vendredi 20 août 2010

L'ouragan - parution à numéro unique contre les centres fermés et contre toutes les prisons, avec ou sans murs.

Le PDF à télécharger à cette adresse:

http://www.cemab.be/uploads/2010/08/louragan.pdf

Italie : tentatives d’évasions collectives dans les centres de rétention d’Elmas et Trapani

Elmas [Cagliari] : « Huit de la centaine de nord africains hébergés actuellement dans le centre de premier accueil ont organisé une petite révolte, s’en prenant au mobilier et endommageant les portes et les fenêtres. Une a été descellée et, pendant que les nord Africains essayaient de descendre à l’extérieur, les services de sécurité sont intervenus et les ont bloqués avant qu’ils puissent rejoindre la clôture qui délimite le CPA à l’intérieur de l’aéroport militaire de Elmas [Cagliari]. »
da ANSA

Trapani : « Vers 3 heures du matin, les 43 immigrés en situation irrégulière détenus au centre d’identification et d’expulsion (CIE) de Trapani ont tenté une évasion de masse après être descendus d’une fenêtre du 2ème étage de la structure et avoir forcé la grille. L’intervention des agents a permis de bloquer et retrouver dans les alentours la majeure partie des immigrés et seuls 15 d’entre eux restent pour le moment introuvables. Lors de la tentative d’évasion, quelques immigrés pourraient avoir été blessés, comme c’est arrivé pour l’un d’entre eux qui a eu la jambe cassée en se lançant de la fenêtre du centre. L’homme se trouve actuellement hospitalisé et pourrait être incarcéré parce qu’il serait retenu avec 6 autres personnes comme responsables des dommages occasionnés par la tentative d’évasion. Sur la position de ces citoyens étrangers la préfecture de Trapani est en attente de la décision du magistrat. Le 14 juillet dernier, une autre tentative de fugue a été bloquée par les agents en service dans le CIE et en était résulté un affrontement qui s’est conclu par l’arrestation de 4 immigrés. Peu de jours avant le ministère de l’intérieur avait annoncé que le centre de rétention “Serraino Vulpitta” serait fermé avant la fin 2010 et remplacé par une nouvelle structure actuellement en construction aux portes de Trapani. Le centre de Trapani (un vieux bâtiment de 2 étages qui un temps abritait un centre pour personnes âgées et qui a une capacité maximale de 43 "retenus") avait été noté avec celui de Lamezia Terme comme le pire du rapport fait par l’organisation humanitaire "Médecins sans frontières". Alessandra Tramontano, coordinatrice médicale de Msf en Italie, en février dernier affirmait que "parmi les CIE, Trapani et Lamezia Terme devrait être fermés immédiatement parce qu’ils sont totalement inadéquats pour garder des personnes dans des conditions vivables »

Traduit de l’italien de macerie @ Agosto 19, 2010

Vidéosurveillance à Paris : attribution du marché public

Le marché public de la vidéosurveillance à paris a été attribué le 8 juillet 2010.

Les bénéficiaires sont :
- INEO (groupe GDF SUEZ)
- CITELUM (groupe VEOLIA
)

Le tout pour une belle cagnote de 155 980 602 € TTC. (source Indy Paris)

A vos marques...Prêts ?..

FEU A VOLONTE !

jeudi 19 août 2010

Solidarité avec les compagnons séquestrés par l'Etat chilien





Sur ce blog sont recensés textes et infos sur le Caso Bombas, et les arrestations de 14 compagnons chiliens accusés d' "association illégale terroriste".

http://libertadalos14a.blogspot.com/

Paris : trois policiers blessés à coups de barres de fer

Trois policiers blessés à coups de barres de fer à Paris

Trois policiers ont été blessés lundi lors d’une interpellation, à Paris (XIXe), a-t-on appris mercredi de source policière et auprès d’un syndicat de police qui a dénoncé une «lâche agression».

Dans un communiqué, Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a déclaré mercredi que, «après les policiers agressés à Corbeil-Essonnes», ce «sont les policiers de Paris intra muros» qui ont été «victimes d’agressions à coups de barre de fer».

Lundi, en fin d’après-midi, selon lui, dans le XIXe arrondissement de Paris, «une vingtaine d’individus virulents, dont deux armés de barres de fer, ont tenté d’empêcher l’interpellation d’un individu détenteur de produits stupéfiants».

Les policiers ont «reçu de multiples coups au visage et aux mains» et l’un, blessé notamment au visage, a obtenu une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours.

Ces faits ont été confirmés de source policière qui a précisé qu’un auteur présumé des coups a été interpellé depuis et placé en garde à vue.

