelle les drogués doivent effectuer les 4/5 de leur peine (en Grèce, tous les prisonniers accros aux drogues sont considérés comme des dealers, le nombre de « dealers » est ainsi plus élevé que le nombre de consommateurs).
Face à ces conditions misérables, nous avons des millions de raisons pour nous rebeller, et pas la moindre pour demeurer passifs. Nous sommes entièrement conscients du fait que toute mesure prise pour apaiser les prisonniers ne sert qu’à les faire taire, puisque tant que persistera la société autoritaire et de classes, la misère de la prison continuera aussi. J’unis mes forces à celles des prisonniers et leur lutte, comme je l’ai fait en me solidarisant avec eux quand j’étais hors de cette prison. Par contre je ne peux pas taire mon désaccord avec le poison que signifie une grève de la faim. Je montrerai ouvertement mon désaccord. Je crois qu’il n’est en rien nécessaire de nous éliminer nous-mêmes et de réaliser des actions qui nous affaiblissent, il y a beaucoup d’autres façons de résister et de lutter (aussi bien pour ceux qui sont dedans que pour les gens qui sont solidaires à l’extérieur). Notre santé, nos corps et nos esprits doivent rester forts et en forme TOUTE notre vie, et non pas décliner. Notre affrontement avec la société qui crée la misère de la prison doit continuer jusqu’à notre mort, pour cette raison nous devons sauvegarder notre santé physique et mentale comme notre trésor le plus précieux. Peut-être que la grève de la faim aura des aspects qui nous seront favorables (elle créera une forme de soutien et sensibilisera), mais à long terme elle aura des effets délétères. C’est simplement un pas en avant et deux pas en arrière. Plus encore elle créera des combattants de différents niveaux. Au moment où 50 ou 100 personnes, dans un esprit de sacrifice de soi-même, risquent leur santé physique et mentale, des milliers d’autres prisonniers continueront à manger leurs typiques boites de conserves. Je considère qu’une prise de décision à travers un processus collectif serait plus utile, pour que tous les moyens de lutte que nous adoptons soient utilisés par TOUS les prisonniers. Je ne désire en aucune façon briser l’unité qui prévaut entre les prisonniers. Ce texte a seulement été écrit pour tenter d’expliquer ma position au sujet de la grève de la faim (un thème présent au sein du mouvement depuis des années), pas pour critiquer les camarades qui y participent. Tout ce que je fais c’est lutter à travers les mots et les actes pour ce pourquoi je me battais avant d’être emprisonné, rien de plus. Evidemment, je mettrai tous mes efforts dans la lutte des prisonniers pour leur DIGNITÉ.
Jusqu’à ce que la dernière prison soit détruite !
Polikarpos Georgiadis
Prison de Ioannina
novembre 2008
* * *
Lettre commune de Giannis, Giorgos et Polikarpos
Même si, de dépôts d’êtres humains, les prisons étaient transformées en hôtels de luxe ; même si tous les prisonniers de toutes les prisons se contentaient de ‘peines raisonnables’ ; même si les tabassages quotidiennes étaient remplacés par des accords, adaptés au modèle des ‘droits humains’ ; même si les cellules ‘blanches’ étaient peintes en ‘rose’ ; même si l’héroïne cédait sa place à la méthadone : nous resterons pour toujours des ennemis de toute structure qui nous nie la liberté.
Nous serons les rebelles dans vos hôtels de luxe et les incendiaires de votre justice légale. Nous serons les combattants perpétuels, amoureux de la liberté. De meilleures conditions carcérales ne signifient rien de plus que de meilleures conditions de captivité. Pour nous, la question reste au fond la même, c’est la condition d’enfermement elle-même. La liberté et la révolution sont les seuls concepts qui nous incluent en entier. Nous participons à la mobilisation massive qui est en train d’avoir lieu dans la plupart des prisons. Nous choisissons d’agir avec ceux qui continuent à lutter pour ce petit peu en plus car la révolution est un mouvement perpétuel. Et dans ce mouvement perpétuel, nous sommes des composants organiques. Les fruits de notre lutte sont les liens et l’étincelle de destruction allumée à l’intérieur et à l’extérieur des galères. Toutes nos actions sont un pas de plus vers la destruction des prisons.
