vendredi 5 février 2010

Le mauvais exemple - De la lutte anti-esclavagiste dans le Salento

vendredi 5 février 2010

Le 10 février prochain, un mois après les émeutes à Rosarno qui ont montré au monde entier les conditions dans lesquelles vivent les étrangers pauvres en Italie (exploités, persécutés, rejetés, déportés), se conclura à Lecce le procès en appel contre quelques anarchistes qui, il y a quelques années, se sont battus contre les négriers modernes. (pour rappel)

Tandis qu’en Calabre, les damnés de la terre souffrent sous le joug du « crime organisé » tant exécré, à côté - dans le Salento - leur enfer était le CPT [centre de rétention] mal famé de San Foca, le Regina Pacis. Surveillé par des uniformes fidèles et géré par des soutanes bénites, des violences telles qu’elles ne pouvaient plus être cachées ni par les murs ni par les grillages se passaient à l’intérieur de ce centre. Certains l’ont vu, l’ont entendu et l’ont raconté. Le scandale était énorme et, dans les palais du pouvoir, se répandait une certaine gène. L’évêque de Lecce fut obligé de prendre la défense du responsable du centre – son acolyte Don Cesare Lodeserto – tandis que la justice mettait en marche des enquêtes timides. Entre-temps, la colère grondait dans la rue. Tandis que tous les démocrates sincères manifestaient pour le droit et ses normes, les anarchistes ont soutenu la révolte contre le camp et ses gardes-chiourme.

Récemment, nous avons encore vu comment l’Etat – qui fomente la guerre entre les pauvres en promulguant des lois xénophobes et en incitant à la haine raciale – est intervenu à Rosarno pour rétablir l’ordre : d’abord il a déporté en masse les rebelles, ensuite il a arrêté quelques meneurs d’esclaves. A Lecce, l’Etat s’est comporté de la même manière, mais à l’inverse : d’abord le prêtre, responsable des maltraitances, a été arrêté (en mars 2005), ensuite une enquête a été ouverte contre plusieurs anarchistes. Cinq compagnons ont été incarcérés en mai 2005. Après un an de réclusion, ils furent relâchés et ensuite condamnés, en première instance, à des peines allant de 5 à 2 ans de prison, pour « association de malfaiteurs » et quelques délits spécifiques. D’autres anarchistes furent condamnés à des peines plus légères. Aujourd’hui, le camp de Regina Pacis est fermé et le prêtre-tortionnaire a été envoyé en mission à l’étranger pour les comptes de Dieu. Mais la justice de Salento voudrait régler les comptes suspendus avec ces ennemis de toutes les frontières. Non seulement pour confirmer les peines, mais aussi pour les alourdir d’avantage.

Tandis que pour une grande partie de ces mêmes institutions, la révolte des immigrés à Rosarno est vue comme un exutoire compréhensible, la révolte des anarchistes de Lecce constitue une menace intolérable. L’esclave qui se rebelle contre un énième coup de fouet, pourvu qu’il n’exagère pas trop sa rage et rentre dans les rangs ensuite, peut encore se comprendre (sous réserve d’utiliser cette rébellion ensuite comme prétexte pour une déportation de masse). Des individus qui refusent le rôle de citoyen passif et indifférent, qui refusent toute discipline de parti, sont réprimés sans hésitations. Parce qu’ils donnent le mauvais exemple. L’Etat désapprouve l’omerta quand il s’agit de violences privées, mais la considère comme une obligation civique face à la violence institutionnelle.

Les anarchistes de Lecce ont fait ce que les meilleurs habitants de Rosarno n’avaient pas le courage de faire. Ils n’ont pas fermé les yeux sur ce qui était en train de se passer, ils n’ont pas invoqué ou attendu qui que ce soit, ils sont montés sur le champ de bataille pour arrêter directement l’infamie en cours. Et ils l’ont fait sans motifs politiques ou hypocrisie missionnaire. Ils ont vu une humanité en chaînes et se sont insurgés contre les négriers.
Voilà pourquoi à Lecce, ils veulent les condamner le 10 février prochain. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas les laisser seuls.

Quelques ennemis des frontières.