Alliance, dans son communiqué, «dénonce une nouvelle fois avec vigueur ces lâches agressions, de plus en plus violentes, qui se multiplient jour après jour». «Les pouvoirs publics et les élus (…) doivent (en) prendre conscience pour y apporter des solutions radicales», ajoute-t-il.

Quatre jeunes hommes ont été interpellés lundi aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) puis déférés mercredi matin devant la justice pour leur implication présumée dans des violences contre des policiers.

(Source AFP)

Prison ferme après la fronde anti-keufs aux Tarterêts

18.08.2010

Les sanctions ne se seront pas fait attendre, après les incidents qui ont opposé des policiers à des jeunes, la semaine dernière à Corbeil-Essonnes. Karim, 20 ans, a été reconnu coupable d’avoir frappé un policier et de lui avoir arraché son casque.

Il écope d’un an de prison dont 7 mois ferme. Mehdi, 18 ans, est condamné à 3 mois ferme pour des injures et des doigts d’honneur à l’encontre des forces de l’ordre.

«Ils voulaient nous massacrer»

Mercredi soir, le tribunal correctionnel d’Evry a condamné ces deux hommes à la suite des violentes échauffourées ayant jeunes et forces de l’ordre jeudi dernier, dans la cité sensible des Tarterêts. Cinq fonctionnaires avaient été blessés. L’un d’eux avait eu le doigt cassé par un coup de marteau. «Ils voulaient en découdre, ils voulaient nous massacrer», a rapporté ce policier, au bord des larmes, devant le tribunal.

Après ces émeutes, deux autres jeunes, dont l’auteur présumé du coup de marteau, ont également été interpellés. Mineurs, ils étaient présentés mercredi soir au juge des enfants en vue d’une mise en examen.

De lourdes peines selon la défense

L'un des deux avocats de la défense, Me Laurent Caruso, a fait état d'un «climat anormalement tendu» et d'une «décision mi-figue mi-raisin» : «J'ai déjà vu des sanctions bien moindres sur ce type de faits».

Le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Claude Borel-Garin, a souligné qu'il ne s'attendait pas à des peines plus lourdes. «En 36 ans, c'est la deuxième fois que je vois un policier aussi meurtri par une agression», a-t-il encore commenté.

leparisien.fr

mardi 17 août 2010

Chili : grosse opération anti-"terroriste" contre le mouvement anarchiste

16 août 2010, Brèves du désordre.

Samedi matin 14 août 2010, s’est déchaînée une grosse opération des services anti-"terroristes" (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) contre le mouvement anarchiste et anti-autoritaire. Cela faisaient des mois que les médias et les politiciens de droite comme de gauche battaient le rappel contre le mouvement.

Officiellement, cette longue série de perquisitions et arrestations menées par le procureur spécial Alejandro Peña (qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes) visait les auteurs présumés de 23 de ces attaques incendiaires et explosives revendiquées à Santiago ces derniers mois ("Caso Bombas" comme pouvoir et médias nomment cette enquête). Lors de la conférence de presse qui a suivi, le procureur a avancé comme "preuves" déterminante d’imaginaires traces de TNT sur les mains et vêtements (ils sont forts dans les labos chiliens !) de trois des quatorze arrêtés, ce qui impliquerait six d’entre eux dans les attaques.

Les deux premières perquisitions à Santiago se sont déroulées au squat La Crota (situé Santa Isabel #380), où 6 personnes ont été arrêtées. Ce fut aussi le tour en même temps du Centre social occupé Sacco y Vanzetti (situé Santo Domingo #2423).
A la même heure ont été perquisitionnés deux appartements à Cerro La Virgen (Valparaíso), mais aussi le Centre social Jonny Cariqueo de Pudahuel (El Cobre #8793), en banlieue de Santiago.
Parmi les arrêtés, outre plusieurs compagnons anarchistes bien connus, on retrouve plusieurs ex-Lautaristas (du groupe de lutte armée post-mao Mapu Lautaro, dissous dans les années 90). Les 14 arrêtés ont été transférés pour la plupart au 33e commissariat de Ñuñoa avant d’être conduits devant la 11e Juzgado de Garantía de Santiago. Les accusations vont d’association terroriste ("Asociación ilícita terrorista") à attaques explosives ("Colocación de Artefacto explosivo").