LIBERTE POUR TOUS
Ni prisonniers sociaux, ni prisonniers politiques
Dynamite et feu à toutes les prisons.
Giannis Dimitrakis
Giorgos Voutsis-Vogiatzis
Polikarpos Georgiadis
Giannis Dimitrakis est un anarchiste qui a été arrêté en janvier 2006 suite à une braquage de banque en Athènes. Pendant ce proces, il a précisé ses motivations anarchistes pour cette expropriation. Enfin, il a été condamné à 35 ans de prison (pour le braquage et la fusillade avec les flics). En avril 2007, Giannis a été tabassé par des matons dans la prison de Malandrino, où ensuite a commencé la première mutinerie d’une série de dix dans les prisons grècques.
Giorgos Voutsis-Vogiatzis est un compagnon anti-autoritaire qui a été arrêté en octobre 2007 suite à une braquage de banque en Athènes. Pendant sa fuite, il a été renversé et arrêté par un chauffeur de camion. Lui aussi a placé son choix de braquer une banque dans le cadre de la lutte révolutionnaire contre l’Etat et le Capital, contre le travail et l’économie, contre la résignation et la pacification sociale. Il est enfermé en attendant son procès, qui commencerait bientôt.
Source Indy Nantes.
Le 10 juin 2008, l’industriel conservatif Mylonas est séquestré en Grèce. Quelques jours plus tard, après que sa famille avait payé une rançon de 10 millions d’euro, il est relâché.
Le 20 août 2008, les Unités Spéciaux attaquent une maison dans la périphérie de Thessalonique. Là, ils arrêtent le braquer fugitif et très connu Vasilis Paleokostas et l’anarchiste Polikarpos Georgiadis. Dans le centre de la ville, un autre compagnon anarchiste, Vagelis Hrisohoidis, est arrêté.
La police avait trouvé cette trace à l’aide d’une balance. A. Lazaridis, arrêté sur l’île de Crète avec de l’argent provenant de la rançon (au moins une partie de l’argent a été marqué) a immédiatement commencé à collaborer avec les flics. D’autres familiers ont aussi été arrêtés, accusés de complicité.
Entre temps, Vasilis Paleokostas s’est de nouveau fait la belle. Il a su s’évader à l’aide d’un hélicoptère de la prison de Korydallos à Athènes (et ça c’est déjà la deuxième fois avec cet outil). La moitié de l’argent a été retrouvé enterré dans le jardin de la maison à Thessalonique. Un mois après la séquestration, l’argent marqué était apparu à plus de 150 endroits en Grèce…
Le 2 février, leur procès a commencé. Il y avait beaucoup de témoins, à charge et à décharge, qui ont passé la revue. Le procureur et l’avocat de Mylonas ont dû admettre que Mylons a été traité humainement lors de la séquestration, que les séquestreurs ont pris soin de lui et qu’il n’a pas été frappé. Lazaridis a de nouveau fait des déclarations contre Paleokostas, les deux compagnons anarchistes et un autre prisonnier, Giorgos Haralabidis, en prison pour un braquage et qui se trouvait également en prison au moment de la séquestration.
Polikarpos comme Vagelis ont réfuté toutes les accusations. Polikarpos a déclaré qu’il a rencontré Paleokostas quand il se trouvait pour la première fois en prison (après une attaque incendiaire contre un véhicule d’une firme de sécurité à Thessalonique) en qu’ils sont alors devenus amis. Il a déclaré d’avoir aidé Paleokostas seulement en tant qu’ami et en tant qu’anarchiste. Après son évasion Paleokostas a notamment envoyé une lettre où il disait que les deux anarchistes « l’ont aidé au moment d’urgence » et que leur « seule crime est d’avoir montré de la solidarité avec un homme pourchassé et fugitif. »
A l’accusation de séquestration, les deux anarchistes se sont vus ajoutés encore l’accusation d’un braquage de banque et une tentative de braquage d’un transport de fonds, lors de laquelle ils auraient tiré. Il manquait manifestement des preuves, mais ça a permis aux flics de classer encore deux affaires.
Haralabidis a également fait une déclaration, exprimant notamment son soutien aux et sa solidarité avec les deux anarchistes et Paleokostas en cavale.