[Texte traduit d’une initiative à venir à Florence : “Contre l’esclavage de l’Etat et les camps pour immigrés, contre les CIE [centres de rétention] et les prisons”. Cette initiative aura lieu le 7 février en soutien aux anarchistes de Lecce qui comparaissent devant le tribunal pour la lutte contre le centre de rétention de San Foca]

Source.

Grèce : nouvelle arrestation d’un camarade accusé de faire partie de la "Conspiration des cellules du feu"

Arrestation d’un récidiviste pour participation aux attentats terroristes

[infogrece] • Publié le 02 février 2010

Un jeune de 21 ans a été arrêté lundi par la police grecque sous l’accusation d’appartenance présumée à un groupe issu de la mouvance anarchiste, "Conspiration des cellules de feu", ayant revendiqué l’attentat terroriste contre des policiers devant le bâtiment du ministère de l’Education.

Le mandat d’amener a été immédiatement émis dès que les empreintes digitales ont été identifiées sur des objets collectés par la police dans la cache du groupe découverte en septembre 2009.

Le jeune homme avait été déjà arrêté le 5 janvier 2009, après le mois d’émeutes à Athènes, et condamné à une peine de six mois de prison pour rébellion contre l’autorité, immédiatement après l’attentat terroriste contre des policiers devant le bâtiment du ministère de l’Education au cours duquel un policier avait été gravement blessé.

i-GR/ANA-MPA - Repris des Brèves du désordre.

L'université Lyon 2 recouverte de tags

Mort aux graffitis !

Dans la nuit de mardi à mercredi, des individus se sont introduits dans l’enceinte de l’université Lyon 2, située sur les quais du Rhône, et ont tagué les murs des bâtiments. Un acte de vandalisme que dénonce la direction de l’Université même si ce n’est pas la première fois qu’elle subit ce type de dégradation.

Depuis mercredi matin, il y a de la lecture sur les murs des bâtiments de l’université Lumière. Mais celle-ci n’a rien de poétique. Les slogans sont même souvent violents. Sur le bâtiment qui fait face à l’entrée principale, rue de l’université, on peut lire : «Le droit est mort, vive la grève» écrit à la peinture noire. Autres morceaux choisis, à la tonalité anarchiste : «Mort au capital», «Nique la bac», «Feu aux prisons», «Liberté pour les sans-papiers», «Ne plus payer» ou encore «Autodéfense contre la police».

Les anciens graffitis sont à peine effacés

Deux jours après les faits, des personnes chargées de l’entretien des locaux, comme Serge et Stéphane, s’activent à effacer ces inscriptions, sans trop se faire d’illusions. Ils savent que les dégradations recommenceront. A l’endroit où les pierres sont apparentes, d’anciens graffitis sont encore visibles. Les deux hommes font avec les moyens du bord : pots de peinture et dissolvants. Ils ne cachent pas leur agacement : «Dans un des bâtiments de l’université, on a été obligé de fermer les WC hommes après les avoir repeints trois ou quatre fois. On a mis une grille pour les condamner. Ils en avaient fait partout.» Ce «ils» reste encore flou : «J’espère que ce ne sont pas des étudiants qui ont fait ça mais je pense plutôt que ce sont des gens de l’extérieur», déplore Serge. Même avis du côté de Claire, étudiante américaine en licence d’anglais : «Il y a trop de fautes. Ça ne peut pas être des étudiants d’ici».

Dans un communiqué, l’Université a, quant à elle, annoncé qu’elle avait déjà déposé plusieurs plaintes. Néanmoins, le coup des réparations sera sans doute élevé. L’année dernière, les dégradations avaient coûté près de 100'000 euros.

Lyon Capitale, 4 février 2010.

Voir le communiqué policiaro-syndicaliste de la FSE: ici.