Cette opération très démocratique (1), est un coup spectaculaire orchestré contre une partie du mouvement anarchiste à grand renforts de médias, comme on l’a déjà vu dans d’autres pays ces dernières années (Grèce, Italie, Espagne). Mais qui y-t-il d’incroyable, pourtant, que face à une multiplication d’attaques en tous genre et dans un contexte chilien de guerre sociale intense, l’Etat, cherchant des coupables, va comme d’habitude les chercher chez les parties du mouvement les plus visibles (squats et ex-de la lutte armée) et surtout les plus déterminées et cohérentes dans leurs idées ?
C’est maintenant aussi à la solidarité de briser leur isolement provisoire, et de démontrer que la lutte continue avec feu, joie et explosions... de rage.

Aucunes perquisitions ni arrestations n’arrêteront la guerre sociale !

(1). Et non pas proto-fasciste comme le proclament les pleureuses habituelles (dont ce texte repris par Jura Libertaire qui parle de "Gestapo" et "pinochettisme", tout en autocentrant la répression sur... les médias alternatifs !!).

Les arrêtés seraient :

Pablo Morales Furiman : Ex lautarista. Arrêté au squat La Crota.
Rodolfo Retamales Leiva : Ex lautarista.
Omar Hermosilla Marín
Andrea Urzúa Cid : Suspectée en 2008 d’avoir voulu faire entrer de la TNT dans la prison de haute sécurité, où se trouvaient incarcérés les ex-lautaristas Marcelo Villarroel et Freddy Fuentevilla (en préventive, accusés du braquage de la Banco Security en 2007, où un flic a trouvé la mort).
Felipe Guerra Guajardo
Cristian Cancino Carrasco
Carlos Riveros Luttgue
Camilo Pérez Tamayo
Iván Goldenberg González : Arrêté à Valparaíso. Les flics affirment que flingue que portait Mauricio Morales (jeune anarchiste qui a sauté avec sa bombe en 2007, voir Peste noire), était à Iván.
Candelaria Cortés-Monroy Infante
Francisco Solar Domínguez
Mónica Caballero Sepúlveda

Lxs otrxs 2 compas aún no se quienes son.

Italie : évasions à Milan, Brindisi & Gradisca pour le week-end du 15 août

Brindisi : « Une trentaine d’immigrés clandestins se sont évadés du centre de rétention de Restinco, aux portes de Brindisi, en franchissant le mur d’enceinte. Lors de leur fuite, certains se sont blessés aux jambes à cause de la hauteur du mur. En quelques heures, une vingtaine d’entre eux a été repris et ramenés au centre. La police cherche les autres. »

Gradisca : Quinze août en liberté pour un beau groupe de retenus du centre de rétention de Gradisca. Hier, une quarantaine des 130 enfermés se sont lancés contre les grilles du petit terrain de foot. Après avoir réussi à faire sauter les cadenas, près de 25 ont escaladé le mur d’enceinte pour s’évader. Quelques uns ont été repris immédiatement, d’autres ce matin, mais selon la préfecture de Gorizia, il manque encore 11 personnes. Il est difficile pour nous, dehors, d’imaginer comment ce centre après des années de révoltes, d’évasions et de répression féroce.
Écoutez ce qu’ont déclaré il y a quelques semaines des employés de Connecting People [coopérative qui cogère le centre] : le centre de Gradisca "est une prison à bas coût qui utilise une structure complètement inadaptée. (...) Depuis juillet 2009, nous avons subi 15 agressions, dans deux cas extrêmement graves, et la situation ne s’est pas améliorée depuis. Nous sommes obligés de travailler dans la terreur, dans une situation d’insécurité totale, avec les caméras de surveillance cassées et les détecteurs infra-rouges hors d’usage suite aux tentatives d’évasion à répétition. La plupart des protections en verre renforcé placées sur les caméras sont désormais en miettes, et ne sont plus remplacées ». Ca doit être un vrai désastre si même leurs collabos comme Giuseppe Scozzari, Mauro Maurino et Luigi Del Ciello commencent à se plaindre à vois haute ! Qui sait si quelqu’un ne décidera pas un jour de changer de boulot.

Milan : Hier soir, vers 1h30 du matin, une trentaine de retenus au moins de via Corelli sont montés sur le toit. Ils provenaient des trois sections, y compris la B, soit la section femmes qui avait été vidée pour être immédiatement re-remplie d’hommes à peine débarqués sur les côtes italiennes. Parmi tous ceux qui sont montés sur le toit, seuls quatre ont tenté concrètement de s’évader, et un seul a réussi à sauter le dernier mur puis à courir : les trois autres ont été repris à l’intérieur du centre. Quant à ceux qui sont restés sur le toit, ça a été un massacre : "comme lors du G8 à Gênes" disent-ils. Les flics ont descendu les gens du toit et les ont frappés à coups de matraque sur la tête et au visage. Ils se sont déchaînés contre ceux qui tombaient à terre : trois ne réussissent plus à se relever, dans le coma à force de coups. Ils sont encore à l’hôpital. Selon la Préfecture, il y a 18 mis en examen pour cette révolte.