Le 17 février, le tribunal a prononcé les peines. Les deux anarchistes Polikarpos et Vagelis ont été condamnés à 22 ans et 3 mois (séquestration, braquage de banque, braquage d’un transport de fonds et tirer, c’est-à-dire, tentative d’homicide). La balance Lazaridis a pris 13 ans et 2 mois (séquestration). Le prisonnier Haralabidis a pris également 13 ans et 2 mois (complicité, pas participation, vu qu’il se trouvait en taule au moment des faits). Deux familiers de Haralabidis ont pris 13 mois en conditionnelle pour complicité. Paleokostas, toujours en cavale, a été condamné à 8 ans et 9 mois pour une série de délits mineurs. En son absence, le tribunal ne pouvait pas procéder à des condamnations plus lourdes pour des accusations plus lourdes, vu que sa présence est légalement requit.
* * *
Un industriel, une prise d’otage et des anarchistes
En juin 2008, l’industriel Giorgos Mylonas a été kidnappé. Mylonas est le président de l’union des industriels du nord de la Grèce. Il est bien connu pour avoir déclaré que les ouvriers devraient apprendre à accepter des conditions de travail plus dures et à travailler plus longtemps au lieu de bêler. Mylonas est le propriétaire de quelques usines en Grèce, mais aussi en Albanie et en ex-Yougoslavie. Après que sa famille ait payé une somme de 10 millions d’euros, il a été relâché.
Le 20 août, quatre personnes sont arrêtées et accusées de ce kidnapping : les deux compagnons anarchistes Polikarpos Georgiadis et Vagelis Hrisohoides et un braqueur connu Vasilis Palaiokostas. Les trois ont immédiatement pris distance du quatrième arrêté. Celui-ci avait été arrêté en Crète parce qu’il avait attiré l’attention en dépensant beaucoup d’argent liquide. Quand la police l’a interrogé, il a immédiatement offert sa collaboration et a donné les noms des trois autres. Pendant les perquisitions, une grande quantité d’armes, d’explosifs, des gilets pare-balles etc. ont été retrouvées. La police prétend avoir récupéré une partie de l’argent, environ 3 millions d’euros en coupures marquées. En outre, elle a déclaré que ce même argent marqué est réapparu à plus de 150 endroits différents en Grèce. La police a également découvert la maison où Mylonas pense avoir été séquestré, à Souriti près de Thessalonique. Palaiokostas et Georgiadis ont été arrêtés dans cette maison.
Georgiadis et Hrisohoides sont deux compagnons anarchistes. Le 16 avril 2004, Georgiadis avait déjà passé un an en prison, en préventive sous accusation d’avoir incendié un véhicule d’une entreprise de sécurité privée. Il a été condamné à 1 an qu’il avait déjà fait en préventive. Pendant ce séjour en prison, il a rencontré Vasilis Palaiokostas. Georgiadis publie d’ailleurs une revue qui s’intitule
« Menace Asymétrique ».
Vasilis Palaiokostas et son frère Nikos sont des braqueurs de banques très connus en Grèce. Depuis plus de 30 ans, ils vivent dans la clandestinité et braquent des banques. C’est connu qu’ils ont été soutenus et protégés par des habitants des villages dans les montagnes, où il y a toujours existé une tradition de ‘banditisme social’. C’est peut-être la seule explication au fait que les deux frères ont tant de fois réussi à échapper à la police. Ils se sont évadés de prison à plusieurs reprises.
Pendant la semaine qui a suivit l’arrestation ils sont passés devant le juge d’instruction. Déjà à ce moment, il y a eu deux rassemblements de solidarité au tribunal qui a confirmé la détention préventive. Quelques jours plus tard, plusieurs autres membres de la famille du quatrième arrêté ont été accusées de collaboration à la séquestration. Ceux-ci ont également fait des déclarations à la police, mais seulement concernant l’aide qu’eux-mêmes avaient fourni aux ravisseurs.