Barcelone: attaque contre un véhicule de Prosegur

Le premier janvier dernier à Barcelone nous avons incendié une voiture de l'agence de sécurité privée Prosegur, en posant un engin incendiaire muni d'un retardateur sous le réservoir d'essence.
Nous revendiquons l'action comme une réponse aux dernières agressions commises par des "vigiles de sécurité" de la ville et du tramway. Que ce soit bien clair pour les responsables de ces actes, ceux qui en bénéficient, et ceux qui les exécutent. Que ce soit bien clair pour ceux qui se balladent en uniforme et groupés, qui patrouillent dans le métro pour chasser de l'immigré, qui lâchent les chiens policiers au milieu d'une fête populaire...Nous avons choisi de ne plus laisser passer, de ne plus laisser d'autres agressions dans le silence.
Nous invitons à l'autodéfense, à la rébellion active toutes les formes de violence quotidienne imposées par ce système. Personne ne nous protégera de ceux qui "nous protègent".

Contre les attaques para-policières, solidarité active et action directe.

Traduit de l'italien depuis Informa-Azione.

Teramo (Italie): les vitres brisées de la Lega Nord

(repris des journaux locaux)

Silvi (Teramo) - Dans la nuit de samedi à dimanche au 21 de la rue Ernesto Romani un inconnu a réduit en morceaux les vitrines situées au rez-de-chaussée du siège de la Ligue du Nord.
Selon le communiqué du porte-parole du parti il s'agit d'un acte d'intimidation, étant donné que l'inconnu qui l'a accompli a laissé un tag sur place, dont le contenu n'a pas été révélé pour les besoins des enquêtes en cours. (...)

Traduit de l'italien depuis informa-azione

jeudi 4 février 2010

Vineland (New Jersey, USA): un chariot élévateur de Wal-Mart détruit par un molotov

La police cherche à identifier l'auteur d'une attaque à l'engin incendiaire qui a détruit un chariot élévateur au Walmart Supercenter.
Les policiers municipaux et les pompiers sont arrivés dimanche vers midi au magasin situé sur West Landis Avenue. Le chariot élévateur était garé dehors, derrière le supermarché, et les pompiers sont parvenus à éteindre l'incendie.

Lundi, la police a précisé qu'un cocktail molotov artisanal avait été posé contre le réservoir d'essence puis allumé. L'explosion a entièrement détruit l'engin, dont le prix est évalué à 25 000$.

Le batiment en lui-même n'a pas été touché par les flammes, et personne n'a été blessé, selon des sources policières.
Lundi, aucun responsable de Walmart ne voulait faire de commentaire.

Traduit de l'anglais depuis Social Rupture (26 janvier).

Athènes: attaque incendiaire contre un bureau de perception

Attaque à la bombe incendiaire à Athènes
1 février 2010 '

Hier matin, des vandales non identifiés ont brisé la façade de verre d'une perception dans le quartier de Neos Cosmos, près du centre d'Athènes, avant de jetter des bombes incendiaires à l'intérieur. Selon des voisins, six jeunes auraient effectué l'attaque qui a causé de sérieux dégâts, mais aucune blessure.

Source Kathimerini (quotidien grec)

Traduit de l'anglais depuis angry news from around the world

Attaque contre une animalerie - Guadalajara (Mexique)

" Au milieu de ce mois de janvier notre cellule est sortie dans les rues pour détruire la propriété des personnes qui s'enrichissent grâce à l'exploitation animale.
Nous nous sommes chargés de rage contre une animalerie et avons donné une réponse à son exploitation des animaux, l'action directe. Le magasin a eu ses vitrines détruites.
En solidarité avec les journées d'agitation anticarcérale et avec les prisonniers mexicains et du monde entier.

Nous allons continuer, cela ne s'arrête pas là!

Cellule contre l'exploitation animale - Guadalajara "

http://liberaciontotal.entodaspartes.net/archives/8616

Source Même pas peur

Villiers-le-Bel : un policier blessé par un tir de plomb

AFP, 01/02/2010

Un policier en patrouille a été légèrement blessé hier soir à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) "par un tir de plomb" et une enquête a été ouverte. Une patrouille de l’Unité territoriale de quartier (UTeQ) a été prise pour cible par des jeunes gens qui ont notamment jeté des engins incendiaires en leur direction dimanche vers 22H00. Un policier de l’UTeQ aurait également été visé au jugé "par un tir de plomb", sans doute une arme à feu, selon les sources policières, et touché légèrement à la main. Il devait être hospitalisé aujourd’hui, selon une source proche du dossier.

