samedi 26 décembre 2009

Argentine: révolte et répression à Ingeniero White (Bahia Blanca)


La patience se fout des promesses quand ce qui est réclamé est du domaine des nécessités, les apparences d'équité se brisent quand les demandes de consommation festive n'arrivent pas plus à s'illusionner, frustrées d'avance par l'impossibilité de la survie quotidienne.

Le capital n'a pas de limites. La contamination des eaux dans le port d'Ingeniero White affectent autant la santé de poissons que celle des humains, altérés chimiquement par le zinc et les métaux lourd dans les corps. La pêche artisanale se change en menace mortelle, lorsqu'elle s'offre comme aliment des familes et des voisins, et ainsi disparaît le plus vieux et le plus répandu des métiers parmis la population de White.
La survie devenant de plus en plus insupportable, et lorsque la mort devient l'unique alternative économique, les pêcheurs, après des mois de blocages des accès maritimes au port, ont dressé des barricades, brûlé des bureaux et des propriétés patronales et ont fait face aux centaines de policiers qui à coup de balles de gomme et de plomb, de gaz lacrymogènes, de patrouilleurs, de chasse à l'homme et de coups aux détenus, ont appliqué les ordres donné par les autorités politiques.
Dans la résistance d'aujourd'hui 64 personnes ont été arrêtées, parmis lesquels des pêcheurs et des voisins solidaires. Ce qui éclaircira sans doute dans la conscience les rôles sociaux, avec la propre clarté des intérêts matériels et du comportement dans les moments décisifs des conflits, a été de voir que la majorité des personnes arrêtées ont été attachées et frappées à l'intérieur de l'Église du village, après que le fidèle, lamentable et mortel Prêtre - tout de suite repenti avec de faux pleurs devant les insultes et les coups des familles des détenus - a ouvert la porte pour que les policiers commencent à chasser les ouvriers.
Les nuits de paix sont terminées dans les maisons affamées, dans les cellules solitaires, dans les environnements contaminés, dans les coeurs des opprimés qui crient à la haine contre les exploiteurs et leurs dispositifs.
Tant qu'il y aura de la misère, il y aura de la révolte.
Guerre sociale contre l'Etat et le capital.
Des anarchistes.