Lettre de Polikarpos Georgiadis
«Dans ce développement complexe et terrible qui a emporté l’époque des luttes de classes vers de nouvelles conditions, le prolétariat des pays industriels a complètement perdu l’affirmation de sa perspective autonome et, en dernière analyse, ses illusions, mais non son être. Il n’est pas supprimé. Il demeure irréductiblement existant dans l’aliénation intensifiée du capitalisme moderne : il est l’immense majorité des travailleurs qui ont perdu tout pouvoir sur l’emploi de leur vie, et qui, dès qu’ils le savent, se redéfinissent comme le prolétariat, le négatif à l’oeuvre dans cette société.»
- Guy Debord
Depuis les années 90, différentes personnes se sont exprimées autour de la typologie post-moderne, en portant à chaque fois différents types de masques : celui du néolibéral, celui du « milieu politique modéré », parfois encore celui du social-démocrate ou encore celui des idéologues de la tiédeur et un néo-gauchisme confus multiculturel qui mélange tout, et enfin, parfois aussi le masque de l’« anti-autoritaire », nouveau-hippie lifestyle. Tous ruminent/dissertent sur l’idéologie de la fin de l’histoire : il n’y aurait plus de prolétariat ni de guerre de classe, nous pouvons finalement marcher, sans peur, vers le Paradis du Marché, où le miel et le lait coulent en abondance. Et les hamburgers et le ketchup aussi…
Malheureusement pour les apologistes de la légalité, les faits sont tenaces: une poignée de capitalistes a organisé une bande criminelle et pris en otage des prolétaires, demandant comme rançon leur main d’œuvre, la commercialisation de l’activité humaine, leur temps (qui se transforme en argent) et l’entièreté même de leur existence. L’esclavage salarial est un crime permanent contre la dignité humaine. Pas seulement pour les ‘victimes’ habituelles des « accidents » de travail de la guerre de classe. Pas seulement pour les personnes mortes, blessées, amputées des « accidents » de travail, mais aussi pour les maladies liées à l’environnement et l’espace de travail. Pas seulement pour les champs de fraises qui nous montrent que nous ne sommes pas encore sortis de l’époque de l’esclavage. Pas seulement pour les travailleurs sacrifiés (locaux ou immigrés, main d’œuvre « chère et bon marché ») sur l’autel de chaque « rêve américain » ou « miracle grec ».
C’est l’existence même du travail salarié qui constitue le crime permanent ! Et les criminels, les kidnappeurs et les racketteurs sont tous les Mylonas. Même si les rats des médias présentent le chef des voleurs Mylonas (le patron de la bande des voleurs communs de la Fédération des Industries du Nord de la Grèce) comme une victime « innocente », comme un enfant néolibéral, un chrétien mal compris, comme un travailleur dur à la tâche, qui se donne jour et nuit pour le bien commun.
En ce qui concerne les malices illusionnistes qu’inventent différents rapaces comme Mylonas pour présenter leur « visage humain » (par exemple le capitalisme vert, l’industrie socialisée, etc), nous avons une chose à dire :
LE SATIRE A SES LIMITES...
Mylonas n’est rien d’autre que le cerveau d’une bande d’exploiteurs. Comme tous les capitalistes, lui aussi est un parasite : un poids sur terre et un obstacle pour les vents.
Donc le couple Mylonas devrait cesser de jouer les vierges effarouchées.
« Ô gentilhommes, la vie est brève…Et si nous vivons, que ce soit pour marcher sur la tête des rois. »
- W. Shakespeare
«La première tâche du prolétariat est la conscience de soi, de sa position et de son rôle. La conscience d’être une prostituée dans les mains des capitalistes, de produire la prospérité pour les patrons et la misère pour soi-même.
La conscience de l’autre côté, qui produit l’entièreté de la vie matérielle de la société.
Qu’il n’est rien mais PEUT ÊTRE TOUT.
La deuxième tâche du prolétariat est la négation de son rôle imposé, la négation du travail, la négation de l’aliénation.
La troisième tâche du prolétariat qui émerge naturellement des deux premières, est l’action révolutionnaire en vue de sa propre négation.
Seuls les sujets peuvent allumer les conditions objectives et causer l’explosion révolutionnaire de la destruction de la société de classe/autoritaire.»