Les policiers ont répliqué "avec leurs armes de défense et mis en fuite leurs présumés agresseurs", ont indiqué les sources. Deux douilles d’une arme de calibre 9mm ont par ailleurs été retrouvées sur les lieux.

Un drame qui avait coûté la vie à deux adolescents, tués dans une collision entre leur moto et une voiture de police le 25 novembre 2007, avait été suivi de deux jours de violences entre jeunes et forces de l’ordre à Villiers. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d’armes à feu, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits.

Bruxelles - Troubles après le meurtre d’un braqueur par les flics

Un groupe d’une quinzaine d’individus ont brisé une vitrine et les vitres d’une vingtaine de voitures du centre d’Anderlecht jusqu’au quartier Cureghem vendredi soir. Un mineur d’âge a été interpellé. La police de la zone Bruxelles-Midi a été appelée en début de soirée vendredi pour des troubles commis par une vingtaine d’individus. Les vitres d’une vingtaine de voitures ont été brisées, a-t-on appris de Fanny Wellens, porte-parole de la zone Midi. Les suspects ont également endommagé des abribus et la vitrine du centre Renault situé square Albert. Partis du centre d’Anderlecht, les suspects se sont dirigés vers le quartier des abattoirs d’Anderlecht. Les auteurs étaient vers 21h30 encore en liberté, la police tentant de les intercepter. La police a été appelée par les propriétaires des véhicules endommagés et des riverains. Un mineur interpellé Un mineur d’âge a été interpellé à la suite des troubles intervenus à Anderlecht vendredi soir. Le jeune a été pris en train de fabriquer un cocktail molotov. Il a été mis à la disposition du juge de la jeunesse, a indiqué samedi le porte-parole de la police de la zone Bruxelles-Sud. Partie à la recherche des auteurs des troubles, la police a repéré vendredi soir un groupe occupé à fabriquer un cocktail molotov. Les forces de l’ordre ont pu attraper un mineur d’âge, le reste du groupe parvenant à s’échapper. La police soupçonne un lien avec l’issue fatale de l’attaque du Lidl de Molenbeek jeudi. “Nous n’avons pas de preuves concrètes et mais une tension latente règne et la moindre étincelle semble suffisante pour mettre le feu aux poudres”, selon le porte-parole de la police. (D’après Belga)

Troubles à Anderlecht : un seul mineur interpellé

Contrairement à de précédentes informations, seul un mineur d’âge a été interpellé à la suite des troubles intervenus à Anderlecht vendredi soir. Le jeune a été pris en train de fabriquer un cocktail molotov. Le jeune a été mis à la disposition du juge de la jeunesse, a indiqué ce samedi le porte-parole de la police de la zone Bruxelles-Sud. Partie à la recherche des auteurs des troubles, la police a repéré vendredi soir un groupe occupé à fabriquer un cocktail molotov. Les forces de l’ordre ont pu attraper un mineur d’âge, le reste du groupe parvenant à s’échapper. Plus tôt dans la soirée, une quinzaine d’individus avaient commis une série de dégradations depuis le centre d’Anderlecht jusqu’au quartier de Cureghem. Ils ont brisé la vitrine d’un magasin et les vitres de plusieurs véhicules. À l’aide d’un cocktail molotov, le feu a par ailleurs été bouté à une voiture. La police soupçonne un lien avec l’issue fatale de l’attaque du Lidl de Molenbeek jeudi. « Nous n’avons pas de preuves concrètes et mais une tension latente règne et la moindre étincelle semble suffisante pour mettre le feu aux poudres », selon le porte-parole de la police.

23.01.2010 lesoir.be.
(Repris des Brèves du désordre)

Bruxelles - Invasion dans une cantine de Sodexo

18.01.2010
Un groupe de personnes a envahi la cantine de Sodexo lundi dans l’après-midi, sur le campus de l’ULB. Ils ont détruit une partie de la nourriture et pris une autre partie. Ils ont laissé des tags contre les déportations et les centres fermés. Voici le texte du tract qu’ils ont laissé sur place :

http://www.cemab.be/news/2010/01/8421.php

Paris : courrier du coeur pertubateur (et une agence Carlson de touchée !)