Traduit de l’italien de macerie, Agosto 16, 2010.

dimanche 15 août 2010

EDF, la relance du nucléaire..

Luke MacGregor / Reuters

Pendant plus de 20 ans, les Français ont bénéficié de tarifs de l'électricité relativement bas.

Le gouvernement a annoncé mardi la hausse de 3,4% des tarifs de l'électricité. En pleine crise du pouvoir d'achat, les associations de consommateurs protestent. Eclairage.

Qui est concerné par la hausse ?

Tout le monde sans exception. Les particuliers déjà vont voir leurs tarifs augmenter de 3%. En moyenne, cette hausse devrait alourdir la facture de 0,5 euro à 4 euros par mois (en cas de chauffage électrique). Les particuliers ne sont pas les seuls concernés. Les artisans et professions libérales verront leur note progresser de 4%. Celle des entreprises dépendra de la taille de ces dernières. Pour les petites entreprises, les quelque 300.000 PME et PMI assujetties au tarif jaune, la hausse sera de 4,5%, quand pour les grands industriels elle atteindra 5,5%. Pour les sociétés bénéficiant du "Tartam", le fameux tarif transitoire permettant à ceux qui ont choisi le marché de revenir aux tarifs régulés, la hausse sera de 0,6 %.

Comment expliquer cette hausse ?

Officiellement, la raison est assez simple. Pendant plus de 20 ans, les Français ont bénéficié de tarifs de l'électricité relativement bas. Et ce grâce à l'énergie nucléaire, beaucoup moins chère à produire. Cela ne posait pas de problème tant que les centrales fonctionnaient sans d'importants besoins en investissements. Mais depuis quelques années, le parc nucléaire français est en train de dépérir. Les centrales notamment ne produisent désormais qu'à 75% de leurs facultés. Cela fait donc un certain temps qu'EDF plaide pour une augmentation des tarifs. Selon le fournisseur historique, les prix pratiqués aujourd'hui en France seraient insuffisants pour payer ses investissements. Un avis partagé d'ailleurs par la plupart des économistes qui estiment que "le prix de détail en France est aujourd'hui bien inférieur au coût de développement mais surtout au coût économique complet," expliquait récemment Elie Cohen, du CNRS, à L'Expansion.com. EDF estime ainsi que pour prolonger la durée de vie des centrales il aura besoin de 24 milliards d'euros dans les prochaines années. Rien que cette année, le groupe prévoit de dépenser 8 milliards pour ses centrales, soit une augmentation de 15% par rapport à l'année dernière.

vendredi 13 août 2010

[Brochure] Réflexions sur l’individualisme (Manuel Devaldès)


"Ne pouvons-nous, individus, remplacer l’État par nos libres associations ? A la loi générale, collective, ne pouvons-nous substituer nos conventions mutuelles, révocables dès qu’elles sont une entrave à notre bien-être ? Avons-nous besoin des patries parcellaires qu’ont faites nos maîtres, alors que nous en avons une plus vaste : la Terre ? Et ainsi de suite. Autant de questions que le libre examen de l’individualiste résout justement à l’avantage de l’individu. Sans doute, ceux qui vivent du mensonge, qui règnent par l’hypocrisie, les maîtres et leur domesticité de prêtres et de politiciens, peuvent être d’un avis différent parce que leur petit, très petit intérêt les y invite."

Ce texte de Manuel Devaldès (1875 - 1956) fut publié en Janvier 1936 dans le N° 157 de La Brochure Mensuelle. Il est maintenant disponible chez Ravage Éditions en brochure à imprimer/diffuser.

Violences à Saint-Aignan: 4 mois de prison pour Daniel Duquenet

Le Parisien 13.08.2010

Daniel Duquenet, frère de Miguel, le conducteur qui accompagnait Luigi, le gitan tué par balle par un gendarme dans le Loir-et-Cher le 17 juillet, a été condamné jeudi à quatre mois de prison pour son implication dans les dégradations commises à Saint-Aignan.

Le parquet avait réclamé 18 mois d'emprisonnement, considérant que c'est «un meneur qui doit assumer sa part de responsabilité».