- Extrait de ‘L’art de la guerre’, numéro 6
de « Menace asymétrique » (sous publication…)
Malheureusement, dans le Far West du capitalisme, les prolétaires ne font que blablater de leur bouffe de merde et ce qu’ils vont consommer. La vie a évolué vers une survie nécrophile entre cages de ciment, voitures, publicité, caméras de surveillance et flics. La route de la survie est toute tracée : d’un camp de concentration à l’autre, de l’école à l’université, de l’armée à l’esclavage salarial. Et là, le prolétaire croise les mêmes rues d’aliénation que le promeneur nocturne : travail, maison, centre commercial, travail. De la production à la consommation…
Derrière le rideau de fer de la prospérité virtuelle et la misère spectaculaire se cache la vérité non admise : le miracle de l’occident marche sur des cadavres. Pas seulement sur ceux du tiers-monde (bien que cette exploitation permanente soit le crime le plus gigantesque de l’histoire humaine), mais aussi sur ceux du tiers-monde présents en l’occident.
Derrière l’apparente ivresse de consommation se cache la pourriture d’une civilisation moribonde. Mais au sein de cette pourriture jaillit une possibilité. Une possibilité que même les think tanks du système existant, même les certitudes bureaucratiques du bolchevisme, même le déterminisme paléolithique des idéologies ne peuvent réprimer : l’entropie sociale, la révolution, la lutte permanente pour la destruction de l’Etat, de la propriété privée et du travail salarié.
Compagnons ! La vie est brève. Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur les têtes des patrons et de leurs esclaves.
Pour l’anarchie et le communisme !
PS 1. Dans le passé pas plus que maintenant, je ne parlerai dans mon discours public des questions liées au code pénal. En outre, l’ « innocence » et la « culpabilité » ne sont que de fausses distinctions qui ne concernent que l’armure légale de l’Etat.
La seule chose que je veux dire sur l’affaire, c’est que j’étais et je suis solidaire, comme anarchiste et ami, avec un homme illégal et traqué, Vasilis Paleokostas. A partir de là, mon discours sera en continuité avec celui d’avant mon arrestation, et non pas une lamentation en faveur d’une quelconque « innocence ».
PS 2. Le soutien économique et légal est important. Tout comme les appels en faveur de la liberté, mais la plus forte forme de solidarité est la continuité de l’action révolutionnaire.
Liberté pour les compagnons G. Dimitrakis, G. Voutsis-Vougiatsis et V. Botzatzis.
Liberté pour les révolutionnaires de l’organisation 17 novembre.
Solidarité pour les 6 compagnons en cavale. (1)
-La révolution avant tout et toujours-
Polikarpos Georgiadis
Prison de Ioannina
1 septembre 2008
(1) Pour l’instant, il reste encore 3 compagnons en cavale, recherchés dans le cadre du braquage pour lequel l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été condamné à 35 ans de prison.
* * *
PAS BESOIN DE BEAUCOUP DE MOTS pour décrire les conditions dans les prisons grecques. Un mot suffit : Dachau. Emprisonnements écrasants, peines tout aussi exterminatrices (les seules personnes à payer le scandale qu’arme le juge étant les prisonniers), captivité prolongée à coups d’accusations disciplinaires démesurées, assistance médicale minimale ou inexistante (à part l’administration massive de comprimés avec lesquels ils cherchent à créer de véritables chiens de Pavlov), prisons pleines à craquer (dans celle où je me trouve, il y a 200 personnes, et elle est pensée pour qu’y vivent 80 détenus. Les prisonniers sont serrés comme des sardines, même dans les couloirs !). On pourrait mettre fin à cet entassement d’une manière toute simple :
1-Reduction des emprisonnements préventifs.
2-Fin de la captivité pour les accusations disciplinaires vindicatives.
3-Abolition de la normative actuelle selon laquelle les drogués doivent effectuer les 4/5 de leur peine (en Grèce, tous les prisonniers accros aux drogues sont considérés comme des dealers, le nombre de « dealers » est ainsi plus élevé que le nombre de consommateurs).