Paris : courrier du coeur pertubateur (et une agence Carlson de touchée !)(Le 1er février 2010)
Alors que nous perturbions ce lundi 1er Fevrier l’agence Carlson wagon-lit de bastille rue de lyon, tu as vu notre banderole : Carlson Wagon-lit expulseur de sans papiers/Liberté pour tous". Attiré par notre grand bruit et nos cris tu as traversé la rue et tu nous as encouragé chaleureusement.

Tu nous as tendu la main, nous t’avons tendu le tract "Quelques vautours de la machine à expulser" devant la vitrine de l’agence recouverte d’affiches "Solidarité avec les inculpés de Vincennes" et "Sabotons la machine à expulser".

Ce que tu n’as pas su c’est qu’à l’intérieur plusieurs personnes ont empêché les employés de travailler et que les inscriptions "liberté de circulation","Collabos de merde" et "Expulseurs de sans-papiers ont redécoré les lieux.

Mais ce que tu as compris c’est que Carlson Wagon-lit Travel est une agence de voyage qui a le monopole pour réserver les places d’avion et de bateau pour les sans-papiers expulsés et les flics de l’escorte. Tu as compris aussi que comme les autres entreprises qui se font des thunes avec les expulsions, il est possible de les harceler partout et par de nombreux moyens. Peut-être nous retrouverons nous ces prochains jours au tribunal ou ailleurs (dans la rue, aux abords des magasins bouygues, de la poste ou dans une chambre d’hôtel ibis,...)

SOLIDARITE AVEC LES INCULPES DE LA REVOLTE ENFLAMEE DU CRA DE VINCENNES

Source

jeudi 28 janvier 2010

Gênes : deux antennes-relais de portables incendiées en solidarité

"Gênes : deux antennes-relais de portables incendiées en solidarité avec les prisonniers en lutteLe 22 janvier, deux antennes ont été incendiées. Beaucoup de personnes sont en prison à cause du téléphone portable. Détruisons le contrôle social. Solidarité avec les prisonniers en lutte.

Traduit de l’italien de Informa-azione, Mar, 26/01/2010

Source

Paris: l'antiterrorisme saisi après des dégradations de DAB

L’"ultra gauche" soupçonnée de dégradations de DAB à Paris, la section antiterroriste saisie

AP 26.01.2010

La section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle a été saisie d’une enquête préliminaire portant sur une quarantaine de dégradations de distributeurs automatiques de billets (DAB) à Paris attribuées à des militants de "l’ultra gauche", a-t-on appris mardi de source policière.
Les premières dégradations remontent au début du mois de décembre où plusieurs DAB ont été tagués ou recouverts d’autocollants dans les XIe, XVe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements.

Des incendies de poubelles ont endommagé certains d’entre eux. Plusieurs DAB ont notamment été dégradés le week-end dernier dans les XIe et XVe arrondissements.

Ces actes ont notamment été revendiqués sur Internet par des inconnus qui accusent les banques de "balancer" des sans-papiers à la police et affirment être solidaires des personnes mises en examen pour l’incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes le 22 juin 2008, dont le procès s’est officiellement ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.

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Info RTL : l’ultra-gauche fortement soupçonnée de dégradations de DAB à Paris

RTL info, 26 janv. 2010, 13h33

On avait parlé de l’ultra-gauche au moment de "l’affaire de Tarnac" et des sabotages sur les lignes TGV. La piste est également privilégiée après la série de dégradations de distributeurs automatiques de billets à Paris. C’est une information RTL. Des auto-collants, retrouvés sur les DAB, accusent les banques de dénoncer des sans-papiers aux autorités. Par ailleurs, tous ces faits ont été revendiqués sur Internet sous le titre "solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes". Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, confiée à la section anti-terroriste de la PJ parisienne.