Daniel Duquenet a reconnu avoir été présent à Saint-Aignan et raconté que la délégation de gens du voyage ne voulait pas créer d'incidents, juste demander des explications. Mais les choses ont dégénéré parce que le dialogue n'a pas pu s'établir. Il a indiqué ne pas avoir commis de dégradations, seulement avoir achevé de couper un arbre avec une tronçonneuse trouvée au pied.

Le parquet de Blois a ouvert deux enquêtes judiciaires parallèles sur le décès du jeune homme de 22 ans, tué par un gendarme à un contrôle routier dans le Loir-et-Cher, dans la nuit du 16 au 17 juillet, et sur les risques encourus par les gendarmes avant les tirs. Ces derniers assurent que le véhicule a refusé de s'arrêter et leur a foncé dessus par deux fois, ce qui a poussé l'un d'eux à ouvrir le feu.

Le décès de Luigi a suscité la colère de la communauté gitane installée depuis des décennies dans le Loir-et-Cher.

Le dimanche 18 juillet, des hommes armés de haches, certains cagoulés, ont attaqué la gendarmerie de Saint-Aignan et saccagé les arbres du village.

Le tribunal de Blois a déjà condamné deux hommes pour ces dégradations, l'un à 10 mois de prison ferme, l'autre à 4 mois avec sursis. Un mineur de 17 ans a été mis en examen et laissé en liberté sous contrôle judiciaire pour les mêmes faits, tandis qu'un autre prévenu a été relaxé.

Essonne : des policiers blessés dans la cité des Tarterêts

13.08.2010

Cinq policiers ont été blessés par des jets de pavés et des coups de marteau, jeudi soir dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne).

D'après les premiers éléments disponibles, une patrouille de police a voulu contrôler un homme aux alentours de 22 heures. Celui-ci a alors sorti un marteau, et frappé les agents.
Il a ensuite appelé en renfort plusieurs personnes, qui ont lancé des pavés sur les policiers.

Les cinq policiers ont été transportés à l'hôpital.

L'auteur des coups de marteau et les lanceurs de pavés ont pris la fuite.

**
Policiers blessés aux Tarterêts : «Un probable guet-apens»

LeParisien 13.08.2010

Une patrouille de police a été agressée dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes jeudi soir alors qu'elle contrôlait un homme. Celui-ci a sorti un marteau et frappé les agents, avant d'appeler plusieurs personnes qui ont lancé des pavés sur les fonctionnaires. Les cinq policiers blessés sont sortis dans la nuit de l'hôpital.
Quant à l'auteur des coups de marteau, il est parvenu à prendre la fuite.

Pour le syndicat de police Alliance, les fonctionnaires ont été victimes d'un «probable guet-apens». «Alors que les policiers étaient en patrouille dans le quartier sensible des Tarterêts, ils étaient copieusement insultés par une quinzaine d'individus. Encerclés par la suite, par une soixantaine d'individus, en plusieurs groupes très agressifs, embusqués et visiblement préparés à cette confrontation et le visage dissimulé par des foulards ou des vêtements, les policiers essuient des jets de pavés et de divers projectiles», écrit le syndicat.

«Ils sont obligés, pour se dégager, de riposter par des jets de grenades lacrymogènes et des tirs de flash-ball. (...) plusieurs auteurs de coups, très défavorablement connus des services de police, ont été identifiés», continue Alliance.

Il y a eu préméditation, selon le syndicat, qui souligne que, «quelques instants auparavant, les pompiers avaient été appelés pour un feu de véhicule imaginaire dans le même secteur».

Doigt cassé et coup de pied dans le ventre

Alliance se dit préoccupé «devant la généralisation de cette violence et de cette volonté manifeste de blesser gravement, voire même de tuer des policiers».

Selon une source proche de l'enquête, la patrouille de police agressée aux Tarterêts a voulu contrôler vers 22 heures un homme quand ce dernier a alors sorti un marteau et frappé les agents. Il a ensuite appelé en renfort plusieurs personnes qui ont lancé des pavés sur les policiers. Tous ont pu prendre la fuite.

Brice Hortefeux espère de lourdes sanctions

L'un des cinq policiers sortis dans la nuit a eu le doigt cassé, en voulant se protéger la tête d'un coup de marteau, après avoir perdu son casque. Parmi ces cinq policiers, se trouvait une femme, qui a reçu un violent coup de pied dans le ventre.

Des effectifs de police ont sécurisé le quartier dans la nuit. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux qui s'exprimait devant la presse à Gerzat (Puy-de-Dôme) a qualifié cette agression d'«acte inadmissible». «Cinq des agresseurs ont déjà été identifiés», et leur interpellation devrait suivre selon le ministre. «J'espère que les sanctions seront lourdes», a-t-il ajouté.