Face à ces conditions misérables, nous avons des millions de raisons pour nous rebeller, et pas la moindre pour demeurer passifs. Nous sommes entièrement conscients du fait que toute mesure prise pour apaiser les prisonniers ne sert qu’à les faire taire, puisque tant que persistera la société autoritaire et de classes, la misère de la prison continuera aussi. J’unis mes forces à celles des prisonniers et leur lutte, comme je l’ai fait en me solidarisant avec eux quand j’étais hors de cette prison. Par contre je ne peux pas taire mon désaccord avec le poison que signifie une grève de la faim. Je montrerai ouvertement mon désaccord. Je crois qu’il n’est en rien nécessaire de nous éliminer nous-mêmes et de réaliser des actions qui nous affaiblissent, il y a beaucoup d’autres façons de résister et de lutter (aussi bien pour ceux qui sont dedans que pour les gens qui sont solidaires à l’extérieur). Notre santé, nos corps et nos esprits doivent rester forts et en forme TOUTE notre vie, et non pas décliner. Notre affrontement avec la société qui crée la misère de la prison doit continuer jusqu’à notre mort, pour cette raison nous devons sauvegarder notre santé physique et mentale comme notre trésor le plus précieux. Peut-être que la grève de la faim aura des aspects qui nous seront favorables (elle créera une forme de soutien et sensibilisera), mais à long terme elle aura des effets délétères. C’est simplement un pas en avant et deux pas en arrière. Plus encore elle créera des combattants de différents niveaux. Au moment où 50 ou 100 personnes, dans un esprit de sacrifice de soi-même, risquent leur santé physique et mentale, des milliers d’autres prisonniers continueront à manger leurs typiques boites de conserves. Je considère qu’une prise de décision à travers un processus collectif serait plus utile, pour que tous les moyens de lutte que nous adoptons soient utilisés par TOUS les prisonniers. Je ne désire en aucune façon briser l’unité qui prévaut entre les prisonniers. Ce texte a seulement été écrit pour tenter d’expliquer ma position au sujet de la grève de la faim (un thème présent au sein du mouvement depuis des années), pas pour critiquer les camarades qui y participent. Tout ce que je fais c’est lutter à travers les mots et les actes pour ce pourquoi je me battais avant d’être emprisonné, rien de plus. Evidemment, je mettrai tous mes efforts dans la lutte des prisonniers pour leur DIGNITÉ.
Jusqu’à ce que la dernière prison soit détruite !
Polikarpos Georgiadis
Prison de Ioannina
novembre 2008
* * *
Lettre commune de Giannis, Giorgos et Polikarpos
Même si, de dépôts d’êtres humains, les prisons étaient transformées en hôtels de luxe ; même si tous les prisonniers de toutes les prisons se contentaient de ‘peines raisonnables’ ; même si les tabassages quotidiennes étaient remplacés par des accords, adaptés au modèle des ‘droits humains’ ; même si les cellules ‘blanches’ étaient peintes en ‘rose’ ; même si l’héroïne cédait sa place à la méthadone : nous resterons pour toujours des ennemis de toute structure qui nous nie la liberté.
Nous serons les rebelles dans vos hôtels de luxe et les incendiaires de votre justice légale. Nous serons les combattants perpétuels, amoureux de la liberté. De meilleures conditions carcérales ne signifient rien de plus que de meilleures conditions de captivité. Pour nous, la question reste au fond la même, c’est la condition d’enfermement elle-même. La liberté et la révolution sont les seuls concepts qui nous incluent en entier. Nous participons à la mobilisation massive qui est en train d’avoir lieu dans la plupart des prisons. Nous choisissons d’agir avec ceux qui continuent à lutter pour ce petit peu en plus car la révolution est un mouvement perpétuel. Et dans ce mouvement perpétuel, nous sommes des composants organiques. Les fruits de notre lutte sont les liens et l’étincelle de destruction allumée à l’intérieur et à l’extérieur des galères. Toutes nos actions sont un pas de plus vers la destruction des prisons.
LIBERTE POUR TOUS
Ni prisonniers sociaux, ni prisonniers politiques
Dynamite et feu à toutes les prisons.
Giannis Dimitrakis
Giorgos Voutsis-Vogiatzis
Polikarpos Georgiadis
Giannis Dimitrakis est un anarchiste qui a été arrêté en janvier 2006 suite à une braquage de banque en Athènes. Pendant ce proces, il a précisé ses motivations anarchistes pour cette expropriation. Enfin, il a été condamné à 35 ans de prison (pour le braquage et la fusillade avec les flics). En avril 2007, Giannis a été tabassé par des matons dans la prison de Malandrino, où ensuite a commencé la première mutinerie d’une série de dix dans les prisons grècques.