Ecouter le reportage des journaflics

Deuxième reportage

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L’ultragauche fait son retour ?
20 minutes, le 26.01.10 à 18h10

FAITS-DIVERS - Après les trains, la mouvance est soupçonnée de s’en prendre aux distributeurs automatiques...

Après Tarnac, l’ultragauche refait parler d’elle. Selon RTL, la police soupçonne cette mouvance d’être à l’origine d’une série de dégradations de distributeurs automatiques de billets, à Paris.

Au total, 42 dégradations auraient été constatées, même si, depuis début décembre, les vandales en ont revendiqué près d’une centaine. Dernier fait en date : 27 distributeurs automatiques ont été vandalisés dans six arrondissements parisiens dans la nuit de vendredi à samedi.

Le mode opératoire des vandales peut différer : le lecteur de carte bancaire est rempli de colle ultra-forte, aspergé d’acide ou détruit à la masse.

« Cette banque balance des sans-papiers aux flics »

Seul indice pour suspecter l’ultragauche : à chaque détérioration, des autocollants sont apposés sur les murs où il est écrit : « hors-service. Cette banque balance des sans-papiers aux flics. Sabotons la machine à expulser. Liberté pour toutes et tous ».

La police avance également une autre raison pour ces dégradations. Mardi, le procès des incendiaires du centre de rétention administratif de Vincennes s’ouvre à Paris. Toutes les dégradations sont d’ailleurs revendiquées sur Internet au nom de la « solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes ».

Selon les policiers, les actions s’étendraient maintenant aux entreprises de BTP participant à la construction d’établissements pénitentiaires.

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Enquête en France sur des sabotages visant des agences bancaires
Reuters, 26/01/2010

PARIS - Une enquête préliminaire de police est ouverte depuis décembre sur des sabotages en série de distributeurs automatiques de billets de la BNP et de La Banque postale, a-t-on appris de source judiciaire.

Une quarantaine de distributeurs ont été sabotés avec de la colle, de l’acide, à coups de masse ou encore incendiés, lors de cinq opérations distinctes depuis début décembre à Paris. Des faits similaires ont été signalés en province, notamment à Grenoble.

La section antiterroriste du parquet de Paris a saisi les enquêteurs spécialisés dans les faits terroristes de la brigade criminelle, une unité d’élite de la police, précise-t-on, confirmant une information de RTL.

Les policiers pensent avoir affaire à un groupe organisé de militants de l’extrême gauche, en raison des slogans portés sur les distributeurs sabotés, qui reprochent aux deux banques concernées d’avoir dénoncé des étrangers sans papiers titulaires de comptes.

"BNP, balance de sans-papiers aux flics", "À bas les collabos", pouvait-on lire sur les distributeurs. Il est aussi fait référence au procès, en cours à Paris, des incendiaires présumés d’un centre de rétention en 2008 à Paris : "Liberté pour les inculpés de Vincennes".

La police remarque aussi que les opérations ont été revendiquées sur un site internet présenté comme proche de la mouvance de l’extrême gauche, indymedia.org.

Reims: Des banques taguées par des défenseurs de sans-papiers


Les employés de plusieurs établissements bancaires de Reims vont faire une drôle de tête en arrivant ce matin au travail.

Ils vont découvrir sur leurs vitrines des tags écrits en grosses lettres, dans la nuit de samedi à dimanche, par des personnes manifestement engagées dans la défense des sans-papiers. On peut parler d’une petite action commando car les auteurs ont sévi au préjudice des mêmes enseignes, à deux endroits différents de la ville.


Un concentré de leur expédition est visible rue Gambetta où ils ont pris pour cibles les vitrines des agences BNP Paribas, du CIC et de La Poste (Banque postale) : «La Poste dénonce des sans-paps» ; «La Poste collabore à la déportation» ; «BNP balance les sans-papiers» ; «BNP collabo» ; «CIC dénonce les sans-paps».


Des inscriptions similaires ont été faites loin de la rue Gambetta, sur l’agence de la BNP du quartier d’affaires Clairmarais.


Rédigés à la bombe de peinture blanche et noire, les tags semblent correspondre à deux écritures différentes.


Leurs auteurs, de toute évidence, veulent protester contre les arrestations de sans-papiers suite à des informations transmises par les banques.