Irlande - Des agents de sécurité privée et la police anti-émeute en renfort dans des hôpitaux psychiatriques

Belfast Telegraph 12 August 2010

Des policiers anti-émeute dans des hôpitaux psychiatriques irlandais.
La nouvelle est tombée dans un communiqué inquiétant qui révèle que des centaines d'infirmières psychiatriques ont du partir en retraite forcée à cause de l'augmentation de la violence, du stress et de diminution des effectifs.
...
Le rapport révèle également que des hôpitaux ont du faire appel à des gardiens anti-émeutes pour faire face à de violentes perturbations. Toutefois, il ne précise pas où [ni pourquoi!] ces incidents sont survenus.
Des agences de sécurité privées ont été utilisées à Ennis, à l'établissement St Ita's de Portrane, St Brendan's à Dublin et dans les l'hôpitaux de Naas.
A Tallaght, un patient âgé a été poignardé et il y a eu 51 attaques contre le personnel soignant à St Brendan's durant la première moitié de l'année.
Des gardes en tenue anti-émeutes ont été appelés pour renforcer les mesures de sécurité. A Ennis, un patient est même surveillé 24 heures sur 24.
La semaine dernière, un patient a mis le feu à une unité de l'hôpital de Tallaght, causant des brûlures et des malaises (dus à la fumée) à deux infirmières, selon Des Kavanagh, secrétaire général de PNA (Pyschiatric Nurses Association).
Entre 2008 et 2009, il y a eu une augmentation de 20% des suicides, passant de 424 à 527, ce qui met les services psychiatriques sous la pression.
Au total, 11 966 personnes ont du être placées aux urgences pour auto-mutilation. Parmi elles, 2500 s'étaient déjà auto-mutilées auparavant.

Plan anti-braquages : Brice Hortefeux déploie des hélicoptères spéciaux

Le Parisien 12.08.2010

Brice Hortefeux sort la lourde artillerie. Pour lutter contre les vols à mains armées, le ministre de l'Intérieur a décidé de mettre à disposition des forces de police des hélicoptères très spéciaux, des C135, équipés de caméras thermiques capables de filmer les fuyards dans leur voiture et de lire leur plaque d'immatriculation.
Ces appareils peuvent aussi voler à une altitude et une distance qui permettent de ne pas être entendus au sol.

Le ministre, qui était en déplacement à Lyon, a également annoncé la création d'un «fichier sériel», conçu pour les actes de délinquance graves tels que les braquages. Ce fichier, «qui ne comprendra aucun élément d'identité», ne recensera «que les profils et les modes opératoires» des délits concernés. Il servira aux policiers pour effectuer des rapprochements entre des affaires.

Baisse du nombre de vols à mains armées en 2009

Quant au système de lecture automatisée des plaques minéralogiques, le «Lapi», déjà en cours d'expérimentation depuis mars 2007, il devrait être également généralisé. Au 4 septembre, le Lapi a permis de lire, de jour comme de nuit, 5,5 millions de plaques, de retrouver 450 véhicules et de réaliser «340 interpellations», a détaillé Brice Hortefeux.

Côté chiffres, le ministre s'est félicité de la baisse du nombre de vols à mains armées en 2009 avec une régression de près de 9 % par rapport à 2008. Au premier semestre de 2010, ces infractions ont décliné de 16% comparé au même semestre de l'année dernière.

jeudi 12 août 2010

East Point (Géorgie, USA) - 30 000 personnes pour 655 logements sociaux...

Lefigaro, 12/08/2010

Les autorités ne s'y attendaient pas: des dizaines de milliers personnes se sont pressées à East Point, en Géorgie, afin d'obtenir un formulaire de candidature pour un logement social. Dans la foule, difficile à contrôler, des rixes ont éclaté et plusieurs personnes ont été blessées.

«La première chose que je me suis demandé en voyant la scène, c'est si nous étions vraiment en Amérique», commente le reporter Ron Mott, incrédule, sur NBC. 30.000 personnes pressées les unes contre les autres, les bras tendus vers quelques policiers distribuant des feuilles, dans une atmosphère électrique… C'est ce qui s'est passé mercredi à East Point, une ville de Géorgie de 40.000 habitants, où le taux de chômage s'élève à 10,8%, soit 1,3 point de plus que la moyenne américaine. Sur ces feuilles de papier convoitées, un formulaire à remplir, pour espérer obtenir un jour un logement social.