Giorgos Voutsis-Vogiatzis est un compagnon anti-autoritaire qui a été arrêté en octobre 2007 suite à une braquage de banque en Athènes. Pendant sa fuite, il a été renversé et arrêté par un chauffeur de camion. Lui aussi a placé son choix de braquer une banque dans le cadre de la lutte révolutionnaire contre l’Etat et le Capital, contre le travail et l’économie, contre la résignation et la pacification sociale. Il est enfermé en attendant son procès, qui commencerait bientôt.
Source Indy Nantes.
Concepcion (Chili): supermarchés pillés et cramés, affrontements avec les keufs, couvre-feu nocturne
Un supermarché a été pillé et incendié cette après-midi par des dizaines de personnes à Concepcion, une des villes les plus touchées par le séisme de samedi au Chili et théâtre de scènes de pillages pour la deuxième journée consécutive.
Un groupe d'habitants de Concepcion s'est approché dans l'après-midi d'un supermarché pour essayer de s'y servir en produits de première nécessité.
Repoussés par la police qui les a dispersés à l'aide de gaz lacrymogène, ils ont mis le feu au bâtiment, requérant l'intervention des pompiers.
Une partie du toît du supermarché en flammes s'est effondré, blessant un pompier.
D'autres scènes de pillage de magasins ont été rapportées ou constatées par des correspondants de l'AFP en plusieurs parties de l'agglomération de Concepcion, où des renforts de l'armée, blindés et soldats, ont été déployés depuis le puissant séisme de samedi. Un couvre-feu nocturne a été instauré dimanche pour limiter les pillages de la part de la population désespérée.
Source AFP.
Un groupe d'habitants de Concepcion s'est approché dans l'après-midi d'un supermarché pour essayer de s'y servir en produits de première nécessité.
Repoussés par la police qui les a dispersés à l'aide de gaz lacrymogène, ils ont mis le feu au bâtiment, requérant l'intervention des pompiers.
Une partie du toît du supermarché en flammes s'est effondré, blessant un pompier.
D'autres scènes de pillage de magasins ont été rapportées ou constatées par des correspondants de l'AFP en plusieurs parties de l'agglomération de Concepcion, où des renforts de l'armée, blindés et soldats, ont été déployés depuis le puissant séisme de samedi. Un couvre-feu nocturne a été instauré dimanche pour limiter les pillages de la part de la population désespérée.
Source AFP.
Loire: la direction de Siemens retenue par les salariés
Des salariés de Siemens à Saint-Chamond (Loire) retenaient depuis lundi 16H00 deux cadres du groupe allemand pour les contraindre à poursuivre les négociations sur le plan social lié à la fermeture du site, a-t-on appris auprès de l'intersyndicale et de la direction.
Christian Paris et Annie Bobinet, respectivement directeur administratif et financier (DAF) et directrice des Ressources Humaines (DRH) de l'entreprise d'ingénierie métallurgique Siemens VAI MT, sont retenus par des salariés affirmant être "mandatés par l'ensemble du personnel" face au "blocage des négociations".
"Nous avons interdiction de sortir de la salle pour répondre à des revendications précises du personnel", a déclaré à l'AFP Mme Bobinet, jointe par téléphone.
"La position de la direction a été claire mais les partenaires sociaux ne partagent pas cette position", a ajouté la DRH, quelques minutes avant de reprendre les discussions sous la contrainte "pour voir si un avancement est possible".
Toutefois, vers 18H30, le dialogue était à nouveau interrompu, selon un membre de l'intersyndicale Vincent Roue, selon lequel "la direction (nous) a fait savoir que plus rien n'est négociable".
"Le comportement des salariés qui nous retiennent est correct et d'autres manifestent à l'extérieur avec des feux de Bengale", a expliqué pour sa part Christian Paris, également joint par téléphone.
"Ils nous ont fait savoir que nous serions retenus tant qu'il n'y aurait pas d'évolution des négociations dans le sens qu'ils souhaitent, notamment sur le montant de la prime supra-légale pour les personnes licenciées", a indiqué M. Paris, précisant avoir reçu mandat de son président Bernhard Fonseka pour négocier dans le cadre du CCE.