Ainsi, début janvier, la presse a fait état d’un sans-papiers dénoncé à la police après l’ouverture d’un compte dans une agence de la Banque postale en région parisienne (La Poste s’est justifiée en expliquant qu’il avait présenté un faux titre de séjour).


D’autres cas similaires ont été rapportés auparavant, notamment dans une agence BNP de Seine-Saint-Denis.

Source: L’Union, 25 janvier 2010.

Lyon: nouvelle action de solidarité aux inculpés de Vincennes

Alors que les procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, reports après reports, nombreux sont ceux qui continuent d’affirmer leur solidarité.

A Lyon, comme ailleurs, les cibles sont des entreprises participants aux logiques d’enfermement.

Dernièrement déjà Bouygues et BNP Paribas avaient été graffés place de la Croix Rousse en soutien aux inculpés de Vincennes. (Cf. Tant que les centres et les zones de rétentions existeront…)

Lire aussi la Chronologie mise à jour de la semaine de solidarité en cours avec les inculpés de l’incendie de Vincennes

Les photos de l'action ICI

mardi 26 janvier 2010

Paris : Balade du vendredi, en solidarité avec les inculpés du centre de rétention de Vincennes

Un récit de la manif-balade du samedi 23 janvier a été publié dans les Brèves du désordre de Cette semaine mais aucun récit de la balade de la veille (vendredi 22) n’a encore été publié.

Voilà vite fait :

Dans l’après-midi, près d’une quarantaine de personnes se sont retrouvées derrière une banderole "Fermeture des centres de rétention", sans qu’aucun appel public n’ait été lancé, dans le 13ème arrondissement de Paris, pour une petite balade offensive...
Pendant environ une heure, la balade a traversé plusieurs rues du 13ème, criant joyeusement des slogans hostiles aux centres de rétention et à l’enfermement en général, affirmant la liberté pour tous, avec ou sans papiers.

Des dizaines d’affiches appelant à la solidarité avec les inculpés du centre de rétention de Vincennes ont été collées, de nombreux tags ont été faits à la bombe de peinture et au marqueur, sur les mêmes thématiques (solidarité avec les sans-papiers, contre les centres de rétention et toutes les prisons, etc.).

Au bout d’un moment, la flicaille a commencé à rappliquer, une, puis deux, puis trois voitures, ça commençait à devenir de moins en moins simple de continuer, la balade a donc traversé l’université de Tolbiac / Paris I pour ressortir de l’autre côté et finir par se disperser dans le métro, après avoir traversé une galerie commerciale en continuant de crier des slogans (effet garanti).

Aucun contrôle d’identité, aucune interpellation.

Tout cela s’est déroulé bien sûr dans le cadre de la semaine de solidarité avec les sans-papiers qui passent en procès les 25, 26 et 27 janvier 2010 au TGI de Paris (métro Cité)

Grenoble: solidarité avec les inculpés de vincennes

En solidarité avec les inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, le palais de justice de Grenoble a été recouvert de peinture rouge, et du tag « le palais de justice enterre nos révoltes, enterrons le », dans la nuit de jeudi.

Source

Trains vandalisés : 500.000 euros de dégâts

Un groupe d'inconnus a vandalisé en gare de Nice dans la nuit de samedi à dimanche 35 voitures de TER, de TGV, ou de grandes lignes, pour un préjudice évalué à plus 500.000 euros, a indiqué la SNCF, qui a déposé plainte. « Un certain nombre de personnes se sont attaqué avec une rare violence à du matériel ferroviaire en gare de Nice. Ces attaques contre des biens publics sont totalement inacceptables », a indiqué à l'AFP le directeur régional de la SNCF Joseph Moulin.

Il était entre 04h et 05h dimanche quand les agresseurs ont fait irruption dans la gare, sont montés dans les trains à l'arrêt et ont tout saccagé. Au total 15 voitures de TER et 20 voitures de TGV ou de trains grandes lignes, qui effectuent la liaison entre Nice et Bordeaux, et Nice et Strasbourg, ont été vandalisées. 152 baies vitrées ont été cassées, en plus de dégradations diverses à l'intérieur des trains, comme des extincteurs vidés. « En première analyse, les dégâts sont évalués à plus de 500.000 euros », a dit M. Moulin.