Pour la première fois depuis 2002, il était à nouveau possible, mercredi, de se porter candidat pour être placé sur liste d'attente. En tout, la ville ne compte que 655 logements sociaux, tous occupés actuellement. L'ancienne liste d'attente s'étant épuisée au fil des années, les autorités ont décidé d'en ouvrir une nouvelle.

Elles avaient toutefois largement sous-estimé la demande, puisqu'elles n'attendaient la venue que de 10.000 personnes. Les premiers sont arrivés dès lundi, soit deux jours avant la distribution et ont dormi sur place, certains à même le sol. Des candidats sont venus de toute la région et parfois même d'autres Etats. Mardi soir, plusieurs centaines de personnes faisaient déjà la queue, malgré les conseils des fonctionnaires, qui leur ont assuré que tout le monde aurait un formulaire, quelle que soit l'heure d'arrivée.

20 personnes hospitalisées

Le lendemain matin, la foule était si importante que la police a commencé à patrouiller dans des équipements anti-émeute. Les candidats sont souvent venus en famille, et bientôt, 30.000 personnes se pressaient aux portes du centre pour obtenir un formulaire.

La foule, difficile à contrôler, est devenue très nerveuse quand les portes, censées s'ouvrir à 9h, sont restées closes. Des rixes ont éclaté, ainsi que quelques mouvements de foule. Au final, 62 personnes ont nécessité des soins médicaux, généralement à cause de la foule, de la forte chaleur ou encore parce qu'ils n'avaient pas pris leurs traitements médicaux habituels. Parmi eux, 20 ont dû être hospitalisés. Un enfant a même été piétiné, sans conséquences graves.

Les portes du centre n'ont jamais ouvert, mais la police a fini par distribuer les formulaires dans la rue. 13.000 fiches ont été données en tout. Selon Kim Lemish, directrice de l'autorité du logement d'East Point, toutes les personnes venues avant l'heure de clôture sont reparties avec le document. Mais elle a admis que la plupart d'entre elles n'obtiendraient pas de logement avant plusieurs années.

Les candidats ont jusqu'à la fin du mois pour renvoyer le formulaire. A l'avenir, un système sera mis en place pour leur permettre de postuler par voie électronique.

Perpignan - Policiers roués de coups: un mois ferme

AFP 12/08/2010

Deux jeunes hommes ont été condamnés aujourd'hui à 6 et 5 mois de prison, dont un mois ferme chacun, pour leur implication dans des violences contre des policiers, roués de coups lundi après avoir été pris à partie par des dizaines d'habitants d'une cité sensible de Perpignan.

Les deux prévenus, âgés de 21 et 25 ans, ainsi qu'une jeune femme de 25 ans, répondaient devant le tribunal correctionnel de Perpignan d'outrage, rébellion et violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique, après une intervention policière de routine qui a mal tourné lundi soir dans la cité Diaz.

La jeune femme a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis. Les deux jeunes hommes sont repartis libres du tribunal, aucun mandat de dépôt n'ayant été délivré contre eux.

mardi 10 août 2010

Grenoble, la Villeneuve: nouveau coup de pression de l'Etat

Nouvelle opération de police à Grenoble : six personnes en garde à vue

Le Parisien 10.08.2010

Une opération de police a démarré très tôt ce mardi matin dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, qui a été le théâtre de violences urbaines en juillet dernier. Six hommes, âgés de 19 à 21 ans et dont les identités ne sont pas connues, ont été interpellés et placés en garde en vue à l'hôtel de police de Grenoble dans le cadre de l'enquête sur les récentes violences urbaines, a précisé la police.

La police criminelle, le GIPN et des CRS ont pris part à cette opération.
Un peu avant 7 heures du matin, sept cars de CRS étaient arrivés dans le quartier de la Villeneuve, où quatre hommes avaient été interpellés avant d'être remis en liberté, le 5 août, dans le cadre de l'enquête sur un vol à main armée du casino d'Uriage (Isèrer) et les fusillades qui avaient suivi.

L'opération s'est poursuivi avec des perquisitions dans des appartements de ce quartier de grands ensembles, et s'est terminée vers 8h30. C'est la deuxième fois en moins d'une semaine que le quartier de la Villeneuve à Grenoble est le cadre d'une opération de police d'envergure.