Cet épisode intervient dans le cadre de l'ultime réunion du CCE de Siemens VAI MT, à laquelle ne participait pas le président de la société, Bernhard Fonseka.
Les salariés exigent notamment que les effectifs ne descendent pas sous la barre des 476, que le site de Saint-Chamond ne soit pas fermé et qu'il n'y ait pas de nouveau plan social pendant cinq ans
Source Lefigaro.
Christian Paris et Annie Bobinet, respectivement directeur administratif et financier (DAF) et directrice des Ressources Humaines (DRH) de l'entreprise d'ingénierie métallurgique Siemens VAI MT, sont retenus par des salariés affirmant être "mandatés par l'ensemble du personnel" face au "blocage des négociations".
"Nous avons interdiction de sortir de la salle pour répondre à des revendications précises du personnel", a déclaré à l'AFP Mme Bobinet, jointe par téléphone.
"La position de la direction a été claire mais les partenaires sociaux ne partagent pas cette position", a ajouté la DRH, quelques minutes avant de reprendre les discussions sous la contrainte "pour voir si un avancement est possible".
Toutefois, vers 18H30, le dialogue était à nouveau interrompu, selon un membre de l'intersyndicale Vincent Roue, selon lequel "la direction (nous) a fait savoir que plus rien n'est négociable".
"Le comportement des salariés qui nous retiennent est correct et d'autres manifestent à l'extérieur avec des feux de Bengale", a expliqué pour sa part Christian Paris, également joint par téléphone.
"Ils nous ont fait savoir que nous serions retenus tant qu'il n'y aurait pas d'évolution des négociations dans le sens qu'ils souhaitent, notamment sur le montant de la prime supra-légale pour les personnes licenciées", a indiqué M. Paris, précisant avoir reçu mandat de son président Bernhard Fonseka pour négocier dans le cadre du CCE.
Cet épisode intervient dans le cadre de l'ultime réunion du CCE de Siemens VAI MT, à laquelle ne participait pas le président de la société, Bernhard Fonseka.
Les salariés exigent notamment que les effectifs ne descendent pas sous la barre des 476, que le site de Saint-Chamond ne soit pas fermé et qu'il n'y ait pas de nouveau plan social pendant cinq ans
Source Lefigaro.
Sur le chemin des balades....Quelques rencontres
Le samedi 6 février 2010, une petite balade s'est déroulée dans les quartiers nord de Paris aux cris de « Liberté pour tous avec ou sans-papiers » « Arrêt des rafles, arrêt des expulsions, destruction des centres de rétention ». Sur le chemin, quelques rencontres : avec des hôtels Ibis du groupe accor qui louent leurs locaux à la police de l'air et des frontières pour servir de zone d'attente enfermant les sans-papiers non autorisés à entrer sur le territoire français, avec des banques et la poste qui dénoncent les sans-papiers à la police, avec France terre d'asile qui cautionne les centres de rétention et trie les sans-papiers, choisissant ceux qui seraient dignes de recevoir de l'aide de ceux qui doivent être expulsés, avec la Croix Rouge qui gère les centres de rétention main dans la main avec la police en Italie, travaille dans la zone d'attente zapi à Roissy, sert de caution humanitaire lors des charters expulsant les sans-papiers et aide la police et l'Etat à persécuter et expulser les Roms.
Ils collaborent à la machine à expulser, que cela se sache!
Source Indy Nantes.
Strasbourg : La Poste attaquée en solidarité
A Strasbourg, dans la nuit du 26 au 27 février, la Poste de la place de Zurich a été attaquée à coup de masse, le dab a eu son écran explosé.
Un tag a été posé : feu aux banques
La Poste a dénoncé des sans papiers aux flics.
Solidarité avec tous les révoltés en lutte contre la taule et la thune à Vincennes comme ailleurs.
Source Indy Nantes.
Un tag a été posé : feu aux banques
La Poste a dénoncé des sans papiers aux flics.
Solidarité avec tous les révoltés en lutte contre la taule et la thune à Vincennes comme ailleurs.
Source Indy Nantes.
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