Trains supprimés et retardés

La SNCF a déposé plainte. La police a ouvert une enquête. Les caméras de surveillance sont en place dans la gare, et les données ont été transmises aux services de police. Ces actes de vandalisme ont entraîné la suppression de deux TER dimanche. Un TGV est parti avec deux heures de retard, après une réparation provisoire. Durant la semaine, plusieurs TER vont être supprimés, dont quatre ou cinq sur la Côte d'Azur lundi ainsi que deux ou trois entre Marseille et Toulon.

Source Ouest-France.

dimanche 24 janvier 2010

Antiterrorisme : Nouvelle enquête autour du CPE

Une vieille enquête sur des sabotages SNCF pendant le mouvement anti-CPE passe en antiterrorisme ; un réquisitoire vise une personne déjà mise en cause par l’Etat dans l’affaire de la dépanneuse de police lors des émeutes qui ont suivies les élections présidentielles de mai 2007.

Fin août 2009, le juge d’instruction antiterroriste Brunaud, qui s’occupe de l’affaire de janvier 2008 (fumigènes, dépanneuse… pour rappel, voir http://infokiosques.net/mauvaises_intentions ), décide de commencer à clore cette enquête. S’ensuit alors, comme habituellement, une période de quelques mois pendant laquelle les différentes parties (inculpés et procureur) peuvent faire des observations et demander de nouveaux actes d’enquête. Cette période est censée durer trois mois mais, lorsque personne n’est en prison, les juges ne respectent pas les délais.Récemment, nous avons appris que le procureur avait demandé un « réquisitoire supplétif ». L’enquête est donc toujours ouverte : l’instruction n’a finalement pas été close.

Ainsi, le 10 décembre 2009, le procureur a demandé à ce que soient effectués de nouveaux actes d’enquête, dont le contenu vient d’être connu. Le procureur met en avant différents éléments.En septembre 2009, un rapport indique que l’ADN de Juan (inculpé pour l’histoire de la dépanneuse) aurait été prélevé sur une paire de gants en latex qui aurait été trouvée non loin des lieux d’une tentative d’incendie contre la SNCF, datant du 12 avril 2006, à Paris 19ème.Le procureur relève contre Juan, et contre « tous autres », des « présomptions graves » de détention et transport d’éléments incendiaires, de tentative de dégradation, de dégradation et d’association de malfaiteurs ; le tout en relation avec une entreprise terroriste. Cette enquête sur le 12 avril s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large concernant des dégradations contre la SNCF en bande organisée (concrètement, des incendies sur des installations électriques gérant le trafic des trains). L’enquête comprend différents faits, tous s’inscrivant dans le mouvement anti-CPE :
- le 29 mars 2006 à Alfortville, Orly, Villemoison sur Orge et Champlan
- le 6 avril 2006 à Wissous, Sarcelles, Epinay sous Sénart et Bobigny
- le 12 avril 2006 à Paris
L’enquête qui regroupe tous ces faits était ouverte depuis 2006. Fin novembre 2009, elle bascule en antiterrorisme, et est donc aujourd’hui gérée par un juge antiterroriste à Paris.

Mettant en avant ces arguments, le procureur demande au juge de :
- faire de nouvelles analyses téléphoniques
- comparer les modes opératoires utilisés en mars avril 2006 et celui du 2 mai 2007 (affaire de la dépanneuse de police)
- comparer ces modes de fabrication à ceux décrits dans les livres saisis dans la voiture lors de l’arrestation d’Isa en janvier 2008
- effectuer des comparaisons ADN concernant Juan
- procéder à des expertises psychiatriques sur Isa, Juan et Damien (les 3 personnes déjà accusées pour l’histoire de la dépanneuse).

Une commission rogatoire est en cours : les flics sont en train d’enquêter. A ce jour, il n’y a pas encore de retour. Plus d’infos bientôt sans doute.

Solidarité !

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PS: Isa* et Juan* sont des pseudos.