Un quartier toujours sous haute surveillance

Depuis que des braqueurs s'en sont pris au casino d'Uriage-les-Bains (Isère), ce quartier populaire de la Villeneuve est toujours sous haute tension. Lors de la course-poursuite qui avait suivi le braquage, l'un des malfaiteurs, Karim Boudouda, 27 ans, a été mortellement blessé. Trois nuits de violents incidents avaient marqué la cité où il résidait. Entre «50 et 60 voitures» avaient été brûlées et les policiers avaient essuyé des tirs. Depuis dans la cité, un important dispositif policier a été mis en place.

Une première opération de police avait eu lieu le 4 août, à la veille d'une visite du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux qui avait effectué plusieurs déplacements dans le quartier. Quatre hommes, dont deux mineurs, avaient là aussi été placés en garde en vue dans le cadre de l'enquête sur le braquage du casino d'Uriage.

La Ciotat (Var): prétextant avoir soif, il s'évade du commissariat

Le Parisien 10.08.2010

Un jeune homme, en garde à vue lundi soir au commissariat de la Ciotat (Bouches-du-Rhône), a réussi à s'évader en profitant d'un moment d'inattention de ses gardiens.

Vers 22h30, le jeune homme de 18 ans, originaire de Brignoles (Var), avait été placé en garde à vue pour vol aggravé en attente d'une éventuelle présentation au parquet de Marseille.

Prétextant avoir très soif, il a profité d'un moment d'inattention des gardiens qui l'avaient extrait de sa cellule.
Le jeune homme a alors très rapidement pris la fuite en sautant un mur. Il n'avait toujours pas été interpellé mardi matin, a-t-on précisé de même source.

Les investigations ont été confiées à la brigade des recherches et mandats (BRM) de la sûreté départementale, une unité spécialisée dans la recherche

dimanche 8 août 2010

Nogent (Val-de-Marne) - Un tunnel de l'A86 fermé suite à un acte de vandalisme

Le Parisien 08.08.2010

Le tunnel de l'A86 situé sous le pont de Nogent (Val-de-Marne), est fermé depuis samedi soir dans les deux sens suite à des dégradations commises sur le circuit électrique du tunnel.

Un acte de vandalisme, peut-être une tentative de vol, commis samedi vers 3 heures du matin sur des câbles électriques a rendu inopérants le système de vidéosurveillance, l'éclairage et les panneaux d'informations du tunnel, explique le Centre régional d'informations routières.

Le tunnel a été fermé à partir de 14h25 dans le sens sud-nord, puis dans les deux sens vers 22h20.

Les réparations, en cours dimanche matin, devraient prendre plusieurs heures.

Russie : une nouvelle centrale nucléaire menacée par le feu

Le Parisien 08.08.2010

La centrale nucléaire de Snejinsk est encerclée par les flammes à 1 500km à l'est de Moscou dans la région de l'Oural dont la chaîne montagneuse marque la limite géographique entre l’Europe et l’Asie. Le feu serait assez proche des installations : le ministre russe des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, a indiqué dimanche soir qu'il ne restait que 7 hectares à éteindre.

Reprenant les consignes données samedi aux soldats du feu de la région de Moscou, le ministère a demandé dimanche à ses services de travailler 24 heures sur 24. «Il vous reste sept hectares, ce n'est pas une surface énorme, j'espère que vous arriverez à éteindre ce foyer», a-t-il lancé au cours d'une réunion avec les régions touchées par les feux de forêts retransmise en directe par la chaîne Rossia 24. Snejinsk abrite également un centre de recherche nucléaire important.

Ce n'est pas une première. Il y a quelques jours, des incendies encerclaient les trois réacteurs de la plus centrale nucléaire de Novovoronej, en fonction depuis 1957 dans la région de Nijni-Novgorod. Les autorités avaient signalés mercredi que les feux étaient sous contrôle.

Centre de Sarov : «Il n'y a plus de foyers de feux»

Quant au site Arzamas 16, à 60 km de la ville de Sarov, qui abrite depuis 1946 un centre d'expérimentations et d'activités nucléaires, «il n'y a plus de foyers de feux», a déclaré dimanche un responsable du ministère dans la région. Mercredi, les flammes n'étaient qu'à 4km des installations.

Les autorités, après avoir affirmé plusieurs fois qu'il n'y avait aucun risque à Sarov, ont indiqué en définitive que tous les matériaux radioactifs avaient été évacués du centre au début de la semaine. Néanmoins 500 hommes avaient été dépêchés vendredi pour abattre les arbres. L'armée avait également creusé un canal pour empêcher les flammes de progresser.

L'association écologiste Robin des Bois craint que ce centre soit devenu «un site de stockage de plutonium, d'uranium enrichi, d'assemblage et de désassemblage de bombes nucléaires et sans aucun doute aussi de dépotoir de déchets».